2026
Journal Articles
Crépel, Maxime; Ricci, Donato; Meunier, Axel; D’orléans, Thérèse; Goujon, Valentin
Promesses de démocratisation dans les récits médiatiques de l’IA générative Journal Article
In: Mots. Les langages du politique, 2026.
@article{Crépel2026,
title = {Promesses de démocratisation dans les récits médiatiques de l’IA générative},
author = {Maxime Crépel and Donato Ricci and Axel Meunier and Thérèse D’orléans and Valentin Goujon},
url = {https://sciencespo.hal.science/hal-05155826v1/document
https://sciencespo.hal.science/hal-05155826v1
http://journals.openedition.org/mots/36207},
doi = {/10.4000/15dw0},
year = {2026},
date = {2026-01-05},
urldate = {2026-01-05},
journal = {Mots. Les langages du politique},
abstract = {L’attention médiatique autour de l’intelligence artificielle (IA) s’est particulièrement accrue avec l’essor des modèles génératifs. Le déploiement de ces technologies s’est accompagné d’une promesse de démocratisation promue par les grandes entreprises du numérique, comprise comme un accès au plus grand nombre et un usage facilité aux technologies d’IA. Basée sur le test et l’expérimentation de ces outils par les utilisateurs et utilisatrices, cette version de la démocratisation ne risque-t-elle pas de mettre en danger la recherche de modes de gouvernance plus participative et démocratique de l’IA ? L’article étudie les récits médiatiques de l’IA générative. Ceux-ci rendent notamment compte de la tension entre expérimentation individuelle et gouvernance collective, et peuvent contribuer à l’émergence d’une voie intermédiaire pour redonner le pouvoir aux individus et aux collectifs afin de contrôler la forme et les impacts de ces technologies. Ce processus implique de transformer les expériences individuelles d’interaction avec l’IA en enjeux publics, permettant ainsi aux récits d’échecs et de succès d’alimenter une réflexion collective sur les conséquences et le contrôle de l’IA.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Bachelor Theses
ABDO, Maria-Theresa; BENEZECH, Antoine; BAKADOUR, Mohamed Nadir; BENICHOU-CHAFFANJON, Charles; BOIS, Alexandre; GROOTE, Hubert DE; LHAYANI, Samuel; MOREAU, Nicolas
Quelles régulations pour les stablecoins ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2026.
@bachelorthesis{ABDO2026,
title = {Quelles régulations pour les stablecoins ?},
author = {Maria-Theresa ABDO and Antoine BENEZECH and Mohamed Nadir BAKADOUR and Charles BENICHOU-CHAFFANJON and Alexandre BOIS and Hubert DE GROOTE and Samuel LHAYANI and Nicolas MOREAU},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo25/PC2-Stablecoins.pdf},
year = {2026},
date = {2026-03-01},
urldate = {2026-03-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Depuis le lancement du Bitcoin en 2009 et sa diffusion plus large à partir de 2011, le système financier international connaît une vague d’innovations de rupture fondées sur les
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.
Books
André, Solène; Vinasco-Alvarez, Diego
PEPR VDBI en action - Regards croisés Book
2026, (HAL Id: hal-05599880).
@book{André2026,
title = {PEPR VDBI en action - Regards croisés},
author = {Solène André and Diego Vinasco-Alvarez},
url = {https://hal.science/hal-05599880v1/file/regards_croises_VDEF.pdf
https://hal.science/hal-05599880v1},
year = {2026},
date = {2026-04-22},
organization = {PEPR Ville Durable et Bâtiment Innovant (VDBI)},
abstract = {Ce premier “Regards Croisés” est consacré à la restitution et à la valorisation des trois tables rondes qui se sont déroulées lors des Journées Scientifiques 2025 du PEPR. Ces sessions ont permis de réunir les chercheurs des projets financés dans le cadre de la phase 1 du programme avec leurs collectivités territoriales partenaires.
Nous espérons que ce document - de même que les autres productions du PEPR - seront, pour chacun, une ressource précieuse pour comprendre, s’inspirer et contribuer à la dynamique collective portée par le programme VDBI.
L’équipe du PEPR VDBI souhaite également adresser ses remerciements aux intervenants des tables-rondes et tout particulièrement à Laurent Meyer qui en assuré la préparation et l’animation.},
note = {HAL Id: hal-05599880},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {book}
}
Nous espérons que ce document - de même que les autres productions du PEPR - seront, pour chacun, une ressource précieuse pour comprendre, s’inspirer et contribuer à la dynamique collective portée par le programme VDBI.
L’équipe du PEPR VDBI souhaite également adresser ses remerciements aux intervenants des tables-rondes et tout particulièrement à Laurent Meyer qui en assuré la préparation et l’animation.
Bellon-Maurel, Véronique; Gauche, Karine; Enriquez, Martha-Lucia; Lyon-Caen, Nathalie
Appréhender l'agriculture numérique: 10 ans de recherche interdisciplinaire au sein de l’Institut #DigitAg Book
Quae, 2026, ISBN: 9782759242559.
@book{Bellon-Maurel2026,
title = {Appréhender l'agriculture numérique: 10 ans de recherche interdisciplinaire au sein de l’Institut #DigitAg},
author = {Véronique Bellon-Maurel and Karine Gauche and Martha-Lucia Enriquez and Nathalie Lyon-Caen},
url = {https://play.google.com/books/reader?id=5cfJEQAAQBAJ&pg=GBS.PA7&hl=fr},
doi = {/10.35690/978-2-7592-4255-9},
isbn = {9782759242559},
year = {2026},
date = {2026-03-19},
edition = {Quae},
abstract = {Pendant 10 ans (2017-2026), l’Institut Convergences #DigitAg a mené des recherches sur l’agriculture numérique, fruit de la transformation de l’agriculture par la digitalisation, et a réuni à cette occasion une communauté interdisciplinaire de chercheurs issus de divers organismes de recherche et d’enseignement supérieur français (INRAE, Cirad, Institut Agro, université de Montpellier, Inria, Acta, AgroParisTech).
Cet ouvrage décrit les outils et méthodes mis au point, couvrant toute la chaîne de la donnée : des capteurs aux images satellitaires, en passant par le traitement des données, l’intelligence artificielle ou les systèmes d’aide à la décision... Leurs usages pour le phénotypage, les élevages durables et la sécurité alimentaire y sont détaillés. L’ouvrage explore aussi les impacts de la digitalisation sur les pratiques des agriculteurs, les écosystèmes et les modèles agricoles en France et dans les Suds.
L’interdisciplinarité est ici au cœur de la réflexion : comment cette communauté a-t-elle réussi à faire converger des expertises variées ? Quel a été l’apport de cette approche pour repenser l’agriculture de demain ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage apporte des réponses concrètes, nourries par une décennie de recherche collaborative. Cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, et à toute personne intéressée par les avancées méthodologiques des sciences et technologies du numérique en agriculture.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {book}
}
Cet ouvrage décrit les outils et méthodes mis au point, couvrant toute la chaîne de la donnée : des capteurs aux images satellitaires, en passant par le traitement des données, l’intelligence artificielle ou les systèmes d’aide à la décision... Leurs usages pour le phénotypage, les élevages durables et la sécurité alimentaire y sont détaillés. L’ouvrage explore aussi les impacts de la digitalisation sur les pratiques des agriculteurs, les écosystèmes et les modèles agricoles en France et dans les Suds.
L’interdisciplinarité est ici au cœur de la réflexion : comment cette communauté a-t-elle réussi à faire converger des expertises variées ? Quel a été l’apport de cette approche pour repenser l’agriculture de demain ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage apporte des réponses concrètes, nourries par une décennie de recherche collaborative. Cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, et à toute personne intéressée par les avancées méthodologiques des sciences et technologies du numérique en agriculture.
PhD Theses
Louarn, Aubrée
Les ”Solutions fondées sur la Nature” à l’épreuve des espaces côtiers urbanisés : quelle(s) place(s) dans les stratégies d’adaptation aux risques d’érosion-submersion ? Une analyse géo-juridique PhD Thesis
Université de Brest, 2026, (HAL Id : tel-05592475 , version 2).
@phdthesis{Louarn2026,
title = {Les ”Solutions fondées sur la Nature” à l’épreuve des espaces côtiers urbanisés : quelle(s) place(s) dans les stratégies d’adaptation aux risques d’érosion-submersion ? Une analyse géo-juridique},
author = {Aubrée Louarn},
url = {https://hal.science/tel-05534604v1
https://theses.hal.science/tel-05592475v2
https://theses.hal.science/tel-05592475v2/file/These-2025-SML-Geographie-LOUARN_Aubree.pdf},
year = {2026},
date = {2026-04-15},
school = {Université de Brest},
abstract = {Cette thèse interroge la place que peuvent occuper les Solutions fondées sur la Nature (SFN) dans les espaces côtiers urbanisés, en tant qu’options d’adaptation aux risques d’érosion et de submersion dans un contexte d’élévation du niveau marin. En articulant géographie et droit, elle met en regard les dynamiques d’institutionnalisation du concept et celles de son opérationnalisation sur le terrain. L’analyse s’appuie sur l’étude du cadrage juridique européen des SFN et sur trois cas méditerranéens (Benidorm, Torreilles et Monaco), complétés par une enquête qualitative à Tanger (Maroc). Ces études de cas permettent d’apprécier comment les territoires côtiers s’approprient (ou non) et traduisent à l'échelle locale les instruments de promotion des SFN élaborés à des échelles supranationales. Les résultats montrent que les espaces côtiers urbanisés demeurent les grands absents du cadrage juridique des SFN. L’artificialisation du trait de côte et la pression foncière sur les fronts de mer urbains constituent des freins majeurs à leur mise en oeuvre. Dans ces contextes, les SFN tendent davantage à compléter les dispositifs existants qu’à transformer les modes de gestion du littoral. },
note = {HAL Id : tel-05592475 , version 2},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Workshops
Webinaire TRACCS Avril 2026 : Cartographie des recherches sur l’adaptation au changement climatique depuis le début du XXIe siècle Workshop
programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) exploratoire TRACCS – TRAnsformer la modélisation du Climat pour les services ClimatiqueS 2026.
@workshop{nokey,
title = {Webinaire TRACCS Avril 2026 : Cartographie des recherches sur l’adaptation au changement climatique depuis le début du XXIe siècle},
url = {https://pepr-traccs.fr/webinaire-traccs-avril-2026/},
year = {2026},
date = {2026-04-24},
institution = {France 2030},
organization = {programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) exploratoire TRACCS – TRAnsformer la modélisation du Climat pour les services ClimatiqueS},
abstract = {Découvrez webinaire d’avril 2026 du programme de recherche TRACCS « Cartographie des recherches sur l’adaptation au changement climatique depuis le début du XXIe siècle », présenté par Lionel Villard (responsable de la plateforme Cortext du Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés – LISIS).
Depuis l’an 2000, quelles évolutions peut-on observer dans les thématiques de recherche portant sur l’adaptation aux impacts du changement climatique ? Quels organismes de recherche et quelles universités mènent des travaux dans ce domaine, tant à l’échelle mondiale qu’en France ? Ces questions sont abordées à travers un tableau de bord interactif et une analyse développés par l’infrastructure de recherche de la plateforme Cortext (https://www.cortext.net/) et financés par la Fondation de l’Université Gustave Eiffel (https://www.univ-gustave-eiffel.fr/luniversite/nous-soutenir/la-fondation).
Cet outil, fondé sur des méthodes d’intelligence artificielle, permet d’explorer les organismes de recherche, les thématiques, les pays et les villes impliqués dans la recherche sur l’adaptation au changement climatique à l’échelle mondiale et en France depuis le début du siècle. Ce travail s’inscrit dans le cadre du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC3), plus précisément de la mesure 46, qui vise à mobiliser et à animer les communautés de recherche autour des enjeux de l’adaptation et de la maladaptation au changement climatique. Les participant.e.s seront invité.e.s à découvrir une analyse originale des dynamiques scientifiques mondiales et des fronts émergents de la recherche française sur l’adaptation au changement climatique, et à échanger avec des membres des équipes scientifiques du LISIS (https://umr-lisis.fr/) et Cortext.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {workshop}
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Depuis l’an 2000, quelles évolutions peut-on observer dans les thématiques de recherche portant sur l’adaptation aux impacts du changement climatique ? Quels organismes de recherche et quelles universités mènent des travaux dans ce domaine, tant à l’échelle mondiale qu’en France ? Ces questions sont abordées à travers un tableau de bord interactif et une analyse développés par l’infrastructure de recherche de la plateforme Cortext (https://www.cortext.net/) et financés par la Fondation de l’Université Gustave Eiffel (https://www.univ-gustave-eiffel.fr/luniversite/nous-soutenir/la-fondation).
Cet outil, fondé sur des méthodes d’intelligence artificielle, permet d’explorer les organismes de recherche, les thématiques, les pays et les villes impliqués dans la recherche sur l’adaptation au changement climatique à l’échelle mondiale et en France depuis le début du siècle. Ce travail s’inscrit dans le cadre du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC3), plus précisément de la mesure 46, qui vise à mobiliser et à animer les communautés de recherche autour des enjeux de l’adaptation et de la maladaptation au changement climatique. Les participant.e.s seront invité.e.s à découvrir une analyse originale des dynamiques scientifiques mondiales et des fronts émergents de la recherche française sur l’adaptation au changement climatique, et à échanger avec des membres des équipes scientifiques du LISIS (https://umr-lisis.fr/) et Cortext.
2025
Journal Articles
Raimbault, Benjamin
Calculer les impacts environnementaux des activités industrielles - Surmonter les frictions et la critique par la science Journal Article
In: Statistique et société, 2025.
@article{Raimbault2025,
title = {Calculer les impacts environnementaux des activités industrielles - Surmonter les frictions et la critique par la science},
author = {Benjamin Raimbault},
url = {https://journals.openedition.org/statsoc/4199
https://journals.openedition.org/statsoc/pdf/4199},
doi = {/10.4000/15fd2},
year = {2025},
date = {2025-12-22},
journal = {Statistique et société},
abstract = {Cet article décrit comment des représentant·es d’une agence publique parviennent à produire un impact environnemental chiffré de produits de grande consommation à partir de méthodes d’Analyse de cycle de vie (ACV) développées initialement par et pour l’industrie. Ces méthodes font l’objet de controverse lorsqu’elles équipent un instrument d’action publique. Nous montrons que ces agents publics s’appuient sur la complexité et la scientificité des méthodes ACV pour surmonter les nombreuses frictions liées à l’hétérogénéité du contexte de production et aux contestations soulevées lorsque ces méthodes sont utilisées pour développer un affichage environnemental des produits alimentaires. Le travail de démarcation mené permet conjointement de remobiliser les acteur·ices des filières agricoles dans la production de calculs (remontée de données, accord sur les conventions de calcul) tout en transformant les critiques en ressources pour perfectionner les méthodes. Notre propos se fonde sur une enquête au long cours menée au sein d’un Groupement d’intérêt scientifique entre 2021 et aujourd’hui, incluant 19 entretiens avec les membres du groupe et l’observation d’une vingtaine de réunions.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Víquez, Sofia Guevara; Kotras, Baptiste
Urban politics of ordinary digital participation - From risk management to environmental mobilization in San José, Costa Rica Journal Article
In: Open edition journals, vol. 39-1/2, 2025.
@article{Víquez2025,
title = {Urban politics of ordinary digital participation - From risk management to environmental mobilization in San José, Costa Rica},
author = {Sofia Guevara Víquez and Baptiste Kotras},
url = {https://journals.openedition.org/netcom/9839},
doi = {/10.4000/1572p},
year = {2025},
date = {2025-11-29},
journal = {Open edition journals},
volume = {39-1/2},
abstract = {Based on long-term ethnographic and “chatnographic” fieldwork (2015-2024), this article examines the ordinary uses of digital technologies in urban risk management in San José, Costa Rica, focusing on residents’ communication practices via WhatsApp and Facebook around flooding of the Ocloro River. It analyzes how inhabitants mobilize mainstream digital tools to organize collectively in the face of environmental risks and to redefine their relationship with territory and public institutions. Our paper combines interviews, participant observation, and qualitative and quantitative analysis of 4,479 messages exchanged in a WhatsApp group created and managed by residents. The results highlight three main dynamics: (1) the infrapolitical self-organization of residents during emergencies; (2) the accountability—and at times contestation—of public authorities, made possible through the circulation of images, data, and digital traces; and (3) the gradual politicization of environmental issues, leading to collective mobilization for the protection of the river basin, beyond the immediate concern of flooding.
The study thus reveals a process of digital placemaking, in which social media become instruments for producing knowledge and governing territory “from below.” WhatsApp and Facebook—everyday, mainstream applications—are used for the production, archiving, and mobilization of lay knowledge in legal and political action. In the Latin American context, these ordinary digital practices contribute to reconfiguring urban governance and transforming citizen participation into a locally grounded form of environmental action.
