2026
Journal Articles
Crosset, Valentine; Venturini, Tommaso; Dupont, Benoît
Content moderation as traffic control: an analysis of EU and US legislation on platform regulation Journal Article
In: Critical Studies on Security, 2026, ISSN: 2162-4887.
@article{Crosset2026,
title = {Content moderation as traffic control: an analysis of EU and US legislation on platform regulation},
author = {Valentine Crosset and Tommaso Venturini and Benoît Dupont},
url = {https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/21624887.2026.2692735
https://www.tandfonline.com/journals/rcss20?src=pdf
},
doi = {/10.1080/21624887.2026.2692735},
issn = { 2162-4887},
year = {2026},
date = {2026-06-24},
urldate = {2026-06-24},
journal = {Critical Studies on Security},
school = {York University},
abstract = {This article investigates online speech governance as a case study of contemporary security practices, focusing on how states have tried to regulate the moderation of digital communication flows. Drawing on governance theories and critical security studies, the study analyzes and compares different regulatory regimes in the United States and Europe. Using a quali-quantitative analysis of seven legislative texts, it identifies three distinct approaches to managing information flows: free circulation, patrolling, and flow optimisation. These regimes reflect a shift in security governance from controlling content to channelling its circulation, embedding platforms within state-driven frameworks of transparency and accountability. The analysis reveals how legislation reshapes platform practices, transforming them into quasi-public entities subject to bureaucratic oversight. Platforms, in turn, adapt by integrating regulatory expectations into their operations, balancing compliance demands with their business models. Contributing to the literature on critical security studies, this article critically examines how these diverse regulatory regimes converge around a shared mechanism of security bureaucratisation. Rather than governing through direct content control, states translate security imperatives into administrative rationalities – transparency, auditing, and reporting – that programme platforms conduct and govern information circulation through continuous bureaucratic procedures.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Bachelor Theses
ABDO, Maria-Theresa; BENEZECH, Antoine; BAKADOUR, Mohamed Nadir; BENICHOU-CHAFFANJON, Charles; BOIS, Alexandre; GROOTE, Hubert DE; LHAYANI, Samuel; MOREAU, Nicolas
Quelles régulations pour les stablecoins ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2026.
@bachelorthesis{ABDO2026,
title = {Quelles régulations pour les stablecoins ?},
author = {Maria-Theresa ABDO and Antoine BENEZECH and Mohamed Nadir BAKADOUR and Charles BENICHOU-CHAFFANJON and Alexandre BOIS and Hubert DE GROOTE and Samuel LHAYANI and Nicolas MOREAU},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo25/PC2-Stablecoins.pdf},
year = {2026},
date = {2026-03-01},
urldate = {2026-03-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Depuis le lancement du Bitcoin en 2009 et sa diffusion plus large à partir de 2011, le système financier international connaît une vague d’innovations de rupture fondées sur les
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.
2025
Journal Articles
Shen, Shiying; Wenhao,; Liu, Xin; Zeng, Jianwen; Li, Sixie; Zhu, Xiaohong; Dong, Chaoqun; Wang, Bin; Shi, Yankai; Yao, Jiani; Wang, Bingsheng; Jing, Louxia; Cao, Shihua; Liang, Guanmian
From virtual to reality: innovative practices of digital twins in tumor therapy Journal Article
In: Journal of Translational Medicine, vol. 23, iss. 348, 2025.
@article{Shen2025,
title = {From virtual to reality: innovative practices of digital twins in tumor therapy},
author = {Shiying Shen and Wenhao and Xin Liu and Jianwen Zeng and Sixie Li and Xiaohong Zhu and Chaoqun Dong and Bin Wang and Yankai Shi and Jiani Yao and Bingsheng Wang and Louxia Jing and Shihua Cao and Guanmian Liang},
url = {https://translational-medicine.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12967-025-06371-z},
doi = {/10.1186/s12967-025-06371-z},
year = {2025},
date = {2025-03-19},
urldate = {2025-03-19},
journal = {Journal of Translational Medicine},
volume = {23},
issue = {348},
abstract = {Background As global cancer incidence and mortality rise, digital twin technology in precision medicine offers new opportunities for cancer treatment.
Objective This study aims to systematically analyze the current applications, research trends, and challenges of digital twin technology in tumor therapy, while exploring future directions.
Methods Relevant literature up to 2024 was retrieved from PubMed, Web of Science, and other databases. Data visualization was performed using R and VOSviewer software. The analysis includes the research initiation and trends, funding models, global research distribution, sample size analysis, and data processing and artificial intelligence applications. Furthermore, the study investigates the specific applications and effectiveness of digital twin technology in tumor diagnosis, treatment decision-making, prognosis prediction, and personalized management.
Results Since 2020, research on digital twin technology in oncology has surged, with significant contributions from the United States, Germany, Switzerland, and China. Funding primarily comes from government agencies, particularly the National Institutes of Health in the U.S. Sample size analysis reveals that large-sample studies have greater clinical reliability, while small-sample studies emphasize technology validation. In data processing and artificial intelligence applications, the integration of medical imaging, multi-omics data, and AI algorithms is key. By combining multimodal data integration with dynamic modeling, the accuracy of digital twin models has been significantly improved.