===========
Politiser l'espace urbain par la participation numérique ordinaire De la gestion de risque à la mobilisation environnementale à San José, Costa Rica
Fondé sur une enquête ethnographique et « chatnographique » de long terme (2015-2024), cet article examine les usages ordinaires des technologies numériques dans la gestion des risques urbains à San José (Costa Rica), en se concentrant sur les pratiques de communication via WhatsApp et Facebook des habitant·es, autour des inondations du fleuve Ocloro. Il analyse la manière dont les habitants mobilisent des outils numériques grand public pour s’organiser face aux risques environnementaux et redéfinir leurs rapports au territoire et aux institutions. L’article combine entretiens, observations participantes et analyse qualitative et quantitative de 4 479 messages échangés sur un groupe WhatsApp créé et animé par les habitant·es. Les résultats montrent que ces usages numériques soutiennent trois dynamiques principales : (1) une auto-organisation infra-politique des habitants face aux urgences ; (2) une mise en responsabilité voire une contestation des autorités publiques, rendue possible par la circulation d’images, de données et de traces numériques ; (3) une politisation progressive des enjeux environnementaux, donnant lieu à une mobilisation collective pour la protection du bassin versant, au-delà du seul risque d’inondation. L’étude met ainsi en évidence un processus de digital placemaking, où les médias sociaux deviennent des instruments de connaissance et de gouvernement du territoire « par le bas ». WhatsApp et Facebook, applications grand public et utilisées au quotidien, sont mobilisées pour la production de savoirs profanes sur les risques, leur archivage et leur mobilisation dans des actions juridiques et politiques. Dans le contexte latino-américain, ces pratiques ordinaires du numérique contribuent à reconfigurer la gouvernance urbaine et à transformer la participation citoyenne en une forme d’action environnementale localement située.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
The study thus reveals a process of digital placemaking, in which social media become instruments for producing knowledge and governing territory “from below.” WhatsApp and Facebook—everyday, mainstream applications—are used for the production, archiving, and mobilization of lay knowledge in legal and political action. In the Latin American context, these ordinary digital practices contribute to reconfiguring urban governance and transforming citizen participation into a locally grounded form of environmental action.
===========
Politiser l'espace urbain par la participation numérique ordinaire De la gestion de risque à la mobilisation environnementale à San José, Costa Rica
Fondé sur une enquête ethnographique et « chatnographique » de long terme (2015-2024), cet article examine les usages ordinaires des technologies numériques dans la gestion des risques urbains à San José (Costa Rica), en se concentrant sur les pratiques de communication via WhatsApp et Facebook des habitant·es, autour des inondations du fleuve Ocloro. Il analyse la manière dont les habitants mobilisent des outils numériques grand public pour s’organiser face aux risques environnementaux et redéfinir leurs rapports au territoire et aux institutions. L’article combine entretiens, observations participantes et analyse qualitative et quantitative de 4 479 messages échangés sur un groupe WhatsApp créé et animé par les habitant·es. Les résultats montrent que ces usages numériques soutiennent trois dynamiques principales : (1) une auto-organisation infra-politique des habitants face aux urgences ; (2) une mise en responsabilité voire une contestation des autorités publiques, rendue possible par la circulation d’images, de données et de traces numériques ; (3) une politisation progressive des enjeux environnementaux, donnant lieu à une mobilisation collective pour la protection du bassin versant, au-delà du seul risque d’inondation. L’étude met ainsi en évidence un processus de digital placemaking, où les médias sociaux deviennent des instruments de connaissance et de gouvernement du territoire « par le bas ». WhatsApp et Facebook, applications grand public et utilisées au quotidien, sont mobilisées pour la production de savoirs profanes sur les risques, leur archivage et leur mobilisation dans des actions juridiques et politiques. Dans le contexte latino-américain, ces pratiques ordinaires du numérique contribuent à reconfigurer la gouvernance urbaine et à transformer la participation citoyenne en une forme d’action environnementale localement située.
Mallard, Alexandre
Comment la crise énergétique reconfigure les débats sur la sobriété. Une analyse des problématisations dans la presse nationale française. Journal Article
In: VertigO, 2025.
@article{Mallard2025,
title = {Comment la crise énergétique reconfigure les débats sur la sobriété. Une analyse des problématisations dans la presse nationale française.},
author = {Alexandre Mallard},
url = {http://journals.openedition.org/vertigo/48040},
doi = {/10.4000/13e8g},
year = {2025},
date = {2025-02-20},
journal = {VertigO},
abstract = {Cet article étudie les débats dans la presse nationale française autour de la notion de sobriété énergétique au cours des 15 dernières années. À partir d’une analyse mobilisant l’outil CorText, il suit la manière dont la notion de sobriété a fait l’objet de problématisations successives durant la période 2009-2021, et il examine les transformations qui se sont opérées avec la crise énergétique de 2022. Il met ainsi en évidence les formes de politisation qui se déploient autour de l’envolée des prix des énergies et des risques de ruptures de l’approvisionnement énergétique, ainsi que des formes de gouvernement de la sobriété déployées en 2022. Il questionne enfin les figures de la sobriété comme objet de discussion politique et morale ou comme composante des trajectoires des innovations pour l’énergie et le climat telles qu’elles apparaissent dans la presse. },
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Bachelor Theses
Alexia, Allal; Jonas, Amar; Hanna, Kleinmann; Samuel, Ladroue; Ruotong, Mao; Audren, Nison; Fernando, Robles Rodriguez; Adam, Saoud
E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alexia2025,
title = {E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ?},
author = {Allal Alexia and Amar Jonas and Kleinmann Hanna and Ladroue Samuel and Mao Ruotong and Nison Audren and Robles Rodriguez Fernando and Saoud Adam},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC5-E-CIGARETTE.pdf},
year = {2025},
date = {2025-04-01},
abstract = {La cigarette électronique, ou e-cigarette, est un dispositif électronique qui reproduit l'acte de fumer une cigarette classique en produisant une vapeur inhalable. Contrairement à la cigarette traditionnelle, la e-cigarette ne brûle pas de tabac, mais vaporise une solution appelée e-liquide, qui peut contenir ou non de la nicotine. Cette innovation, bien que perçue par certains comme un outil de sevrage tabagique et moins nocif, est au cœur d'une controverse sur ses effets à long terme sur la santé et son efficacité réelle dans l'arrêt du tabac. De plus, son attrait grandissant chez les jeunes alimente des inquiétudes sur le risque d'une "porte d'entrée" vers le tabagisme, en particulier en raison de la dépendance à la nicotine qu'elle peut entraîner. Ces débats opposent partisans de la réduction des risques et défenseurs d'une régulation stricte, soulignant les tensions entre prévention, innovation et protection des populations vulnérables.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Kharrouba, Eden; Vidal, Valentin; Moracchini, Léonard; Melhem, Abdallah; Li, Antoine; Gilliet, Antoine; Bonnet, Antoine; Ducat, Félicien
Le cuivre en agriculture biologique : Protection durable des plantes ou dégradation progressive des sols Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Kharrouba2025,
title = {Le cuivre en agriculture biologique : Protection durable des plantes ou dégradation progressive des sols},
author = {Eden Kharrouba and Valentin Vidal and Léonard Moracchini and Abdallah Melhem and Antoine Li and Antoine Gilliet and Antoine Bonnet and Félicien Ducat},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC8-Cuivre.pdf},
year = {2025},
date = {2025-04-01},
abstract = {Étant l’un des premiers pesticides utilisés par l’homme, le cuivre a fait son apparition sous la forme de bouillie bordelaise dès la fin du XIXème siècle. Extrêmement efficace, le cuivre est employé principalement pour traiter le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier et le mildiou de la pomme de terre, trois champignons qui causent d’importants dégâts pouvant aller jusqu’à la destruction des cultures, induisant de lourdes conséquences économiques.
Pour traiter ces maladies, l’agriculture biologique ne peut pas avoir recours à des pesticides de synthèse contrairement à l’agriculture conventionnelle ; elle dépend donc fortement du cuivre en cas de pression parasitaire importante, pendant les années humides et dans les régions côtières plus exposées comme près de Bordeaux.
Les doses de cuivre épandues par les agriculteurs dépendent fortement du type de culture, de la position géographique et de la météo des différentes années. Comme nous l’a expliqué un des spécialistes des biostimulants de l’INRA, le changement climatique a pour effet d’exacerber la pression parasitaire, comme l’illustrent les années 2023 et 2024 particulièrement difficiles du fait de leurs pluviométries élevées, augmentant mécaniquement les doses utilisées.
Cependant, le cuivre est considéré au niveau européen comme une substance soumise à substitution, notamment en raison de son impact sur les sols. Des études laissent en effet penser que le cuivre a des effets néfastes sur la biodiversité des sols, et encore davantage sur celle des eaux. Par ailleurs, cette substance ne peut a priori pas être dégradée et s’accumule dans le sol au fil du temps, exposant les organismes à des doses de plus en plus élevées ; les effets spécifiques à cette accumulation historique due aux fortes doses appliquées par le passé restent incertains et suscitent l’inquiétude de plusieurs experts interviewés dans cette enquête.
Mais le cuivre est-il vraiment écotoxique ? Comment affecte-il les milieux terrestres et aquatiques ? Et représente-il un danger pour la Santé humaine ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Pour traiter ces maladies, l’agriculture biologique ne peut pas avoir recours à des pesticides de synthèse contrairement à l’agriculture conventionnelle ; elle dépend donc fortement du cuivre en cas de pression parasitaire importante, pendant les années humides et dans les régions côtières plus exposées comme près de Bordeaux.
Les doses de cuivre épandues par les agriculteurs dépendent fortement du type de culture, de la position géographique et de la météo des différentes années. Comme nous l’a expliqué un des spécialistes des biostimulants de l’INRA, le changement climatique a pour effet d’exacerber la pression parasitaire, comme l’illustrent les années 2023 et 2024 particulièrement difficiles du fait de leurs pluviométries élevées, augmentant mécaniquement les doses utilisées.
Cependant, le cuivre est considéré au niveau européen comme une substance soumise à substitution, notamment en raison de son impact sur les sols. Des études laissent en effet penser que le cuivre a des effets néfastes sur la biodiversité des sols, et encore davantage sur celle des eaux. Par ailleurs, cette substance ne peut a priori pas être dégradée et s’accumule dans le sol au fil du temps, exposant les organismes à des doses de plus en plus élevées ; les effets spécifiques à cette accumulation historique due aux fortes doses appliquées par le passé restent incertains et suscitent l’inquiétude de plusieurs experts interviewés dans cette enquête.
Mais le cuivre est-il vraiment écotoxique ? Comment affecte-il les milieux terrestres et aquatiques ? Et représente-il un danger pour la Santé humaine ?
Dekhil, Sarra; du Réau, Blandine; Gallazzini, Jules; Gros-Dubois, Louise; Lamarque, Maxence; Matte, Nicolas; Stérin, Gaspard
Électrosensibilité : Une maladie sous le radar ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
BibTeX | Links:
@bachelorthesis{Dekhil2025,
title = {Électrosensibilité : Une maladie sous le radar ?},
author = {Sarra Dekhil and Blandine du Réau and Jules Gallazzini and Louise Gros-Dubois and Maxence Lamarque and Nicolas Matte and Gaspard Stérin},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC5-Electrosensibilit%C3%A9.pdf},
year = {2025},
date = {2025-03-17},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Book Chapters
Ottolini, Lucile; Lhoste, Évelyne
Tiers-lieux dans la recherche : une analyse généalogique et scientométrique Book Chapter
In: Panorama de la recherche sur les tiers-lieux en France, vol. 1, pp. 351-370, 2025, ISBN: 9782385191368.
@inbook{Ottolini2025,
title = {Tiers-lieux dans la recherche : une analyse généalogique et scientométrique},
author = {Lucile Ottolini and Évelyne Lhoste},
url = {https://observatoire.francetierslieux.fr/wp-content/uploads/2025/07/Cahiers_de_recherche_de_France_Tiers-Lieux_Ottolini_Lhoste.pdf
https://www.editionsbdl.com/wp-content/uploads/2025/07/Cahiers_de_recherche_de_France_Tiers-Lieux.pdf},
isbn = {9782385191368},
year = {2025},
date = {2025-07-18},
booktitle = {Panorama de la recherche sur les tiers-lieux en France},
issuetitle = {Publication des Cahiers de Recherche #1 – Panorama de la Recherche sur les Tiers-Lieux},
journal = {Observatoire des Tiers-Lieux},
volume = {1},
pages = {351-370},
organization = {France Tiers-Lieux},
abstract = {En quoi les tiers-lieux se différencient-ils d’autres pratiques d’innovation conceptualisées dans la littérature scientifique ?
Quel est leur rôle dans les interactions entre sciences et sociétés et, in fine, dans les transitions environnementales et sociales ? Cet article propose de comparer la notion de tiers-lieux, telle qu’elle a émergé en France, avec des concepts issus de la littérature scientifique internationale. La comparaison s’appuie sur deux approches successives : une généalogie des usages de la notion de tiers-lieux en France et une étude scientométrique de la littérature scientifique internationale. Nous en concluons que les tiers-lieux « à la française » font partie d’un écosystème de laboratoires ouverts d’innovation sociale et de recherche, à la croisée des livings labs/fablabs/makerspaces, etc. Nous en tirons des recommandations pour l’orientation des recherches afin de mieux comprendre le rôle des tiers-lieux dans les processus de recherche et d’innovation à visée transformative.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {inbook}
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Quel est leur rôle dans les interactions entre sciences et sociétés et, in fine, dans les transitions environnementales et sociales ? Cet article propose de comparer la notion de tiers-lieux, telle qu’elle a émergé en France, avec des concepts issus de la littérature scientifique internationale. La comparaison s’appuie sur deux approches successives : une généalogie des usages de la notion de tiers-lieux en France et une étude scientométrique de la littérature scientifique internationale. Nous en concluons que les tiers-lieux « à la française » font partie d’un écosystème de laboratoires ouverts d’innovation sociale et de recherche, à la croisée des livings labs/fablabs/makerspaces, etc. Nous en tirons des recommandations pour l’orientation des recherches afin de mieux comprendre le rôle des tiers-lieux dans les processus de recherche et d’innovation à visée transformative.
Féron, Aurélien; Fortané, Nicolas
Cartographie des sciences de l’antibiorésistance (1991-2021) - Chapitre 7. Des savoirs anthropocentrés Book Chapter
In: L'antibiodépendance - L'impossible transistion de l'élevage industriel, Chapter 7, pp. 173 - 194, Presses de Sciences Po, 2025.
@inbook{Féron2025,
title = {Cartographie des sciences de l’antibiorésistance (1991-2021) - Chapitre 7. Des savoirs anthropocentrés},
author = {Aurélien Féron and Nicolas Fortané },
url = {https://shs.cairn.info/article/SCPO_BOULL_2025_01_0173},
doi = {/10.3917/scpo.boull.2025.01.0173},
year = {2025},
date = {2025-04-10},
booktitle = {L'antibiodépendance - L'impossible transistion de l'élevage industriel},
pages = {173 - 194},
publisher = {Presses de Sciences Po},
chapter = {7},
school = {Sciences Po},
abstract = {Depuis la fin des années 2000, les politiques de lutte contre l’antibiorésistance se sont multipliées à différentes échelles (de l’international au national) et cela, dans le contexte particulier de l’essor du paradigme « One Health ». Des organisations internationales (comme l’Organisation des Nations unies), supranationales (comme l’Union européenne) ainsi que de nombreux États ont défini les modalités de leur combat contre ce fléau avec ce référentiel à l’esprit. Selon l’approche « One Health », la lutte contre les grandes menaces sanitaires de notre temps ne peut être conduite de manière efficiente qu’avec une plus forte attention aux interactions entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement. Cette notion trouve son origine dans une longue et complexe histoire d’idées, de plaidoyers et d’alliances scientifiques et politiques qui s’est déployée tout au long du xxe siècle (Cassidy, 2016 ; 2018). Au point de rencontre entre deux mouvements, issus pour l’un des sciences vétérinaires, pour l’autre d’une frange de la santé publique s’intéressant aux zoonoses, elle a fédéré de nombreux acteurs, vers la fin des années 2000, sous l’impulsion de diverses réponses internationales à des risques de pandémie. Formulée par de nombreuses instances et à de multiples échelles de l’action publique, elle est devenue une injonction s’adressant aussi bien au champ politique que scientifique. Cela ne va pas sans créer des tensions. Si l’appel à l’intersectorialité constitue l’un des fondements de l’approche « One Health », des travaux portant sur des domaines connexes à celui de l’antibiorésistance ont souligné les difficultés à dépasser un fonctionnement en silos, aussi bien du côté des organisations professionnelles et politiques (Jerolmack, 2013) que des disciplines scientifiques (Manlove et al., 2016 ; Humboldt-Dachroeden et al., 2020). D’autres ont souligné la prévalence d’un anthropocentrisme dans les espaces politiques et professionnels impliqués dans les luttes contre l’antibiorésistance et les maladies zoonotiques, qui demeurent principalement tournées vers le maintien et l’amélioration de la santé humaine, tandis que les animaux et l’environnement restent considérés comme secondaires (Hinchliffe, 2015 ; Kamenshchikova et al., 2021 ; Canãda et al., 2022).
La recherche scientifique est un rouage clé de la gestion de problèmes publics tels que celui de l’antibiorésistance. Elle étudie ses causes, ses conséquences et les manières de la résoudre, du moins de lutter contre elle. Les pouvoirs publics considèrent ses travaux comme les fondements les plus légitimes et sollicitent de nombreux chercheurs comme experts pour produire des études et des avis qu’ils mobilisent, aux côtés d’autres considérations, pour produire l’action publique [1]. Il est donc essentiel d’analyser comment la recherche académique sur l’antibiorésistance est elle-même structurée afin de comprendre les cadrages et les jeux d’acteurs au fil desquels se tissent les modalités de gestion de ce problème. La production des connaissances académiques sur l’antibiorésistance obéit-elle à des configurations en silos observés dans des domaines connexes ? Est-elle structurée par l’anthropocentrisme qui caractérise les arènes politiques et professionnelles afférentes ?
Tel est l’objet de ce chapitre, qui met à l’épreuve l’image stéréotypée d’un domaine académique compartimenté en trois secteurs (homme, animal, environnement) afin d’analyser comment l’univers scientifique de l’antibiorésistance s’est construit. Il s’appuie sur l’étude d’un corpus représentatif de l’ensemble de la littérature sur l’antibiorésistance publiée entre 1991 et 2021 à l’échelle internationale et dresse une cartographie des grandes questions qui ont structuré les travaux dans ce domaine au cours des trois dernières décennies. Ce faisant, il montre de quels tropismes, de quels découpages et de quelles interfaces (entre spécialités scientifiques et entre leurs objets d’attention) la recherche d’aujourd’hui a hérité. Il décrit les thèmes majeurs et les disciplines prépondérantes qui, depuis le début des années 1990, structurent les sciences et ainsi participent à la lutte contre l’antibiorésistance à différents niveaux, en alimentant l’expertise et en sous-tendant l’action publique.},
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tppubtype = {inbook}
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La recherche scientifique est un rouage clé de la gestion de problèmes publics tels que celui de l’antibiorésistance. Elle étudie ses causes, ses conséquences et les manières de la résoudre, du moins de lutter contre elle. Les pouvoirs publics considèrent ses travaux comme les fondements les plus légitimes et sollicitent de nombreux chercheurs comme experts pour produire des études et des avis qu’ils mobilisent, aux côtés d’autres considérations, pour produire l’action publique [1]. Il est donc essentiel d’analyser comment la recherche académique sur l’antibiorésistance est elle-même structurée afin de comprendre les cadrages et les jeux d’acteurs au fil desquels se tissent les modalités de gestion de ce problème. La production des connaissances académiques sur l’antibiorésistance obéit-elle à des configurations en silos observés dans des domaines connexes ? Est-elle structurée par l’anthropocentrisme qui caractérise les arènes politiques et professionnelles afférentes ?
Tel est l’objet de ce chapitre, qui met à l’épreuve l’image stéréotypée d’un domaine académique compartimenté en trois secteurs (homme, animal, environnement) afin d’analyser comment l’univers scientifique de l’antibiorésistance s’est construit. Il s’appuie sur l’étude d’un corpus représentatif de l’ensemble de la littérature sur l’antibiorésistance publiée entre 1991 et 2021 à l’échelle internationale et dresse une cartographie des grandes questions qui ont structuré les travaux dans ce domaine au cours des trois dernières décennies. Ce faisant, il montre de quels tropismes, de quels découpages et de quelles interfaces (entre spécialités scientifiques et entre leurs objets d’attention) la recherche d’aujourd’hui a hérité. Il décrit les thèmes majeurs et les disciplines prépondérantes qui, depuis le début des années 1990, structurent les sciences et ainsi participent à la lutte contre l’antibiorésistance à différents niveaux, en alimentant l’expertise et en sous-tendant l’action publique.
PhD Theses
Miara, Maurice
Panser la terre : la traction animale, une pratique paysanne, durable et moderne PhD Thesis
Université de Toulouse, 2025.
@phdthesis{Miara2025,
title = {Panser la terre : la traction animale, une pratique paysanne, durable et moderne},
author = {Maurice Miara},
url = {https://theses.hal.science/tel-05294495v1/file/Miara_Maurice_Archive.pdf},
year = {2025},
date = {2025-10-02},
school = {Université de Toulouse},
abstract = {Au milieu des années 1950, l’agronome néerlandais Kuipers initie une étude pédologique comparative entre la traction motorisée et la traction animale (Van Ouwerkerk, 1969). Cependant l’étude doit s’arrêter prématurément au bout de quelques années : toutes les fermes en traction animale se sont équipées d’un tracteur ! Cette anecdote est représentative du changement qui s’est produit dans nos campagnes, une transformation rapide et massive : la disparition de la traction animale. En Europe, jusque dans les années 1950, un quart de la puissance totale de traction était motorisée, mais le plan Marshall ainsi que l’exode rural ont favorisé l’avènement des tracteurs (Mom, 2009 ; Pessis et al., 2013). L’agriculture a été au centre des processus de modernisation et de ses impacts, conduisant à de profondes mutations dans nos sociétés agraires (Mazoyer et Roudart, 1997 ; Mendras, 1967). Ce n’est qu’après les deux Guerres mondiales que le processus de modernisation s’intensifie en agriculture. Les gouvernements s’impliquent dans la création et l’accompagnement d’une agriculture productiviste ainsi que dans un projet de recomposition paysagère des territoires ruraux : l’heure des machines est arrivée. Le dépassement de l’agriculture paysanne correspond à la recherche de l’intensification de la production et à l’augmentation d’échelle (Petersen, 2014). Le progrès technique, censé améliorer à la fois la productivité agricole et la qualité de vie des populations rurales, est au cœur de cette transformation. Cette révolution agricole est symbolisée par la motorisation des outils de production, entraînant une dépendance accrue aux énergies fossiles. Pourtant, le deuxième principe de la thermodynamique, l’entropie, nous le rappelle : les matières premières sont limitées (Georgescu-Roegen, 1971). Cependant, la marche en avant de nos sociétés est tenace, régie par une vision du monde : la modernisation. Le passage du cheval et du bœuf au tracteur marque un tournant fondamental dans ce processus modernisateur. Il symbolise le passage d’une société agricole ancrée dans le renouvelable et le local à une société désormais dépendante des énergies fossiles (Rydberg et Jansén, 2002). Le cheval de trait, pourtant pourvoyeur de nombreuses aménités et co-produits, a laissé place aux chevaux fiscaux. Les animaux, partenaires de traction, sont alors reconvertis dans des secteurs spécialisés : Les bovidés pour faire des races allaitantes ou laitières tandis que les équidés de travail périclitent et sont orientés vers la filière bouchère (Lizet, 2010). En parallèle, l’usage du cheval se développe en concomitance de la société de loisir (Pickel-Chevalier et Grefe, 2015). C’est ainsi que prend fin la civilisation du cheval (Lizet, 2020), malgré de nombreuses voix s’y opposant (Pessis et al., 2013). },
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pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Marteau–Bazouni, Marie
Les légumineuses à graines dans l’agriculture européenne face au changement cli- matique : modélisation, perceptions des acteurs et conception de politiques publiques. PhD Thesis
Université Paris-Saclay, AgroParistech, INRAE, 2025.
@phdthesis{Marteau–Bazouni2025,
title = {Les légumineuses à graines dans l’agriculture européenne face au changement cli- matique : modélisation, perceptions des acteurs et conception de politiques publiques.},
author = {Marie Marteau–Bazouni},
url = {https://pastel.hal.science/tel-05226380v1
https://pastel.hal.science/tel-05226380/document},
year = {2025},
date = {2025-08-27},
school = {Université Paris-Saclay, AgroParistech, INRAE},
abstract = {Augmenter la production et la consommation de légumineuses à graines est souvent proposé comme un levier majeur pour la transition agroécologique en Europe, en raison des nombreux bénéfices agronomiques, environnementaux et nutritionnels associés à ces cultures. Ces espèces sont cependant sensibles à de nombreux stress biotiques et abiotiques qui font obstacle à leur développement. Cette thèse vise à étudier les impacts du changement climatique sur les légumineuses à graines en Europe et à explorer les moyens de créer des conditions favorables au développement de ces cultures face au changement climatique.
Dans un premier axe, nous avons synthétisé les connaissances existantes issues de la modélisation.
Cette revue de la littérature a mis en évidence un effet contrasté du changement climatique sur les rendements du soja d’ici 2100, avec des gains au nord de l’Europe et des pertes dans certains bassins de production au sud. Plusieurs mesures d’adaptation simulées (e.g. irrigation, ajustement des dates de semis) pourraient accroître les rendements dans les conditions climatiques futures. Nous avons cependant mis en lumière d’importantes lacunes dans les connaissances disponibles, notamment une minorité de travaux (moins de 20%) concernant d’autres espèces que le soja, un manque de données sur certains facteurs liés au climat (e.g., CO2, bioagresseurs), sur l’évolution des performances autres que le rendement moyen (e.g., stabilité du rendement, services fournis) et sur la faisabilité économique et environnementale des mesures d’adaptation modélisées.
Dans un deuxième axe, nous avons étudié la manière dont différents acteurs des filières de légumineuses à graines en France perçoivent le changement climatique et imaginent les stratégies d’adaptation susceptibles de soutenir le développement de ces cultures. D’après les acteurs interrogés, le changement climatique constitue d’ores et déjà un frein au développement de ces espèces, et pourrait renforcer à l’avenir leur marginalisation par rapport aux céréales et oléagineux. Pour confirmer ces perceptions, nous avons, dans un troisième axe, modélisé l’impact passé et futur du changement climatique sur deux espèces clefs, le pois et la féverole, grâce à un algorithme de machine learning (Random Forest). Nous avons mis en évidence une contribution significative du changement climatique à la baisse des rendements de pois et féverole dans le passé récent (1981- 2020) et dans le futur (2020-2100). Le changement climatique a également contribué à l’accroissement des écarts de rendement avec des cultures « concurrentes » telles que le blé et le colza. En l’absence de stratégie d’adaptation volontariste, ces écarts continueront à se creuser.
Pour faire face aux effets du changement climatique, nous avons constaté que les acteurs interrogés expérimentent ou mettent en œuvre des mesures d’adaptation incrémentales (principalement des ajustements des techniques culturales), mais identifient un besoin d’adaptation transformante telle qu’une évolution drastique du système économique, réglementaire et institutionnel. Dans un dernier axe, nous avons donc étudié le rôle des politiques publiques passées sur le développement des légumineuses à graines. Nous avons notamment mis en évidence un manque de cohérence entre les instruments existants qui nuit à la mise en place d’une dynamique sur le long-terme. Pour dépasser ces limites, nous avons mis en œuvre une démarche de conception innovante, qui a conduit à des propositions pour des politiques publiques résolument orientées vers un soutien au développement pérenne des légumineuses à graines dans le contexte du changement climatique.},
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Dans un premier axe, nous avons synthétisé les connaissances existantes issues de la modélisation.
Cette revue de la littérature a mis en évidence un effet contrasté du changement climatique sur les rendements du soja d’ici 2100, avec des gains au nord de l’Europe et des pertes dans certains bassins de production au sud. Plusieurs mesures d’adaptation simulées (e.g. irrigation, ajustement des dates de semis) pourraient accroître les rendements dans les conditions climatiques futures. Nous avons cependant mis en lumière d’importantes lacunes dans les connaissances disponibles, notamment une minorité de travaux (moins de 20%) concernant d’autres espèces que le soja, un manque de données sur certains facteurs liés au climat (e.g., CO2, bioagresseurs), sur l’évolution des performances autres que le rendement moyen (e.g., stabilité du rendement, services fournis) et sur la faisabilité économique et environnementale des mesures d’adaptation modélisées.
Dans un deuxième axe, nous avons étudié la manière dont différents acteurs des filières de légumineuses à graines en France perçoivent le changement climatique et imaginent les stratégies d’adaptation susceptibles de soutenir le développement de ces cultures. D’après les acteurs interrogés, le changement climatique constitue d’ores et déjà un frein au développement de ces espèces, et pourrait renforcer à l’avenir leur marginalisation par rapport aux céréales et oléagineux. Pour confirmer ces perceptions, nous avons, dans un troisième axe, modélisé l’impact passé et futur du changement climatique sur deux espèces clefs, le pois et la féverole, grâce à un algorithme de machine learning (Random Forest). Nous avons mis en évidence une contribution significative du changement climatique à la baisse des rendements de pois et féverole dans le passé récent (1981- 2020) et dans le futur (2020-2100). Le changement climatique a également contribué à l’accroissement des écarts de rendement avec des cultures « concurrentes » telles que le blé et le colza. En l’absence de stratégie d’adaptation volontariste, ces écarts continueront à se creuser.
Pour faire face aux effets du changement climatique, nous avons constaté que les acteurs interrogés expérimentent ou mettent en œuvre des mesures d’adaptation incrémentales (principalement des ajustements des techniques culturales), mais identifient un besoin d’adaptation transformante telle qu’une évolution drastique du système économique, réglementaire et institutionnel. Dans un dernier axe, nous avons donc étudié le rôle des politiques publiques passées sur le développement des légumineuses à graines. Nous avons notamment mis en évidence un manque de cohérence entre les instruments existants qui nuit à la mise en place d’une dynamique sur le long-terme. Pour dépasser ces limites, nous avons mis en œuvre une démarche de conception innovante, qui a conduit à des propositions pour des politiques publiques résolument orientées vers un soutien au développement pérenne des légumineuses à graines dans le contexte du changement climatique.
Chorfi, Amira
Étude du comportement de Daphniidae en présence de contaminants émergents PhD Thesis
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Science de la Terre de l'Univers, 2025.
@phdthesis{Chorfi2025,
title = {Étude du comportement de Daphniidae en présence de contaminants émergents},
author = {Amira Chorfi},
url = {https://dspace.univ-guelma.dz/jspui/bitstream/123456789/17362/1/THESE%20DE%20DOCTORAT%20CHORFI%20AMIRA.pdf},
year = {2025},
date = {2025-07-07},
urldate = {2025-07-07},
address = {Guelma, Algeria},
institution = {Université 8 Mai 1945},
school = {Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Science de la Terre de l'Univers},
abstract = {Les cosmétiques, les produits pharmaceutiques et les surfactants (agents de surface) contiennent souvent du dioxyde de titane (TiO2) et de l'oxyde de fer (Fe2O3). Cependant, leur présence dans l'environnement peut nuire aux organismes aquatiques, notamment aux crustacés comme Ceriodaphnia dubia et Daphnia magna. Des batteries de tests ont été réalisées pour évaluer les effets de ces nanoparticules (NPs) sur la survie, la croissance, la reproduction et l'âge de la première progéniture sur une période de 21 jours. Les résultats montrent que l'exposition aux NP de TiO2 et de Fe2O3 perturbe significativement les traits de vie de C.dubia, affectant la reproduction et le comportement de manière dose-dépendante, même à des concentrations faibles. La mortalité dans le groupe témoin est nettement inférieure à celle des groupes exposés dont les diminutions de la durée de vie atteint 63,5 % pour le TiO2 et 62,6 % pour le Fe2O3. De plus, le nombre d'œufs de la première couvée a diminué de 34 et 35 % respectivement pour les concentrations C1 de TiO2 et Fe2O3. Les performances de nage ont également été altérées. La fréquence cardiaque a augmenté d’environ 4 %.
Concernant D.magna, l'exposition à un mélange de TiO2 et Fe2O3 a également montré des effets néfastes significatifs sur le développement, la mortalité et les performances en nage, les perturbations sont doses-dépendantes comparées au groupe témoin. En conclusion, l’impact du mélange des deux contaminants sous la forme de nanoparticules peut amplifier les effets toxiques, ce qui soulève des préoccupations importantes pour l'évaluation des impacts écotoxicologique des polluants émergents.
En conséquence, il est crucial de mener des recherches approfondies afin de mieux comprendre ces effets et protéger les écosystèmes aquatiques et terrestres, sans perdre de vue que l’Homme est au sommet de la chaine alimentaire et que cette pollution porte préjudice a sa propre survie. Les résultats de cette étude pourraient également contribuer à l'élaboration de réglementations environnementales plus rigoureuses et cohérentes avec les polluants émergents.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Concernant D.magna, l'exposition à un mélange de TiO2 et Fe2O3 a également montré des effets néfastes significatifs sur le développement, la mortalité et les performances en nage, les perturbations sont doses-dépendantes comparées au groupe témoin. En conclusion, l’impact du mélange des deux contaminants sous la forme de nanoparticules peut amplifier les effets toxiques, ce qui soulève des préoccupations importantes pour l'évaluation des impacts écotoxicologique des polluants émergents.
En conséquence, il est crucial de mener des recherches approfondies afin de mieux comprendre ces effets et protéger les écosystèmes aquatiques et terrestres, sans perdre de vue que l’Homme est au sommet de la chaine alimentaire et que cette pollution porte préjudice a sa propre survie. Les résultats de cette étude pourraient également contribuer à l'élaboration de réglementations environnementales plus rigoureuses et cohérentes avec les polluants émergents.
Rilievo, Leo
Non-savoirs, discours, pratiques : généalogie de l’information stratégique et critique par les sciences sociales PhD Thesis
2025, (HAL Id: tel-04999527).
@phdthesis{Rilievo2025,
title = {Non-savoirs, discours, pratiques : généalogie de l’information stratégique et critique par les sciences sociales},
author = {Leo Rilievo},
url = {https://theses.hal.science/tel-04999527v1},
year = {2025},
date = {2025-03-20},
abstract = {L’information stratégique apparaît comme l’objet commun de vastes systèmes sociotechniques, c’est-à-dire de systèmes sociaux bureaucratiques organisés autour de la technologie1. Dans ces systèmes en expansion, se déploient des pratiques technologiques, des discours, des concepts et des acteurs, dépassant dorénavant le seul cadre du renseignement gouvernemental. Parler d’information stratégique, c’est tenter de s’affranchir d’une gêne, lorsqu’il s’agit de dépasser le seul champ des études du renseignement gouvernemental, pour décrire des pratiques, dans certaines mesures semblables, au sein du secteur privé. En effet, dans le spectre de l’économie et de la sécurité, de nombreux concepts se déploient, touchant tout à la fois aux secteurs étatiques, et aux secteurs privés, voire à leurs interactions. Certains de ces concepts émergents, à l’instar de l’intelligence économique, cherchent à organiser la convergence et l’articulation des deux domaines. Cependant, au-delà de l’intelligence économique seule, il existe un appareil de concepts inachevés et de termes techniques qui articulent le discours sur l’information stratégique au-delà de l’étude des systèmes de renseignement étatiques. Les éléments de ce lexique sont opérants à diverses échelles, dans des contextes techniques ou généraux, et présentent divers degrés de maturité. Tout à la fois, ils peuvent être, restrictifs, instables, et indéterminés, de telle façon que les utiliser sans dispositif critique, sans mise à distance, ne fait plus progresser la production des savoirs dans ce domaine.
C’est pourquoi nous avons choisi cette notion d’information stratégique comme une origine, afin d’embrasser et d’objectiver des champs de recherche qui convergent, mais qui demeurent pourtant entravés par des représentations qui les éloignent encore. De façon concomitante à la production de savoirs scientifiques, cette thèse nourrit l’ambition de participer à servir de trait d’union entre le champ des études de renseignement, et l’émergence de nouveaux domaines théoriques étudiant le déploiement de pratiques informationnelles dans le secteur privé. Sans chercher à éliminer ou à modifier radicalement les constructions conceptuelles des praticiens-théoriciens, de toute façon passées dans le langage courant, ce travail recherche au moins à proposer une déconstruction, et un argumentaire critique, permettant de resituer des concepts, que nous qualifierons de stratégiques, à la bonne échelle dans l’ordre des savoirs.
Nous avons intitulé notre thèse, Non-savoirs, discours et pratiques : généalogie de l’information stratégique et critique par les sciences sociales. Il s’agit d’un titre pouvant paraître obscur, mais qui illustre notre volonté de mettre à distance les représentations praticiennes qui peuvent entraver la production des savoirs, au-delà des études sur le renseignement, et de faire un usage critique des concepts stratégiques. Nous compléterons notre intitulé, en mentionnant qu’il s’agit d’une étude des trajectoires historiques d’institutionnalisation des communautés épistémiques du renseignement occidental au prisme de leurs concepts stratégiques. Ainsi, nous prenons en particulier la perspective de la production de concepts et de discours théoriques. L’usage de la notion bataillienne de non-savoir2, quoiqu’elle soit aussi indéterminée, présente l’avantage de manifester efficacement notre embarras, lorsqu’il s’agit de manipuler les termes forgés autour de notre objet de recherche : l’information stratégique3. En effet, nous verrons que dans ce champ d’étude, le renseignement, terme pourtant le plus ancré dans le paysage académique de notre sujet, lutte encore pour les éléments de sa définition. Aussi, dans ces conditions, il est aisément perceptible que cette indétermination est partagée par de nombreux concepts tentant de décrire l’information stratégique, ses pratiques et ses communautés. La dimension historique est essentielle dans ce travail, qui étudie la construction progressive de concepts qui se déploient dans les discours praticiens. Enfin la dimension épistémologique occupe une place significative dans une étude qui traite de la production de savoirs, certes spécifiques, de ses obstacles, et qui distingue différents degrés de maturité des concepts.},
note = {HAL Id: tel-04999527},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
C’est pourquoi nous avons choisi cette notion d’information stratégique comme une origine, afin d’embrasser et d’objectiver des champs de recherche qui convergent, mais qui demeurent pourtant entravés par des représentations qui les éloignent encore. De façon concomitante à la production de savoirs scientifiques, cette thèse nourrit l’ambition de participer à servir de trait d’union entre le champ des études de renseignement, et l’émergence de nouveaux domaines théoriques étudiant le déploiement de pratiques informationnelles dans le secteur privé. Sans chercher à éliminer ou à modifier radicalement les constructions conceptuelles des praticiens-théoriciens, de toute façon passées dans le langage courant, ce travail recherche au moins à proposer une déconstruction, et un argumentaire critique, permettant de resituer des concepts, que nous qualifierons de stratégiques, à la bonne échelle dans l’ordre des savoirs.
Nous avons intitulé notre thèse, Non-savoirs, discours et pratiques : généalogie de l’information stratégique et critique par les sciences sociales. Il s’agit d’un titre pouvant paraître obscur, mais qui illustre notre volonté de mettre à distance les représentations praticiennes qui peuvent entraver la production des savoirs, au-delà des études sur le renseignement, et de faire un usage critique des concepts stratégiques. Nous compléterons notre intitulé, en mentionnant qu’il s’agit d’une étude des trajectoires historiques d’institutionnalisation des communautés épistémiques du renseignement occidental au prisme de leurs concepts stratégiques. Ainsi, nous prenons en particulier la perspective de la production de concepts et de discours théoriques. L’usage de la notion bataillienne de non-savoir2, quoiqu’elle soit aussi indéterminée, présente l’avantage de manifester efficacement notre embarras, lorsqu’il s’agit de manipuler les termes forgés autour de notre objet de recherche : l’information stratégique3. En effet, nous verrons que dans ce champ d’étude, le renseignement, terme pourtant le plus ancré dans le paysage académique de notre sujet, lutte encore pour les éléments de sa définition. Aussi, dans ces conditions, il est aisément perceptible que cette indétermination est partagée par de nombreux concepts tentant de décrire l’information stratégique, ses pratiques et ses communautés. La dimension historique est essentielle dans ce travail, qui étudie la construction progressive de concepts qui se déploient dans les discours praticiens. Enfin la dimension épistémologique occupe une place significative dans une étude qui traite de la production de savoirs, certes spécifiques, de ses obstacles, et qui distingue différents degrés de maturité des concepts.
Provendier, Émile
Le gouvernement numérique de la foule : enquête sur les technologies de quantification de la foule en démocratie PhD Thesis
2025, (HAL Id: tel-04969407).
@phdthesis{Provendier2025,
title = {Le gouvernement numérique de la foule : enquête sur les technologies de quantification de la foule en démocratie},
author = {Émile Provendier},
url = {https://theses.hal.science/tel-04969407v1},
year = {2025},
date = {2025-02-27},
urldate = {2025-02-27},
abstract = {La foule s’est constituée comme objet scientifique depuis la fin du 19e siècle. Initialement liée à la psychologie des foules de Gustave Le Bon et empreinte d’une vision normative faisant passer les émotions devant la rationalité individuelle, son analyse connaît un renouveau important suite à l’essor des technologies numériques à partir des années 1990.
Portées par des intérêts gouvernementaux de surveillance de la population, ces nouvelles sciences de la foule promettent de mettre à distance les considérations idéologiques et morales qui ont longtemps dominé la connaissance de l’objet. Cependant, la gestion par l’État de ces formes de quantification fait apparaître de nouveaux problèmes mettant en danger les droits individuels. Ces problèmes se jouent à un niveau idéologique par la critique de la surveillance de masse mais aussi juridique avec une revendication citoyenne sur la souveraineté des données personnelles. Ces observations nous poussent alors à nous demander quelles sont les conditions selon lesquelles ces nouvelles sciences de la foule peuvent être démocratiques.
Pour répondre à cette question nous mobilisons trois terrains – une analyse scientométrique et deux ethnographies – permettant de comprendre les différents enjeux liés au gouvernement de la foule. Dans un premier temps, nous analysons comment se structure et se construit un ensemble de connaissances scientifiques par l’analyse d’un corpus d’articles portant sur la foule depuis les années 1950. Nous observons comment différentes disciplines se saisissent de la question et la manière dont les gouvernements influencent les recherches scientifiques en investissant certaines techniques d’encadrement de la foule plutôt que d’autres. Dans un deuxième temps, nous étudions les nouvelles formes de normativité qui émergent par le comptage de la foule politique. Par la mobilisation d’un terrain portant sur le comptage des manifestants en France, nous voyons que la mise en place d’une mesure présentée comme indépendante doit se légitimer pour apparaître crédible tout en imposant une normativité au phénomène à quantifier. Enfin, nous questionnons les possibilités d’émancipation démocratique par l’ethnographie d’une procédure de comptage éthique de la foule au sein de la ville d’Amsterdam. Nous rencontrons des acteurs qui souhaitent intégrer les revendications citoyennes opposées à la société de surveillance à un système de comptage de la foule afin de lier les besoins de quantification de la ville aux demandes de respect des données personnelles des citoyens concernés.
Nous montrons qu’aujourd’hui se construit une nouvelle science de la foule qui est interdisciplinaire et dominée par l’informatique et la physique. Ce domaine de recherche est associé à des dispositifs de comptage numérique qui donnent lieu à l’essor d’un marché international. Ces nouvelles sciences, qui se prétendent apolitiques par la mobilisation d’arguments quantitatifs, sont influencées par des décisions politiques et suscitent des critiques citoyennes. Enfin, nous montrons qu’il existe des mouvements qui tentent de répondre à ces critiques par la construction de formes démocratiques de la surveillance de la foule. Notre travail suggère ainsi que pour que la quantification de la foule soit démocratique, il ne faut pas séparer la technique et le social et faire en sorte de créer un regard public sur les formes d’objectivation de la foule.},
note = {HAL Id: tel-04969407},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Portées par des intérêts gouvernementaux de surveillance de la population, ces nouvelles sciences de la foule promettent de mettre à distance les considérations idéologiques et morales qui ont longtemps dominé la connaissance de l’objet. Cependant, la gestion par l’État de ces formes de quantification fait apparaître de nouveaux problèmes mettant en danger les droits individuels. Ces problèmes se jouent à un niveau idéologique par la critique de la surveillance de masse mais aussi juridique avec une revendication citoyenne sur la souveraineté des données personnelles. Ces observations nous poussent alors à nous demander quelles sont les conditions selon lesquelles ces nouvelles sciences de la foule peuvent être démocratiques.
Pour répondre à cette question nous mobilisons trois terrains – une analyse scientométrique et deux ethnographies – permettant de comprendre les différents enjeux liés au gouvernement de la foule. Dans un premier temps, nous analysons comment se structure et se construit un ensemble de connaissances scientifiques par l’analyse d’un corpus d’articles portant sur la foule depuis les années 1950. Nous observons comment différentes disciplines se saisissent de la question et la manière dont les gouvernements influencent les recherches scientifiques en investissant certaines techniques d’encadrement de la foule plutôt que d’autres. Dans un deuxième temps, nous étudions les nouvelles formes de normativité qui émergent par le comptage de la foule politique. Par la mobilisation d’un terrain portant sur le comptage des manifestants en France, nous voyons que la mise en place d’une mesure présentée comme indépendante doit se légitimer pour apparaître crédible tout en imposant une normativité au phénomène à quantifier. Enfin, nous questionnons les possibilités d’émancipation démocratique par l’ethnographie d’une procédure de comptage éthique de la foule au sein de la ville d’Amsterdam. Nous rencontrons des acteurs qui souhaitent intégrer les revendications citoyennes opposées à la société de surveillance à un système de comptage de la foule afin de lier les besoins de quantification de la ville aux demandes de respect des données personnelles des citoyens concernés.
Nous montrons qu’aujourd’hui se construit une nouvelle science de la foule qui est interdisciplinaire et dominée par l’informatique et la physique. Ce domaine de recherche est associé à des dispositifs de comptage numérique qui donnent lieu à l’essor d’un marché international. Ces nouvelles sciences, qui se prétendent apolitiques par la mobilisation d’arguments quantitatifs, sont influencées par des décisions politiques et suscitent des critiques citoyennes. Enfin, nous montrons qu’il existe des mouvements qui tentent de répondre à ces critiques par la construction de formes démocratiques de la surveillance de la foule. Notre travail suggère ainsi que pour que la quantification de la foule soit démocratique, il ne faut pas séparer la technique et le social et faire en sorte de créer un regard public sur les formes d’objectivation de la foule.
Abherve, Déborah
L’usage politique de l’histoire : le cas de la restauration des rivières PhD Thesis
2025, (HAL Id: tel-04879739).
@phdthesis{Abherve2025,
title = {L’usage politique de l’histoire : le cas de la restauration des rivières},
author = {Déborah Abherve},
url = {https://theses.hal.science/tel-04879739v1},
year = {2025},
date = {2025-01-10},
abstract = {This thesis explores the political use of history relating to environmental issues. Anchored in political science, it mobilises environmental history and strategic analysis of environmental management. Its objective is to understand how the reference to the past is used by different actors involved in environmental policies to make their voices heard in argumentative struggles.
The thesis first examines how scientists use history in relation to environmental policies. An exploratory literature review reveals that the use of history is not limited to historians. It is also found in approaches based on political ecology, which aim to build narratives considering the oppressed, and in approaches that examine the functioning of socio-ecological systems through contributions from historical ecology.
This analysis is supplemented by a qualitative survey of French-speaking historians working on environmental issues to explore their relationship with public action. It identifies four typical interaction situations between history and public action, in which historians play different roles: producing knowledge for society, stimulating new thoughts, cooperating to mutually enrich public action and research, and responding to commissions to inform public action.
Scientists in social sciences and ecology are far from the only ones to make the past a political resource.
Engineers, who dominate the process of river management and use, also refer to the past to defend progress and legitimize their actions. An in-depth study of the journal "La Houille Blanche" led to the development of a methodology to identify scattered references to the past in a scientific and technical journal without disconnecting them from their context of enunciation. The analysis of the 220 historically significant articles helped characterize different archetypes of reference to the past in this journal.
The past also serves as a political resource for various coalitions of actors advocating for the recognition of rivers as living ecosystems. Ecologists use the past heuristically as a counterfactual to human action to better anticipate the potential of ecological restoration. Other actors highlight an idealized heritage vision of managed rivers to oppose their restoration.
In response to this political use of the past in argumentative struggles over ecological restoration, an intervention research was conducted in collaboration with the Haut-Rhône Syndicate. Based on a strategic diagnosis of the management situation and the associated stakeholders’ dynamics, the intervention shed light on the various existing public policy narratives about the Rhône. On this basis, a pluralistic narrative was developed and visualized to represent the different voices at play, contributing to a rebalancing of power relations in the territory.
The thesis highlights the tension between the instrumental use of history, employed as a tool for specific objectives, and the historical method, which emphasizes rigorous source critique and narrative plurality.
It asserts that such a method, when strategically mobilized, can become a powerful resource to legitimize actors engaged in ecological restoration. This thesis, conducted in partnership with field actors, demonstrates the relevance and effectiveness of mobilizing history as a political resource, while calling for continuous reflection on the methods and objectives of this mobilization.},
note = {HAL Id: tel-04879739},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
The thesis first examines how scientists use history in relation to environmental policies. An exploratory literature review reveals that the use of history is not limited to historians. It is also found in approaches based on political ecology, which aim to build narratives considering the oppressed, and in approaches that examine the functioning of socio-ecological systems through contributions from historical ecology.
This analysis is supplemented by a qualitative survey of French-speaking historians working on environmental issues to explore their relationship with public action. It identifies four typical interaction situations between history and public action, in which historians play different roles: producing knowledge for society, stimulating new thoughts, cooperating to mutually enrich public action and research, and responding to commissions to inform public action.
Scientists in social sciences and ecology are far from the only ones to make the past a political resource.
Engineers, who dominate the process of river management and use, also refer to the past to defend progress and legitimize their actions. An in-depth study of the journal "La Houille Blanche" led to the development of a methodology to identify scattered references to the past in a scientific and technical journal without disconnecting them from their context of enunciation. The analysis of the 220 historically significant articles helped characterize different archetypes of reference to the past in this journal.
The past also serves as a political resource for various coalitions of actors advocating for the recognition of rivers as living ecosystems. Ecologists use the past heuristically as a counterfactual to human action to better anticipate the potential of ecological restoration. Other actors highlight an idealized heritage vision of managed rivers to oppose their restoration.
In response to this political use of the past in argumentative struggles over ecological restoration, an intervention research was conducted in collaboration with the Haut-Rhône Syndicate. Based on a strategic diagnosis of the management situation and the associated stakeholders’ dynamics, the intervention shed light on the various existing public policy narratives about the Rhône. On this basis, a pluralistic narrative was developed and visualized to represent the different voices at play, contributing to a rebalancing of power relations in the territory.
The thesis highlights the tension between the instrumental use of history, employed as a tool for specific objectives, and the historical method, which emphasizes rigorous source critique and narrative plurality.
It asserts that such a method, when strategically mobilized, can become a powerful resource to legitimize actors engaged in ecological restoration. This thesis, conducted in partnership with field actors, demonstrates the relevance and effectiveness of mobilizing history as a political resource, while calling for continuous reflection on the methods and objectives of this mobilization.
Presentations
Abdo, Alexandre Hannud
Comment analyser des corpus avec Cortext Manager ? Presentation
05.11.2025.
@misc{Abdo2025,
title = {Comment analyser des corpus avec Cortext Manager ?},
author = {Alexandre Hannud Abdo},
url = {https://www.canal-u.tv/chaines/renatis/comment-analyser-des-corpus-avec-cortext-manager},
doi = {/10.60527/vmge-pc34},
year = {2025},
date = {2025-11-05},
organization = {RENATIS, le réseau des professionnels de l'Information Scientifique et Technique },
school = {Université de Lorraine},
abstract = {Découvrez Cortext Manager, une application web d'analyse de corpus textuels, permettant d'explorer, de cartographier et d'analyser des données scientifiques, notamment issues d'Istex.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {presentation}
}
Working papers
Barbier, Marc
Méthode de clustering des co-citations avec réseaux hétérogènes pour la caractérisation de la structure et de l’évolution de domaines de science Working paper
2025, (hal-05311377).
@workingpaper{Barbier2025,
title = {Méthode de clustering des co-citations avec réseaux hétérogènes pour la caractérisation de la structure et de l’évolution de domaines de science},
author = {Marc Barbier},
url = {https://hal.science/hal-05311377v1},
year = {2025},
date = {2025-10-13},
organization = {LISIS},
abstract = {La perspective qu’ouvre cette note de recherche est de rechercher un positionnement d’équilibriste dans le mouvement de quantification de la publication scientifique. Il convient de revenir sur un enjeu plus locale consistant à penser l’usage des instruments de quantification beaucoup plus nettement avec des perspectives dites qualitatives, mais en cherchant à établir beaucoup plus systématiquement les conditions d’usage de cet instrument qu’est CorTexT Manager V2. Dans cet esprit on resserre encore le propos en ciblant l’usage des méthodes de co-citations sur un registre assez peu courus consistant à mobiliser une métrique de mesure de proximité hétérogène pour tirer des enseignements de l’analyses bipartite des réseaux de co-citations sur les auteurs et les concepts. },
note = {hal-05311377},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {workingpaper}
}
2024
Journal Articles
Giry, Claire
Cahier de l’ANR n°17 : Les défis de la ville en transition Journal Article
In: ANR, 2024, (HAL Id: hal-04706976).
@article{Giry0000,
title = {Cahier de l’ANR n°17 : Les défis de la ville en transition},
author = {Claire Giry},
url = {https://hal.science/hal-04706976/
https://hal.science/hal-04706976v1/file/ANR-Cahier-Villes-2024.pdf},
year = {2024},
date = {2024-09-24},
urldate = {2024-09-24},
journal = {ANR},
abstract = {Les cahiers de l’ANR traitent de questions thématiques transverses aux différents appels à projets financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et France 2030. Cette collection, qui existe depuis 2009, met en perspective les recherches, les innovations et les avancées en cours dans un domaine spécifique. Sans prétention d’exhaustivité, son objectif est de revenir sur les enjeux sociétaux et les défis d’avenir identifiés par les communautés de recherche mobilisées sur une thématique. Les cahiers de l’ANR s’adressent aussi bien aux chercheurs qu’aux décideurs politiques et au grand public.
Le présent cahier a pour thème principal la transition urbaine et a vocation à analyser dans quelles mesures les villes s’adaptent pour répondre aux enjeux climatiques, énergétiques et de biodiversité. Il fait référence aux différents projets de recherche financés par l’ANR dans ce domaine. Ce cahier, le dix-septième de la collection, a été coordonné par Anne Ruas, responsable scientifique à l’ANR, et Liz Pons, adjointe au responsable du département Sciences Physiques, Ingénierie, Chimie et Énergie, en collaboration avec la Direction de l’information et de la communication, la Direction de la Stratégie Numérique et des Données et la Direction des Grands Programmes d’Investissements de l’État.},
note = {HAL Id: hal-04706976},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Le présent cahier a pour thème principal la transition urbaine et a vocation à analyser dans quelles mesures les villes s’adaptent pour répondre aux enjeux climatiques, énergétiques et de biodiversité. Il fait référence aux différents projets de recherche financés par l’ANR dans ce domaine. Ce cahier, le dix-septième de la collection, a été coordonné par Anne Ruas, responsable scientifique à l’ANR, et Liz Pons, adjointe au responsable du département Sciences Physiques, Ingénierie, Chimie et Énergie, en collaboration avec la Direction de l’information et de la communication, la Direction de la Stratégie Numérique et des Données et la Direction des Grands Programmes d’Investissements de l’État.
Giry, Claire
Cahier de l’ANR n°17 : Les défis de la ville en transition Journal Article
In: 2024, (hal-04706976).
@article{Giry2024,
title = {Cahier de l’ANR n°17 : Les défis de la ville en transition},
author = {Claire Giry},
url = {https://hal.science/hal-04706976/},
year = {2024},
date = {2024-09-24},
urldate = {2024-09-24},
institution = {ANR},
abstract = {Le présent cahier a pour thème principal la transition urbaine et a vocation à analyser dans quelles mesures les villes s’adaptent pour répondre aux enjeux climatiques, énergétiques et de biodiversité. Il fait référence aux différents projets de recherche financés par l’ANR dans ce domaine. Ce cahier, le dix-septième de la collection, a été coordonné par Anne Ruas, responsable scientifique à l’ANR, et Liz Pons, adjointe au responsable du département Sciences Physiques, Ingénierie, Chimie et Énergie, en collaboration avec la Direction de l’information et de la communication, la Direction de la Stratégie Numérique et des Données et la Direction des Grands Programmes d’Investissements de l’État. },
note = {hal-04706976},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Mesmoudi, Salma; Dégeilh, Fanny; Cancino, Waldo; Rodic, Mathieu; Peschanski, Denis; Eustache, Francis
Transdisciplinary method for exploration and visualization of neuroimaging papers and databases: Application to PTSD Journal Article
In: 2024, (Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique).
@article{Mesmoudi2024,
title = {Transdisciplinary method for exploration and visualization of neuroimaging papers and databases: Application to PTSD},
author = {Salma Mesmoudi and Fanny Dégeilh and Waldo Cancino and Mathieu Rodic and Denis Peschanski and Francis Eustache},
url = {https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003448724002142},
doi = {/10.1016/j.amp.2024.06.003},
year = {2024},
date = {2024-07-14},
urldate = {2024-07-14},
abstract = {A major improvement in MRI techniques has led to an exponential increase in data acquisition and, consequently, in the number of published articles reporting brain impairments and cognitive deficits underlying a disorder. Meta-analysis offers a means of synthesizing the available literature, testing existing models in the light of scientific advances, and revealing unexpected information. However, article selection, author specialization and top-down hypotheses can mask some results and introduce bias into interpretations. LinkRdata is a platform for automated, data-driven, meta-analytical methods suitable for processing large numbers of MRI articles, that can reduce selection and interpretation biases, thereby allowing scientists to review neurocognitive correlates of disorders in relation to their own corpus of articles. To validate our method, we applied it to fMRI studies of post-traumatic stress disorder. Results confirmed LinkRdata's power to uncover findings hidden by the top-down hypothesis approach.
Méthode transdisciplinaire d’exploration et de visualisation d’articles et de bases de données de neuroimagerie : application au stress post-traumatique
Une amélioration majeure des techniques d’IRM a conduit à une augmentation exponentielle de l’acquisition de données et, par conséquent, du nombre d’articles publiés rapportant des altérations cérébrales et des déficits cognitifs liés à un trouble. La méta-analyse offre un moyen de synthétiser la littérature disponible, de tester les modèles existants à la lumière des avancées scientifiques, et de révéler des informations inattendues. Cependant, la sélection des articles, la spécialisation des auteurs et les hypothèses descendantes peuvent masquer certains résultats et introduire des biais dans les interprétations. LinkRdata est une plateforme de méthodes méta-analytiques automatisées et basées sur les données, adaptée au traitement d’un grand nombre d’articles d’IRM, qui peut réduire les biais de sélection et d’interprétation, permettant ainsi aux chercheurs de passer en revue les corrélats neurocognitifs des troubles en relation avec leur propre corpus d’articles. Pour valider notre méthode, nous l’avons appliquée à des études d’IRMf sur le trouble de stress post-traumatique. Les résultats ont confirmé la capacité de LinkRdata à mettre en évidence des résultats cachés par l’approche hypothétique descendante.},
note = {Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Méthode transdisciplinaire d’exploration et de visualisation d’articles et de bases de données de neuroimagerie : application au stress post-traumatique
Une amélioration majeure des techniques d’IRM a conduit à une augmentation exponentielle de l’acquisition de données et, par conséquent, du nombre d’articles publiés rapportant des altérations cérébrales et des déficits cognitifs liés à un trouble. La méta-analyse offre un moyen de synthétiser la littérature disponible, de tester les modèles existants à la lumière des avancées scientifiques, et de révéler des informations inattendues. Cependant, la sélection des articles, la spécialisation des auteurs et les hypothèses descendantes peuvent masquer certains résultats et introduire des biais dans les interprétations. LinkRdata est une plateforme de méthodes méta-analytiques automatisées et basées sur les données, adaptée au traitement d’un grand nombre d’articles d’IRM, qui peut réduire les biais de sélection et d’interprétation, permettant ainsi aux chercheurs de passer en revue les corrélats neurocognitifs des troubles en relation avec leur propre corpus d’articles. Pour valider notre méthode, nous l’avons appliquée à des études d’IRMf sur le trouble de stress post-traumatique. Les résultats ont confirmé la capacité de LinkRdata à mettre en évidence des résultats cachés par l’approche hypothétique descendante.
Barats, Christine; Biscarrat, Laetitia; Chanial, Camille
Dire l’inceste sur Twitter : caractéristiques discursives et dynamiques de circulation de #MeTooInceste Journal Article
In: Questions de communication, vol. 45, 2024, ISSN: 2259-8901.
@article{Barats2024,
title = {Dire l’inceste sur Twitter : caractéristiques discursives et dynamiques de circulation de #MeTooInceste},
author = {Christine Barats and Laetitia Biscarrat and Camille Chanial},
url = {https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/34785},
doi = {/10.4000/11wx1},
issn = {2259-8901},
year = {2024},
date = {2024-06-30},
journal = {Questions de communication},
volume = {45},
abstract = {Dans le prolongement de #MeToo, en janvier 2021, le hashtag #MeTooInceste a contribué à réactualiser le problème public de l’inceste en France. Afin de prêter attention aux caractéristiques de ces prises de parole, différents matériaux ont été recueillis (corpus de tweets et entretiens). Les différents types de données ont permis de combiner et d’articuler des analyses quantitatives et qualitatives et de les contextualiser, dans une dynamique de méthodes mixtes. Les caractéristiques sémio-discursives de ces prises de parole ont été mises au jour, en particulier leurs caractéristiques lexicales et morphosyntaxiques. La diversité des prises de parole montre ainsi la centralité du témoignage et éclaire les ressorts de sa circulation, en l’occurrence le rôle de certains comptes qui contribuent à la dynamique de circulation du hashtag et à son déploiement.
In the wake of #MeToo, the January 2021 hashtag #MeTooInceste helped to update the public issue of incest in France. We collected various types of material (a corpus of tweets and interviews) in order to examine the characteristics of these expressions. We have contextualized, analyzed and discussed these data thanks to a mixed method relying on both quantitative and qualitative tools. We have uncovered the semiodiscursive characteristics of these utterances, in particular their lexical and morphosyntactic features. The diversity of the responses shows the centrality of the testimony and sheds light on the reasons for its circulation, in this case the role of certain Twitter accounts that contribute to the circulation of the hashtag and its deployment.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
In the wake of #MeToo, the January 2021 hashtag #MeTooInceste helped to update the public issue of incest in France. We collected various types of material (a corpus of tweets and interviews) in order to examine the characteristics of these expressions. We have contextualized, analyzed and discussed these data thanks to a mixed method relying on both quantitative and qualitative tools. We have uncovered the semiodiscursive characteristics of these utterances, in particular their lexical and morphosyntactic features. The diversity of the responses shows the centrality of the testimony and sheds light on the reasons for its circulation, in this case the role of certain Twitter accounts that contribute to the circulation of the hashtag and its deployment.
Raimbault, Benjamin
Dans l’ombre du génie génétique : le génie métabolique Journal Article
In: Natures Sciences Sociétés, vol. 29, iss. 3, pp. 262-273, 2024, (al-04542053).
@article{Raimbault2024,
title = {Dans l’ombre du génie génétique : le génie métabolique},
author = {Benjamin Raimbault},
url = {https://hal.science/hal-04542053/document},
year = {2024},
date = {2024-04-11},
journal = {Natures Sciences Sociétés},
volume = {29},
issue = {3},
pages = {262-273},
abstract = {Cet article se propose d’interroger la réduction du processus de molécularisation du vivant à sa dimension informationnelle à partir des années 1970-1980 en réintégrant une ontologie chimique du vivant qui se caractérise par la centralité des questions de production et une grande proximité avec l’industrie. La mise en visibilité et la caractérisation d’une molécularisation chimique du vivant est enquêtée à partir de la naissance et la stabilisation d’un domaine scientifique peu connu : l’ingénierie métabolique. Pour cela nous nous appuyons sur un travail associant analyse scientométrique d’un corpus de 6 288 articles scientifiques, traitement d’archives d’un centre de recherche ainsi qu’une série d’entretiens semi-directifs avec plusieurs figures fondatrices de l’ingénierie métabolique.},
note = {al-04542053},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Autrive, Élise; Beauguitte, Laurent; Briot, Ninon; Gourdon, Paul
Pratiques de l’analyse de réseau en géographie. Formations et emprunts disciplinaires Journal Article
In: ARCS, 2024.
@article{Autrive2023,
title = {Pratiques de l’analyse de réseau en géographie. Formations et emprunts disciplinaires},
author = {Élise Autrive and Laurent Beauguitte and Ninon Briot and Paul Gourdon},
url = {https://hal.science/hal-03920666v2
https://hal.science/hal-03920666v2/file/2023_10_ARCS_v2.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-04},
urldate = {2023-12-01},
journal = {ARCS},
abstract = {Trois géographes ayant soutenu leur thèse en 2021 et mobilisant des méthodes d’analyse de réseau issues d’autres disciplines (sociologie, informatique, physique) expliquent le choix des méthodes, des indicateurs et des logiciels utilisés dans leurs travaux. Iels insistent à la fois sur la faiblesse de la formation initiale et le rôle crucial de l’auto-formation. Les forces et faiblesses de l’analyse de réseau et des visualisations de type liens-nœuds sont enfin évoquées.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Bachelor Theses
Alex, Guilhem; Ameen, Mohammad Hasan Al; Benjelloun, Omar; Canadas, Keoni; Delpy, Adrien; Failly, Gauthier De; Gueudet, Baptiste; Hucher, Lenny
Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alex2024,
title = {Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ?},
author = {Guilhem Alex and Mohammad Hasan Al Ameen and Omar Benjelloun and Keoni Canadas and Adrien Delpy and Gauthier De Failly and Baptiste Gueudet and Lenny Hucher},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC3-Fonds-d-investissement-dans-la-nature.pdf},
year = {2024},
date = {2024-11-30},
abstract = {« La nature et ses contributions vitales aux populations, qui ensemble constituent la biodiversité et les fonctions et services écosystémiques, se détériorent dans le monde entier. » Cette déclaration introductive du Rapport de l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)1 souligne une crise sans précédent. La biodiversité, avec ses écosystèmes, ses espèces et ses services essentiels, est au cœur du bien-être humain. Pourtant, l’humanité fait face à une accélération de la perte de cette biodiversité. Par exemple, depuis 1970, les populations mondiales de vertébrés ont diminué de 60%, un déclin qui touche également les insectes, les plantes et les écosystèmes marins. Ainsi, la biodiversité mérite d’être définie précisément. Elle désigne ici non seulement les éléments tangibles tels que les forêts, les océans ou la faune, dans leur diversité génétique, des espèces mais aussi dans les interactions complexes qui forment les écosystèmes et génèrent des services naturels. Ces services sont qualifiés de “services écosystémiques” par le Millennium Ecosystem Assessment (2005)2 soulignant leur rôle crucial pour les sociétés humaines. L’IPBES identifie 18 services écosystémiques qui sont des contributions de la nature aux populations (Nature’s Contributions to People - ou NCP). Ces services écosystémiques sont répartis par l’IPBES en 3 catégories : les services d’approvisionnement (alimentation, énergie, matériaux…) ; les services de régulation (pollinisation, qualité de l’air, des sols, des eaux…) ; les apports immatériels (génétique, apprentissage et inspiration, identité…). Par exemple, 75% des cultures alimentaires mondiales, y compris des produits comme le café, le cacao, les amandes et les fruits, dépendent directement de la pollinisation animale. Cependant, cette définition élargie s’accompagne d’un paradoxe : bien que la nature soit un bien commun par excellence, non-excluable mais rival, elle est aujourd’hui confrontée à une exploitation qui ignore sa finitude. Ce phénomène rappelle la célèbre “Tragédie des communs” de Garrett Hardin (1968)3, où l’intérêt individuel conduit à la dégradation collective d’une ressource partagée. Ainsi, l'IPBES avertit que 1 million d'espèces sont menacées d'extinction d'ici les prochaines décennies, un chiffre alarmant qui montre l'urgence de la situation. Environ 75% de la surface terrestre a été modifiée de manière significative par l'activité humaine, et les zones humides, essentielles pour la régulation des eaux et la biodiversité, ont diminué de plus de 85%. Pour contrer cette dégradation, l'IPBES met en évidence un besoin urgent de financement pour préserver la biodiversité. Le rapport Financing Nature4 estime que pour éviter un effondrement écologique, il faut investir 4 à 5 trillions de dollars par an d’ici 2050 pour restaurer les écosystèmes mondiaux. Toutefois, le financement actuel est largement insuffisant. Selon le même rapport, le coût annuel de la perte de biodiversité et des services associés est estimé à environ 5,2 trillions de dollars, mais les financements alloués à la protection de la biodiversité se chiffrent actuellement à seulement 52 milliards de dollars par an. Ces chiffres révèlent un déficit majeur, appelant à une réorientation significative des flux financiers mondiaux. Ainsi, la monétarisation de la nature s’impose comme un concept clé. Ce processus consiste à attribuer une valeur économique aux services écosystémiques afin de rendre leur destruction ou leur préservation “comptabilisable” dans les logiques de marché. Il s’agit donc d’évaluer les services rendus par la nature et les risques de perte de ces services en termes financiers, afin de sensibiliser les décideurs économiques et politiques à l’importance de la biodiversité dans le développement humain. En attribuant une valeur monétaire à ces services, il devient possible de mesurer et de comparer l’impact des activités humaines et d'encourager les investissements dans la préservation des écosystèmes. Une consultante spécialisée dans la transformation des pratiques écologique d’un célèbre cabinet de conseil nous faisait alors remarquer qu’ “On fait en sorte d'avancer sur le sujet de la monétarisation parce qu’on sait que c'est un un argument de poids pour nos clients de brandir des chiffres monétaires et cela permet contribuer à convaincre nos clients d'avancer sur ce sujet biodiversité”. Sa conviction personnelle étant que “si on n’était pas là pour aller voir nos clients et leur dire les gars, là, si vous faites rien, ça va vous coûter de l'argent et donc il faut, vous allez sur la biodiversité, à priori, ils mettraient du temps avant de le faire et potentiellement, ça serait trop tard.” Un paradoxe qui vient d’une vision rationnelle à court ou moyen terme : “Les coûts liés au risque de l'effondrement de la biodiversité, ils vont arriver sur le long ou très long terme alors que les coûts de la transformation, ils ont besoin d'arriver maintenant.” Ainsi, il paraît nécessaire de monétariser les risques écosystémiques pour convaincre les décideurs et acteurs économiques. },
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Bessoud, Jeanne; Cotet, Elisa; Durand, Victor; Haddadin, Philippe; Hardouin, Jade; Landais, Joris; Michelet, Axel; Paolini, Arthur
L’impact environnemental des animaux domestiques est-il si problématique ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Bessoud2024,
title = {L’impact environnemental des animaux domestiques est-il si problématique ?},
author = {Jeanne Bessoud and Elisa Cotet and Victor Durand and Philippe Haddadin and Jade Hardouin and Joris Landais and Axel Michelet and Arthur Paolini},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC4-impact-animaux-domestiques.pdf},
year = {2024},
date = {2024-10-30},
urldate = {2024-12-01},
abstract = {Dans la 16e édition du baromètre GreenFlex-ADEME (Agence de la Transition écologique) de la consommation responsable, 76 % des Français estimait qu’il est nécessaire d’agir pour préserver l’environnement, avec plus de 80 % se disant ainsi inquiets des impacts sanitaires et environnementaux des différentes pollutions et du dérèglement climatique. Dans ce climat, une course à la réduction de notre impact carbone personnel s’est progressivement mise en place, avec des objectifs de limitation à 2 tonnes de CO₂ par an pour réussir à atteindre la neutralité carbone et à limiter le réchauffement de la planète. La question du poids des animaux de compagnie dans ce bilan semble légitime.
La comptabilité carbone émerge à partir de 1995 avec la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques puis le protocole de Kyoto. Plusieurs méthodes de comptabilité carbone vont alors voir le jour. C'est le cas du Greenhouse Gas Protocol3 en 2001 puis de la norme ISO 140644 en 2006. En France, le Bilan Carbone® fut créé en 2004 par Jean-Marc Jancovici et mis en place par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Dans cet outil, la question de l’impact environnemental de nos chats et chiens fut introduite. (Nosgestesclimat, 2024)
Si l’alimentation et la litière pour les chats, et l’alimentation seule pour les chiens ont été retenus par le Bilan Carbone, plusieurs impacts environnementaux ont pu être notés avec des interrogations portées sur les dégâts occasionnés par la biodiversité par les chats ou encore sur l’industrie du jouet et autres accessoires ou encore les conséquences sur l’alimentation des animaux. (Delalande 2022, Jancovici 2023)
En 2024, selon le baromètre Facco-Odoxa, 61% des Français possèderait des animaux de compagnie. Parmi ceux-ci, 55% aurait un chien et/ou un chat ; soit 30% de la population propriétaire d’un chien et 39% propriétaire d’un chat (Facco, 2024). Nous nous intéresserons donc particulièrement au cas des chats et chiens, puisqu’il représente la majorité des animaux domestiques français. Par ailleurs, nous nous focaliserons géographiquement sur la médiatisation du sujet au niveau de la France, du fait de sa plus forte densité de contenu médiatique comparée au reste du monde. D'un point de vue littérature scientifique, face à la diversité des sources mobilisées par les acteurs du débat, nous élargirons notre étude à l’échelle mondiale.
Si le premier débat sur l’impact environnemental des animaux domestiques émerge dès 2009 avec la publication du livre au titre quelque peu provocateur “Time to Eat the Dog ? The Real Guide to Sustainable Living” (Vale, 2009), avec la première mention de l’Environmental Paw Print (EPP), il devient réellement médiatique à la fin de 2023 avec les interventions de Jean-Marc Jancovici - ingénieur, enseignant et conférencier cofondateur du think-tank The Shift Project – puis celle de François Gemenne - politologue et membre du GIEC. De ces deux interventions, qui se veulent plutôt critiques vis-à-vis de l’impact environnemental des animaux de compagnie, s’ensuit une nuée de réponses et critiques, rovenant aussi bien de la communauté scientifique (majoritairement les vétérinaires), de la classe politique (Florian Philippot), d’associations (LPO, Action écologie) que du grand public. Le débat se centre alors sur la question de l’impact environnemental de l’alimentation des animaux de compagnie, de la perte de biodiversité occasionnée par les chats, voire le bienfondé même de posséder aujourd’hui un chat ou un chien. Nous allons nous demander en quelle mesure l'impact environnemental des chats et chiens est-il si problématique aujourd’hui en France.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
La comptabilité carbone émerge à partir de 1995 avec la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques puis le protocole de Kyoto. Plusieurs méthodes de comptabilité carbone vont alors voir le jour. C'est le cas du Greenhouse Gas Protocol3 en 2001 puis de la norme ISO 140644 en 2006. En France, le Bilan Carbone® fut créé en 2004 par Jean-Marc Jancovici et mis en place par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Dans cet outil, la question de l’impact environnemental de nos chats et chiens fut introduite. (Nosgestesclimat, 2024)
Si l’alimentation et la litière pour les chats, et l’alimentation seule pour les chiens ont été retenus par le Bilan Carbone, plusieurs impacts environnementaux ont pu être notés avec des interrogations portées sur les dégâts occasionnés par la biodiversité par les chats ou encore sur l’industrie du jouet et autres accessoires ou encore les conséquences sur l’alimentation des animaux. (Delalande 2022, Jancovici 2023)
En 2024, selon le baromètre Facco-Odoxa, 61% des Français possèderait des animaux de compagnie. Parmi ceux-ci, 55% aurait un chien et/ou un chat ; soit 30% de la population propriétaire d’un chien et 39% propriétaire d’un chat (Facco, 2024). Nous nous intéresserons donc particulièrement au cas des chats et chiens, puisqu’il représente la majorité des animaux domestiques français. Par ailleurs, nous nous focaliserons géographiquement sur la médiatisation du sujet au niveau de la France, du fait de sa plus forte densité de contenu médiatique comparée au reste du monde. D'un point de vue littérature scientifique, face à la diversité des sources mobilisées par les acteurs du débat, nous élargirons notre étude à l’échelle mondiale.
Si le premier débat sur l’impact environnemental des animaux domestiques émerge dès 2009 avec la publication du livre au titre quelque peu provocateur “Time to Eat the Dog ? The Real Guide to Sustainable Living” (Vale, 2009), avec la première mention de l’Environmental Paw Print (EPP), il devient réellement médiatique à la fin de 2023 avec les interventions de Jean-Marc Jancovici - ingénieur, enseignant et conférencier cofondateur du think-tank The Shift Project – puis celle de François Gemenne - politologue et membre du GIEC. De ces deux interventions, qui se veulent plutôt critiques vis-à-vis de l’impact environnemental des animaux de compagnie, s’ensuit une nuée de réponses et critiques, rovenant aussi bien de la communauté scientifique (majoritairement les vétérinaires), de la classe politique (Florian Philippot), d’associations (LPO, Action écologie) que du grand public. Le débat se centre alors sur la question de l’impact environnemental de l’alimentation des animaux de compagnie, de la perte de biodiversité occasionnée par les chats, voire le bienfondé même de posséder aujourd’hui un chat ou un chien. Nous allons nous demander en quelle mesure l'impact environnemental des chats et chiens est-il si problématique aujourd’hui en France.
Beaulieu, Pierre; Chupin, Amandine; Fontaine, Inès; Goll, Benjamin; Fay, Remi La; de la Moureyre, Clément Vayron; Vehrlé, Pauline; Vogel, Chloé
Le plan de restauration de la nature de la Commission européenne Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Beaulieu2024,
title = {Le plan de restauration de la nature de la Commission européenne},
author = {Pierre Beaulieu and Amandine Chupin and Inès Fontaine and Benjamin Goll and Remi La Fay and Clément Vayron de la Moureyre and Pauline Vehrlé and Chloé Vogel},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC4-Restauration%20de%20la%20nature.pdf
},
year = {2024},
date = {2024-03-31},
urldate = {2024-03-31},
abstract = {Selon les différents groupes de scientifiques internationaux tels que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ou l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), les écosystèmes sains fournissent de la nourriture, de l’eau salubre ou encore des puits de carbone et assurent de ce fait la sécurité alimentaire ainsi qu’une protection contre les catastrophes naturelles, dont la fréquence et l’intensité augmente avec le changement climatique. Pour ces raisons, plusieurs accords de la communauté internationale ont successivement tenté d’enrayer une dégradation des écosystèmes à l’échelle planétaire comme les objectifs Aichi qui fixaient en 2010 un objectif de 15% de restauration d’écosystèmes dégradés pour 2020 ou bien les accords de Kunming-Montréal de 2022 qui fixent comme objectif la restauration de 30% des écosystèmes dégradés d’ici 2030.
Fort du constat d’une perte de biodiversité et d’une dégradation des écosystèmes qui ne ralentissent pas, la Commission européenne entend, avec le règlement de restauration de la nature, instaurer des objectifs en partie contraignants aux États membres.
Ce règlement est un texte phare du plan Biodiversité de l’Union Européenne qui s’inscrit lui-même dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Alors-même que la Commission s'assure en amont du processus législatif de proposer des textes de loi qui seront acceptés par les institutions parlementaires, ce règlement est passé in extremis en plénière au Parlement et seulement au prix d’amendements réduisant fortement l’ambition du texte.
Le dernier trilogue entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne mi-novembre a réduit une fois de plus les ambitions initiales.
Ce texte, soutenu par les partis et associations écologistes, a suscité de vives critiques de la part des partis conservateurs, menées par le PPE, parti de droite majoritaire au Parlement européen, alors qu’il était initialement favorable au texte lors du vote d’intention de juin 2022. Son histoire est résumée dans la Figure 1
Cependant, le texte étant revenu au Parlement en 2023, en fin de session parlementaire (2019-2024), il a été utilisé pour se démarquer des autres partis, notamment du centre, en vue des élections de juin 2024.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Fort du constat d’une perte de biodiversité et d’une dégradation des écosystèmes qui ne ralentissent pas, la Commission européenne entend, avec le règlement de restauration de la nature, instaurer des objectifs en partie contraignants aux États membres.
Ce règlement est un texte phare du plan Biodiversité de l’Union Européenne qui s’inscrit lui-même dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Alors-même que la Commission s'assure en amont du processus législatif de proposer des textes de loi qui seront acceptés par les institutions parlementaires, ce règlement est passé in extremis en plénière au Parlement et seulement au prix d’amendements réduisant fortement l’ambition du texte.
Le dernier trilogue entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne mi-novembre a réduit une fois de plus les ambitions initiales.
Ce texte, soutenu par les partis et associations écologistes, a suscité de vives critiques de la part des partis conservateurs, menées par le PPE, parti de droite majoritaire au Parlement européen, alors qu’il était initialement favorable au texte lors du vote d’intention de juin 2022. Son histoire est résumée dans la Figure 1
Cependant, le texte étant revenu au Parlement en 2023, en fin de session parlementaire (2019-2024), il a été utilisé pour se démarquer des autres partis, notamment du centre, en vue des élections de juin 2024.
Gara, Hassan Ben; Bourguelle, Laure; Buguet, Romain; Cao, Tianjiao; de La Marlier, Hugo; Jiang, Zeyu; Razafindrakotonjatovo, Rija Baritiana; Zhang, Laura
Nuisances sonores à Roissy : Les avions font-ils trop de bruit ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Gara2024,
title = {Nuisances sonores à Roissy : Les avions font-ils trop de bruit ?},
author = {Hassan Ben Gara and Laure Bourguelle and Romain Buguet and Tianjiao Cao and Hugo de La Marlier and Zeyu Jiang and Rija Baritiana Razafindrakotonjatovo and Laura Zhang},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1_Nuisances_sonores_a%C3%A9riennes.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {À Roissy, le ciel qui témoigne du dynamisme économique du secteur aérien devient le théâtre d'une lutte complexe entre les intérêts économiques des compagnies aériennes et la
qualité de vie des habitants de la région. Au cœur de cette situation se trouvent les nuisances sonores, vecteur majeur d'inconfort pour les riverains. Si leur impact sur la santé est incontestable, leur quantification demeure une tâche ardue. Les retombées sanitaires, bien que palpables, se présentent souvent sous des formes difficilement mesurables, soulignant ainsi la complexité d'une revendication des riverains. Cette problématique engendre un paysage où divers acteurs interviennent, chacun portant des intérêts parfois divergents, contribuant ainsi à une mosaïque de positions et de perspectives. Comment les interactions entre les acteurs impliqués dans la controverse suscitée par les nuisances sonores liées au trafic aérien à Roissy influencent-elles les décisions politiques et les initiatives pour concilier les intérêts économiques, la santé publique et la qualité de vie des riverains?
Cette étude vise à explorer ces différents aspects, à saisir la subtilité des enjeux, des moyens et des positions en présence. Ainsi, cet article se déploie en trois volets distincts :
tout d'abord, une confrontation des multiples points de vue et des intérêts en jeu, révélant une diversité contrastée d'acteurs impliqués. Ensuite, elle explorera la polarisation croissante du débat, examinant la dynamique de la controverse et les moyens employés pour défendre chaque position. Enfin, face à un compromis difficilement envisageable, elle
s'appuiera sur les démonstrations scientifiques de l’impact sanitaire, offrant ainsi une vision éclairante et autorisée de cette problématique multifactorielle.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
qualité de vie des habitants de la région. Au cœur de cette situation se trouvent les nuisances sonores, vecteur majeur d'inconfort pour les riverains. Si leur impact sur la santé est incontestable, leur quantification demeure une tâche ardue. Les retombées sanitaires, bien que palpables, se présentent souvent sous des formes difficilement mesurables, soulignant ainsi la complexité d'une revendication des riverains. Cette problématique engendre un paysage où divers acteurs interviennent, chacun portant des intérêts parfois divergents, contribuant ainsi à une mosaïque de positions et de perspectives. Comment les interactions entre les acteurs impliqués dans la controverse suscitée par les nuisances sonores liées au trafic aérien à Roissy influencent-elles les décisions politiques et les initiatives pour concilier les intérêts économiques, la santé publique et la qualité de vie des riverains?
Cette étude vise à explorer ces différents aspects, à saisir la subtilité des enjeux, des moyens et des positions en présence. Ainsi, cet article se déploie en trois volets distincts :
tout d'abord, une confrontation des multiples points de vue et des intérêts en jeu, révélant une diversité contrastée d'acteurs impliqués. Ensuite, elle explorera la polarisation croissante du débat, examinant la dynamique de la controverse et les moyens employés pour défendre chaque position. Enfin, face à un compromis difficilement envisageable, elle
s'appuiera sur les démonstrations scientifiques de l’impact sanitaire, offrant ainsi une vision éclairante et autorisée de cette problématique multifactorielle.
Alonso, Marius; Bonin, Paul; Caillierez, Thibaut; Contat, Paul; Fakri, Yassir; Vertongen, Marie Humblet; Jeandat, Caroline; Papin, Thibault
La pompe à chaleur est-elle écologique ? Comment se chauffer durablement ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alonso2024,
title = {La pompe à chaleur est-elle écologique ? Comment se chauffer durablement ?},
author = {Marius Alonso and Paul Bonin and Thibaut Caillierez and Paul Contat and Yassir Fakri and Marie Humblet Vertongen and Caroline Jeandat and Thibault Papin},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC8-PAC.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
abstract = {Dans le contexte actuel marqué par la nécessité de faire face à une transition énergétique et écologique, le gouvernement a émis l’idée, en mai 2023, d’une potentielle interdiction d’installation de nouvelles chaudières à gaz en 2026. Cette idée a suscité des débats dans les médias et à l’Assemblée Nationale. Depuis 2020 et pour faire face au changement climatique, la France a mis en place une Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) dans laquelle la pompe à chaleur (PAC) prend un rôle principal dans la décarbonation du chauffage. Avec cette annonce d’Elisabeth Borne, le gouvernement semble avoir fait de la PAC une de ses clés technologiques pour la transition écologique, en voulant faire reculer le développement des chaudières à gaz.
Même si le gouvernement est revenu sur ses propositions en août 2023, elles ont soulevé une série de réactions qui remettent en cause le caractère écologique de l’alternative principale aux chaudières à gaz, la PAC. En effet, des enjeux de fonctionnement ont été évoqués. Comment fonctionne la PAC ? Quel est son bilan écologique et le réseau électrique français peut-il supporter l'implantation massive des PACs ?
Ensuite, des enjeux autour de la performance des PACs ont été soulevés. Une PAC peut-elle s’adapter à tout type de logement et tout type de climat ? Quelles sont les alternatives existantes ?
Puis, des enjeux autour de la production, de l’installation et du financement sont aussi apparus. Doit-on les produire en France ? Nos chauffagistes ont-ils le savoir-faire nécessaire pour installer ces nouveaux équipements ? Comment financer cette solution onéreuse ? Mais aussi, une PAC est-elle vraiment rentable économiquement et peut-on amortir son coût ?
Finalement, des enjeux un peu moins importants mais quand même évoqués reposent sur : quelles nuisances environnementales peut-on imputer aux PACs, et comment les recycler efficacement ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Même si le gouvernement est revenu sur ses propositions en août 2023, elles ont soulevé une série de réactions qui remettent en cause le caractère écologique de l’alternative principale aux chaudières à gaz, la PAC. En effet, des enjeux de fonctionnement ont été évoqués. Comment fonctionne la PAC ? Quel est son bilan écologique et le réseau électrique français peut-il supporter l'implantation massive des PACs ?
Ensuite, des enjeux autour de la performance des PACs ont été soulevés. Une PAC peut-elle s’adapter à tout type de logement et tout type de climat ? Quelles sont les alternatives existantes ?
Puis, des enjeux autour de la production, de l’installation et du financement sont aussi apparus. Doit-on les produire en France ? Nos chauffagistes ont-ils le savoir-faire nécessaire pour installer ces nouveaux équipements ? Comment financer cette solution onéreuse ? Mais aussi, une PAC est-elle vraiment rentable économiquement et peut-on amortir son coût ?
Finalement, des enjeux un peu moins importants mais quand même évoqués reposent sur : quelles nuisances environnementales peut-on imputer aux PACs, et comment les recycler efficacement ?
Balkhi, Taha; Bessy, Hugo; Cotillard, Tristan; Lagasse, Guillaume; Millot, Thibaut; Caldas, Jean Piere Adrian Ramirez; Simon, Louis; Villeminot, Yann
Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Balkhi2024,
title = {Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ?},
author = {Taha Balkhi and Hugo Bessy and Tristan Cotillard and Guillaume Lagasse and Thibaut Millot and Jean Piere Adrian Ramirez Caldas and Louis Simon and Yann Villeminot},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC7-Dioxyde%20de%20Titane.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Dans l'ombre des coulisses réglementaires, une substance a longtemps teinté notre alimentation : le dioxyde de titane, ou TiO2, connu sous le code E171. Une couleur, un additif, un acteur silencieux dans l'industrie alimentaire. Pourtant, son utilisation suscite depuis 2015 des inquiétudes majeures en France, menant à une interdiction dans l’alimentation en janvier 2020 au sein de l'hexagone. Cette interdiction s’est étendue à l'ensemble de l'Union européenne début 2022. Ces interdictions reposent sur des suspicions portant sur la cancérogénicité et la génotoxicité de ce composé. En se référant au principe de précaution, les législateurs ont préféré suspendre la consommation de ce composé.
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.
Alifano, Enzo; Allain, Pierre; Allaire, Arthur; Aurousseau, Tanguy; Cayatte, Emilie; Desproges, Thomas; Perreau, Anouk; Pichard, Quentin; Thaller, Maëlle
L’éducation positive et bienveillante Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{nokey,
title = {L’éducation positive et bienveillante},
author = {Enzo Alifano and Pierre Allain and Arthur Allaire and Tanguy Aurousseau and Emilie Cayatte and Thomas Desproges and Anouk Perreau and Quentin Pichard and Maëlle Thaller},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1-Education-positive_v2.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
abstract = {Septembre 2023, dans une aire de jeux pour enfants. Un parent veut quitter le parc mais l’enfant refuse et se roule sur le sol en criant. Le parent tente de maîtriser la crise, s’énerve, “arrête de faire ton bébé maintenant”. Il finit par soulever l’enfant, le met dans sa poussette et l’y attache de force. L’attention de Marie et Paul, assis non loin sur un banc pour surveiller eux aussi leurs enfants, est attirée par les pleurs de cet enfant. Ces derniers observent la scène et la commentent : Paul : T’as vu ça ? Dévaloriser son enfant comme ça et le mettre de force dans sa poussette, de nos jours c’est inacceptable quand même…
Marie : Moi je pense que je lui aurais mis une claque pour moins que ça…Il fait clairement un caprice ! Il faut bien que le parent établisse son autorité et qu’ils finissent par rentrer. Ils sont peut-être attendus ailleurs et ne peuvent pas s’éterniser ici.
Paul : Des violences pareilles, ça peut créer des traumatismes tu sais. D’ailleurs, n’y a-t-il pas une loi qui a été votée récemment pour interdire les fessées, et plus généralement les violences sur les enfants ?
Marie : Peut-être…Personnellement j’ai été éduquée comme ça, et je m’en porte très bien ! Il faut bien que l'enfant apprenne à obéir, sinon il devient un enfant roi et fait tout et n'importe quoi. Comment veux-tu qu'il devienne un adulte responsable ?
Paul : Non mais il faut faire preuve de bon sens ! Sans laisser l’enfant faire ce qu’il veut, si tu le considères comme un adulte et que tu lui expliques clairement les choses, il comprendra très bien. J’ai d’ailleurs écouté France Inter ce matin, et une pédiatre du nom de Catherine Gueguen expliquait justement que le cerveau des enfants n’est pas encore complètement formé, il faut donc prendre le temps de leur expliquer calmement.
Marie : C’est trop facile d’aller parler d’éducation sur un plateau télé et donner des conseils, moi aussi je peux le faire. Mais chaque enfant est différent, et c’est facile de culpabiliser les parents qui font de leur mieux.
Le soir venu, Marie se renseigne alors sur cette fameuse loi, et tombe rapidement sur le site de l’association « Stop VEO » (Violences Éducatives Ordinaires) anciennement présidée par Céline Quelen, militante pour les droits de l’enfant. Marie découvre également des acteurs fortement médiatisés, comme les psychothérapeutes Isabelle Filliozat et Caroline Goldman, qui se positionnent à l’heure actuelle comme des expertes ayant chacune leur vision propre de la parentalité et des méthodes éducatives, polarisant le débat public entre les pro-éducation positive, et ceux qui s’y opposent.
Comme Marie, la presse française s’intéresse à la notion « d’éducation positive » à partir des années 2007-2008.
Si la question des châtiments corporels et de l’interdiction des violences sur les enfants est présente dans la presse depuis longtemps et a abouti à la première loi « anti-fessée » de 2007, qui définit et sanctionne les violences physiques sur les enfants, le débat public se saisit en effet de la notion « d’éducation positive » seulement à partir des années 2013-2014. Cet intérêt se développe à partir de la pensée sur la psychologie positive venant des Etats Unis et se représente dans la presse dès 2007-2008 avec une forte augmentation des études scientifiques mondiales sur le sujet. L’intérêt pour l’« éducation positive » culmine vers 2019 en rejoignant la question d’une éducation non-violente, lors d'une seconde loi concernant les « violences éducatives ordinaires », qui élargit le spectre d’application de la loi de 2007 aux violences morales et psychologiques.
Ces discussions autour de l’éducation positive réunissent une diversité d'acteurs aux formations et aux objectifs variés. On retrouve parmi ces acteurs des professionnels de la santé comme des médecins ou des psychothérapeutes, des représentants des pouvoirs publics, des associations défendant les droits des enfants ainsi que des professionnels de l’enfance. Chacun apporte une vision de l’éducation en lien avec son expertise professionnelle, mais aussi personnelle, autour des quatre pôles suivants : l’aspect médical, législatif, parental et scolaire.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Marie : Moi je pense que je lui aurais mis une claque pour moins que ça…Il fait clairement un caprice ! Il faut bien que le parent établisse son autorité et qu’ils finissent par rentrer. Ils sont peut-être attendus ailleurs et ne peuvent pas s’éterniser ici.
Paul : Des violences pareilles, ça peut créer des traumatismes tu sais. D’ailleurs, n’y a-t-il pas une loi qui a été votée récemment pour interdire les fessées, et plus généralement les violences sur les enfants ?
Marie : Peut-être…Personnellement j’ai été éduquée comme ça, et je m’en porte très bien ! Il faut bien que l'enfant apprenne à obéir, sinon il devient un enfant roi et fait tout et n'importe quoi. Comment veux-tu qu'il devienne un adulte responsable ?
Paul : Non mais il faut faire preuve de bon sens ! Sans laisser l’enfant faire ce qu’il veut, si tu le considères comme un adulte et que tu lui expliques clairement les choses, il comprendra très bien. J’ai d’ailleurs écouté France Inter ce matin, et une pédiatre du nom de Catherine Gueguen expliquait justement que le cerveau des enfants n’est pas encore complètement formé, il faut donc prendre le temps de leur expliquer calmement.
Marie : C’est trop facile d’aller parler d’éducation sur un plateau télé et donner des conseils, moi aussi je peux le faire. Mais chaque enfant est différent, et c’est facile de culpabiliser les parents qui font de leur mieux.
Le soir venu, Marie se renseigne alors sur cette fameuse loi, et tombe rapidement sur le site de l’association « Stop VEO » (Violences Éducatives Ordinaires) anciennement présidée par Céline Quelen, militante pour les droits de l’enfant. Marie découvre également des acteurs fortement médiatisés, comme les psychothérapeutes Isabelle Filliozat et Caroline Goldman, qui se positionnent à l’heure actuelle comme des expertes ayant chacune leur vision propre de la parentalité et des méthodes éducatives, polarisant le débat public entre les pro-éducation positive, et ceux qui s’y opposent.
Comme Marie, la presse française s’intéresse à la notion « d’éducation positive » à partir des années 2007-2008.
Si la question des châtiments corporels et de l’interdiction des violences sur les enfants est présente dans la presse depuis longtemps et a abouti à la première loi « anti-fessée » de 2007, qui définit et sanctionne les violences physiques sur les enfants, le débat public se saisit en effet de la notion « d’éducation positive » seulement à partir des années 2013-2014. Cet intérêt se développe à partir de la pensée sur la psychologie positive venant des Etats Unis et se représente dans la presse dès 2007-2008 avec une forte augmentation des études scientifiques mondiales sur le sujet. L’intérêt pour l’« éducation positive » culmine vers 2019 en rejoignant la question d’une éducation non-violente, lors d'une seconde loi concernant les « violences éducatives ordinaires », qui élargit le spectre d’application de la loi de 2007 aux violences morales et psychologiques.
Ces discussions autour de l’éducation positive réunissent une diversité d'acteurs aux formations et aux objectifs variés. On retrouve parmi ces acteurs des professionnels de la santé comme des médecins ou des psychothérapeutes, des représentants des pouvoirs publics, des associations défendant les droits des enfants ainsi que des professionnels de l’enfance. Chacun apporte une vision de l’éducation en lien avec son expertise professionnelle, mais aussi personnelle, autour des quatre pôles suivants : l’aspect médical, législatif, parental et scolaire.
Alleaume, Valentin; Cazali, Paul; Doireau, Pierre-Yves; Gstalter, Pierre-Louis; Laraison, Maxence; Lenglet, William; Leroy, Maxime; Perdrizet, Jérémy; Rebière, Alexandre
La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alleaume2024,
title = {La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ?},
author = {Valentin Alleaume and Paul Cazali and Pierre-Yves Doireau and Pierre-Louis Gstalter and Maxence Laraison and William Lenglet and Maxime Leroy and Jérémy Perdrizet and Alexandre Rebière},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC8-Fixation%20prix%20Elec.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Le 24 février 2022, la Russie lance une attaque éclair contre l’Ukraine. C’est le début d’un long conflit, toujours en cours à l’heure de l’écriture de ces lignes, qui a profondément déséquilibré la géopolitique mondiale. Les effets ne se font pas attendre pour le consommateur européen : le 17 novembre 2022, les chiffres de l’inflation en zone Euro sur douze mois glissants pour octobre sont publiés : 11.5%. C’est trois fois plus que l’année précédente. Le lien avec le conflit russo-ukrainien, même s’il n’explique que partiellement cette inflation, est facile à établir. Bien que les prix du gaz aient déjà commencé à augmenter en 2022, la guerre économique de l’Europe contre la Russie renforcera cette hausse. Or comme nous le détaillerons plus tard, le prix du gaz a un impact direct sur la facture d’électricité, même en France où le parc est principalement nucléaire. Ce dernier point a suscité l’incompréhension de certains consommateurs, entraînant une intensification médiatique des discussions sur les coûts de l’électricité dans la presse française.
L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
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tppubtype = {bachelorthesis}
}
L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.
Bitard, Hugo; Tani, Tasnim Kazi; de Benaze, François Duhil; Marès, Emeric; Faurie, Raphaël; Rigaut, Gaétan; Hernot, Anatole; Wotawa, Cécile-Aurore
Ondes et Vaches : Illustration de la difficulté de partage du monde rural. Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Bitard2024,
title = {Ondes et Vaches : Illustration de la difficulté de partage du monde rural.},
author = {Hugo Bitard and Tasnim Kazi Tani and François Duhil de Benaze and Emeric Marès and Raphaël Faurie and Gaétan Rigaut and Anatole Hernot and Cécile-Aurore Wotawa},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1-Ondes_et_Vaches.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {En France, en 2020, l'élevage bovin représente environ un quart de la production agricole et occupe plus de la moitié de la surface agricole métropolitaine. Cependant, au cours des dernières années, l’effectif du cheptel bovin n’a eu de cesse de diminuer, traduction de la crise que traversent actuellement les éleveurs et la filière agricole. À l’inverse, les investissements dans les secteurs des énergies renouvelables et des télécommunications, symboles du développement technologique moderne, augmentent inexorablement depuis les années 2010. Bien que ces deux pans de l’économie française semblent diamétralement opposés, il est toutefois possible que certaines tensions apparaissent à l’intersection de ces domaines. Depuis les années 90, avec le développement des lignes à haute tension et des antennes relais, plusieurs éleveurs annoncent constater des problèmes pathologiques chez leurs bêtes. Selon ces derniers, la racine de ces problèmes qui peuvent aller de l'altération de la qualité du lait à une surmortalité des animaux, se trouverait dans l’exposition du troupeau aux ondes électromagnétiques ou aux courants souterrains engendrés par les installations téléphoniques et électriques.
Soucieux d’éviter les répercussions financières induites par les baisses de rendement, les éleveurs cherchent à faire reconnaître la responsabilité des installateurs d’équipements.
Pour cela, certains se regroupent et créent des associations pour faire entendre leurs voix. Ces dernières, telles que l’Association Nationale Animaux sous Tension (ANAST), mènent des actions en justice afin d’obtenir gain de cause pour les éleveurs.
Face à des vétérinaires qui ne parviennent pas à soulager les bêtes ou à fournir des explications qui leur conviennent, les éleveurs se tournent alors vers la géobiologie. Cette discipline propose une étude des comportements animaux dans les relations avec leur milieu, et met en cause diverses infrastructures électriques dans l’explication des maux des bêtes. Les praticiens géobiologues, revendiquant une base scientifique, proposent alors des solutions allant des modifications des systèmes électriques à l’installation de structures ou “d’aiguilles d’acuponcture terrestre” en métal pour soulager les animaux.
Si la littérature scientifique a tendance à écarter l’expertise des géobiologues, une majorité d’éleveurs témoigne toutefois d'un retour à un comportement habituel de leurs bêtes à la suite des interventions.
Une analyse quantitative des articles de presse nationale permet de se rendre compte de la récente prise d’importance du sujet. En effet, la controverse gagne en notoriété autour de 2010, pour atteindre un point culminant en 2019-2021. Cela coïncide avec la médiatisation des éoliennes du parc des Quatre-Seigneurs à Nozay, qui a marqué un tournant décisif dans la prise au sérieux des acteurs impliqués dans la controverse.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Soucieux d’éviter les répercussions financières induites par les baisses de rendement, les éleveurs cherchent à faire reconnaître la responsabilité des installateurs d’équipements.
Pour cela, certains se regroupent et créent des associations pour faire entendre leurs voix. Ces dernières, telles que l’Association Nationale Animaux sous Tension (ANAST), mènent des actions en justice afin d’obtenir gain de cause pour les éleveurs.
Face à des vétérinaires qui ne parviennent pas à soulager les bêtes ou à fournir des explications qui leur conviennent, les éleveurs se tournent alors vers la géobiologie. Cette discipline propose une étude des comportements animaux dans les relations avec leur milieu, et met en cause diverses infrastructures électriques dans l’explication des maux des bêtes. Les praticiens géobiologues, revendiquant une base scientifique, proposent alors des solutions allant des modifications des systèmes électriques à l’installation de structures ou “d’aiguilles d’acuponcture terrestre” en métal pour soulager les animaux.
Si la littérature scientifique a tendance à écarter l’expertise des géobiologues, une majorité d’éleveurs témoigne toutefois d'un retour à un comportement habituel de leurs bêtes à la suite des interventions.
Une analyse quantitative des articles de presse nationale permet de se rendre compte de la récente prise d’importance du sujet. En effet, la controverse gagne en notoriété autour de 2010, pour atteindre un point culminant en 2019-2021. Cela coïncide avec la médiatisation des éoliennes du parc des Quatre-Seigneurs à Nozay, qui a marqué un tournant décisif dans la prise au sérieux des acteurs impliqués dans la controverse.
Calderari, Lisa; do Nascimento, Ralf Cortes; Gentil, Thomas; Lesbre, Viviane; Ouaknine, Salomé; Rousseau, Antoine; Schmidt, Alice; Trameçon, Jérémy
L’interdiction de la pêche dans les aires marines protégées françaises : Aires marines protégées : acceptables et utiles ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Calderari2024,
title = {L’interdiction de la pêche dans les aires marines protégées françaises : Aires marines protégées : acceptables et utiles ?},
author = {Lisa Calderari and Ralf Cortes do Nascimento and Thomas Gentil and Viviane Lesbre and Salomé Ouaknine and Antoine Rousseau and Alice Schmidt and Jérémy Trameçon},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC4-peche_AMP.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Brest, le 30 mars 2023. Les bureaux de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) sont incendiés lors d’une manifestation organisée par un regroupement de marins-pêcheurs bretons, venus protester contre l’interdiction de la pratique de pêche au chalut de fond dans les aires marines protégées (AMP) des côtes bretonnes. Cet acte volontaire à la signification profonde met en lumière, au printemps 2023, la controverse qui se noue autour des AMP françaises et l’interdiction de la pêche dans ces espaces. Nous étudions dans le présent article la question de l’interdiction du chalutage de fond dans les aires marines protégées (AMP), interdiction ayant fait l’objet d’une communication par la Commission européenne (CE) le 21 février 2023 à l’intention des Etats membres, dans le cadre du Plan d’action de l’Union européenne “Océan-climat”. Le chalutage de fond constitue une technique de pêche au large utilisant un filet de forme conique, remorqué par un navire en surface. Le filet, maintenu ouvert par deux panneaux métalliques, est traîné sur le fond marin afin de capter des espèces vivant sur ou à proximité du fond marin (espèces benthiques). Tantôt décriée, tantôt défendue, cette technique de pêche veut aujourd’hui être totalement interdite des aires marines protégées par la CE, ces dernières constituant à part entière un outil de protection de l’environnement hautement controversé que nous allons décortiquer par la suite.
La France possède le deuxième espace maritime le plus étendu au monde, après les Etats-Unis. Ces espaces maritimes constituent une Zone Économique Exclusive (ZEE), d’une superficie de 10 191 900 kilomètres carrés. Une ZEE, établie dans une bande de 200 miles de large à partir de la ligne de base de la côte d’un Etat, est définie à l’échelle mondiale par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) de Montego Bay le 10 décembre 1982. En 2022, ce sont 157 États, dont ceux de l’Union Européenne, qui ont signé cette convention. La France est donc détentrice de zones marines dans lesquelles, d’après l’article 61 de la CNUDM, le gouvernement se doit de protéger et de préserver le milieu marin : “L'État côtier, compte tenu des données scientifiques les plus fiables dont il dispose, prend des mesures appropriées de conservation et de gestion pour éviter que le maintien des ressources biologiques de sa zone économique exclusive ne soit compromis par une surexploitation.”
Possédant ainsi, via sa ZEE, une présence juridique dans l’ensemble des océans (excepté l’océan arctique), la France peut être considérée aujourd’hui comme responsable du patrimoine marin de ces zones, donc de la préservation de la biodiversité marine, des habitats et des sols benthiques ainsi que des effectifs de populations d’espèces pêchées. Le magazine National Geographic écrit à ce propos : “Avec un domaine maritime d’environ 10,7 millions de km2 - le deuxième après les États-Unis -, la France est concernée au premier chef par l’avenir des océans.”
Les études scientifiques, notamment les rapports du GIEC, démontrent aujourd’hui depuis trois décennies la relation de cause à effets des activités anthropiques sur l’effondrement actuel de la biodiversité, y compris marine. Les activités de surpêche en milieu marin sont en effet considérées comme la première cause de l’érosion de la biodiversité océanique. La protection de cette dernière, de l’océan et de ses ressources constitue le 14ème objectif mondial pour le développement durable, défini par les Nations Unies depuis 2015. Il est rappelé dans ces objectifs la nécessité de développer des outils afin de protéger et préserver les espaces marins et les espèces qui les habitent.
En décembre 1963, le gouvernement français crée le Parc naturel du site de Port-Cros, en Mer Méditerranée, dans cet objectif de préservation du site qui dispose d’une partie à la fois terrestre et marine : l’espace maritime protégé dans le cadre de ce parc naturel constitue la première aire marine protégée (AMP) de France métropolitaine.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
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La France possède le deuxième espace maritime le plus étendu au monde, après les Etats-Unis. Ces espaces maritimes constituent une Zone Économique Exclusive (ZEE), d’une superficie de 10 191 900 kilomètres carrés. Une ZEE, établie dans une bande de 200 miles de large à partir de la ligne de base de la côte d’un Etat, est définie à l’échelle mondiale par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) de Montego Bay le 10 décembre 1982. En 2022, ce sont 157 États, dont ceux de l’Union Européenne, qui ont signé cette convention. La France est donc détentrice de zones marines dans lesquelles, d’après l’article 61 de la CNUDM, le gouvernement se doit de protéger et de préserver le milieu marin : “L'État côtier, compte tenu des données scientifiques les plus fiables dont il dispose, prend des mesures appropriées de conservation et de gestion pour éviter que le maintien des ressources biologiques de sa zone économique exclusive ne soit compromis par une surexploitation.”
Possédant ainsi, via sa ZEE, une présence juridique dans l’ensemble des océans (excepté l’océan arctique), la France peut être considérée aujourd’hui comme responsable du patrimoine marin de ces zones, donc de la préservation de la biodiversité marine, des habitats et des sols benthiques ainsi que des effectifs de populations d’espèces pêchées. Le magazine National Geographic écrit à ce propos : “Avec un domaine maritime d’environ 10,7 millions de km2 - le deuxième après les États-Unis -, la France est concernée au premier chef par l’avenir des océans.”
Les études scientifiques, notamment les rapports du GIEC, démontrent aujourd’hui depuis trois décennies la relation de cause à effets des activités anthropiques sur l’effondrement actuel de la biodiversité, y compris marine. Les activités de surpêche en milieu marin sont en effet considérées comme la première cause de l’érosion de la biodiversité océanique. La protection de cette dernière, de l’océan et de ses ressources constitue le 14ème objectif mondial pour le développement durable, défini par les Nations Unies depuis 2015. Il est rappelé dans ces objectifs la nécessité de développer des outils afin de protéger et préserver les espaces marins et les espèces qui les habitent.
En décembre 1963, le gouvernement français crée le Parc naturel du site de Port-Cros, en Mer Méditerranée, dans cet objectif de préservation du site qui dispose d’une partie à la fois terrestre et marine : l’espace maritime protégé dans le cadre de ce parc naturel constitue la première aire marine protégée (AMP) de France métropolitaine.
Akkari, Sophian; Almecija, César; Bourson, Théo; Courtot, Victor; Karim, Iheb El; Freyther, Alexandre; Glorieux, Côme; Haller, Antoine; Serieys, Thomas
Le tunnel Lyon-Turin - Un méga-projet inutile ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Akkari2024,
title = {Le tunnel Lyon-Turin - Un méga-projet inutile ?},
author = {Sophian Akkari and César Almecija and Théo Bourson and Victor Courtot and Iheb El Karim and Alexandre Freyther and Côme Glorieux and Antoine Haller and Thomas Serieys},
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year = {2024},
date = {2024-03-01},
urldate = {2024-03-01},
abstract = {Le projet Lyon-Turin est un projet de ligne ferroviaire traversant les Alpes et reliant les métropoles de Lyon et Turin. Il vise à remplacer la ligne actuelle, inaugurée en 1871, dont les fortes pentes et les infrastructures vieillissantes limitent l’exploitation. En augmentant la capacité de transport par le rail entre la France et l’Italie, la nouvelle ligne remplirait un objectif double d’intégration européenne et de décarbonation du transport transalpin. Néanmoins, en raison du coût important du projet, de son impact environnemental et d’un bilan carbone jugé insuffisamment positif, différents mouvements se sont constitués pour mettre fin au projet.
Le projet s’organise autour d’un tunnel de base, dit du Mont d’Ambin ou du Mont Cenis, de 57,5 km de long qui permet le franchissement des Alpes en reliant Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, à Suse, en Italie. Situé à une altitude comprise entre 550 et 600 m, il limite la pente à 1,2 % contre 3,4 % sur la ligne actuelle, autorisant ainsi une capacité plus importante et une vitesse plus rapide que le tracé du XIXe siècle. Il constitue la section transfrontalière franco-italienne, actuellement en cours de réalisation et dont la mise en service est prévue en 2032. De chaque côté de cette section internationale, la France et l’Italie se sont engagées à réaliser des accès de même capacité que le tunnel. Alors que l’Italie a engagé la réalisation de la ligne entre Suse et Turin, la partie française demeure à l’état de projet. Si l’État a officiellement fait le choix du scénario “grand gabarit” parmi trois scénarios, le Conseil d’orientation des infrastructures a suggéré d’en reporter la réalisation et de privilégier l’amélioration du trajet Dijon-Modane, tandis que d’autres acteurs demandent l’abandon du projet.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Le projet s’organise autour d’un tunnel de base, dit du Mont d’Ambin ou du Mont Cenis, de 57,5 km de long qui permet le franchissement des Alpes en reliant Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, à Suse, en Italie. Situé à une altitude comprise entre 550 et 600 m, il limite la pente à 1,2 % contre 3,4 % sur la ligne actuelle, autorisant ainsi une capacité plus importante et une vitesse plus rapide que le tracé du XIXe siècle. Il constitue la section transfrontalière franco-italienne, actuellement en cours de réalisation et dont la mise en service est prévue en 2032. De chaque côté de cette section internationale, la France et l’Italie se sont engagées à réaliser des accès de même capacité que le tunnel. Alors que l’Italie a engagé la réalisation de la ligne entre Suse et Turin, la partie française demeure à l’état de projet. Si l’État a officiellement fait le choix du scénario “grand gabarit” parmi trois scénarios, le Conseil d’orientation des infrastructures a suggéré d’en reporter la réalisation et de privilégier l’amélioration du trajet Dijon-Modane, tandis que d’autres acteurs demandent l’abandon du projet.
Conferences
Kyriakoglou, Revekka; Pappa, Anna; He, Jilin; Schoen, Antoine; Laurens, Patricia; Vartampetian, Markarit; Laredo, Philippe; Kyriacopoulou, Tita
Développement automatique de lexiques pour les concepts émergents : une exploration méthodologique Conference
JADT 2024 : 17th International Conference on Statistical Analysis of Textual Data Bruxelles, Belgique, 2024.
@conference{Kyriakoglou2024,
title = {Développement automatique de lexiques pour les concepts émergents : une exploration méthodologique},
author = {Revekka Kyriakoglou and Anna Pappa and Jilin He and Antoine Schoen and Patricia Laurens and Markarit Vartampetian and Philippe Laredo and Tita Kyriacopoulou},
url = {https://arxiv.org/pdf/2406.10253},
year = {2024},
date = {2024-06-27},
address = {Bruxelles, Belgique},
organization = {JADT 2024 : 17th International Conference on Statistical Analysis of Textual Data},
abstract = {This paper presents the development of a lexicon centered on emerging concepts, focusing on non-technological innovation. It introduces a four-step methodology that combines human expertise, statistical analysis, and machine learning techniques to establish a model that can be generalized across multiple domains. This process includes the creation of a thematic corpus, the development of a Gold Standard Lexicon, annotation and preparation of a training corpus, and finally, the implementation of learning models to identify new terms. The results demonstrate the robustness and relevance of our approach, highlighting its adaptability to various contexts and its contribution to lexical research. The developed methodology promises applicability in conceptual fields.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {conference}
}
LIST OF SCIENTIFIC WORKS THAT HAVE USED CORTEXT MANAGER
(Sources: Google Scholar, HAL, Scopus, WOS and search engines)
We are grateful that you have found CorTexT Manager useful. Over the years, you have been more than 1050 authors to trust CorTexT for your publicly accessible analyzes. This represents a little less than 10% of CorTexT Manager user’s community. So, thank you!
We seek to understand how the scientific production that used CorText Manager has evolved and to characterise it. You will find here our analysis of this scientific production.
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