However, the integration of different data types still faces challenges related to tool interoperability and limited standardization. Specific applications of digital twin technology have shown significant advantages in diagnosis, treatment
decision-making, prognosis prediction, and surgical planning.
Conclusion Digital twin technology holds substantial promise in tumor therapy by optimizing personalized treatment plans through integrated multimodal data and dynamic modeling. However, the study is limited by factors such as language restrictions, potential selection bias, and the relatively small number of published studies in this emerging field, which may affect the comprehensiveness and generalizability of our findings. Moreover, issues related to data heterogeneity, technical integration, and data privacy and ethics continue to impede its broader clinical application. Future research should promote international collaboration, establish unified interdisciplinary standards, and strengthen ethical regulations to accelerate the clinical translation of digital twin technology in cancer treatment.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Objective This study aims to systematically analyze the current applications, research trends, and challenges of digital twin technology in tumor therapy, while exploring future directions.
Methods Relevant literature up to 2024 was retrieved from PubMed, Web of Science, and other databases. Data visualization was performed using R and VOSviewer software. The analysis includes the research initiation and trends, funding models, global research distribution, sample size analysis, and data processing and artificial intelligence applications. Furthermore, the study investigates the specific applications and effectiveness of digital twin technology in tumor diagnosis, treatment decision-making, prognosis prediction, and personalized management.
Results Since 2020, research on digital twin technology in oncology has surged, with significant contributions from the United States, Germany, Switzerland, and China. Funding primarily comes from government agencies, particularly the National Institutes of Health in the U.S. Sample size analysis reveals that large-sample studies have greater clinical reliability, while small-sample studies emphasize technology validation. In data processing and artificial intelligence applications, the integration of medical imaging, multi-omics data, and AI algorithms is key. By combining multimodal data integration with dynamic modeling, the accuracy of digital twin models has been significantly improved.
However, the integration of different data types still faces challenges related to tool interoperability and limited standardization. Specific applications of digital twin technology have shown significant advantages in diagnosis, treatment
decision-making, prognosis prediction, and surgical planning.
Conclusion Digital twin technology holds substantial promise in tumor therapy by optimizing personalized treatment plans through integrated multimodal data and dynamic modeling. However, the study is limited by factors such as language restrictions, potential selection bias, and the relatively small number of published studies in this emerging field, which may affect the comprehensiveness and generalizability of our findings. Moreover, issues related to data heterogeneity, technical integration, and data privacy and ethics continue to impede its broader clinical application. Future research should promote international collaboration, establish unified interdisciplinary standards, and strengthen ethical regulations to accelerate the clinical translation of digital twin technology in cancer treatment.
Bachelor Theses
Alexia, Allal; Jonas, Amar; Hanna, Kleinmann; Samuel, Ladroue; Ruotong, Mao; Audren, Nison; Fernando, Robles Rodriguez; Adam, Saoud
E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alexia2025,
title = {E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ?},
author = {Allal Alexia and Amar Jonas and Kleinmann Hanna and Ladroue Samuel and Mao Ruotong and Nison Audren and Robles Rodriguez Fernando and Saoud Adam},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC5-E-CIGARETTE.pdf},
year = {2025},
date = {2025-04-01},
abstract = {La cigarette électronique, ou e-cigarette, est un dispositif électronique qui reproduit l'acte de fumer une cigarette classique en produisant une vapeur inhalable. Contrairement à la cigarette traditionnelle, la e-cigarette ne brûle pas de tabac, mais vaporise une solution appelée e-liquide, qui peut contenir ou non de la nicotine. Cette innovation, bien que perçue par certains comme un outil de sevrage tabagique et moins nocif, est au cœur d'une controverse sur ses effets à long terme sur la santé et son efficacité réelle dans l'arrêt du tabac. De plus, son attrait grandissant chez les jeunes alimente des inquiétudes sur le risque d'une "porte d'entrée" vers le tabagisme, en particulier en raison de la dépendance à la nicotine qu'elle peut entraîner. Ces débats opposent partisans de la réduction des risques et défenseurs d'une régulation stricte, soulignant les tensions entre prévention, innovation et protection des populations vulnérables.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Delarue, Simon
Learning on graphs : from algorithms to socio-technical analyses on AI Bachelor Thesis
Telecom Paris, 2025, (HAL Id: tel-04963643).
@bachelorthesis{Delarue2025,
title = {Learning on graphs : from algorithms to socio-technical analyses on AI},
author = {Simon Delarue},
url = {https://theses.hal.science/tel-04963643v1/file/142478_DELARUE_2025_archivage.pdf
https://theses.hal.science/tel-04963643v1},
year = {2025},
date = {2025-02-24},
school = {Telecom Paris},
abstract = {Artificial Intelligence (AI) techniques and algorithms are now deeply embedded in our daily lives. While they offer promising possibilities, their expanding presence in high- stake decision-making domains such as healthcare, justice, and industry raises significant societal, ethical, environmental, and governance issues. Far from being neutral tools, AI models have transformed our practices by introducing or amplifying biases – such as those related to race or gender – and have led to broader consequences, reshaping debates on issues such as the environmental impact of digitalisation. To address the challenges posed by the rapid expansion of AI technologies, and as these issues begin to be considered within international regulations like the AI Act in Europe, it is essential for scientists and developers to incorporate these considerations into their approaches. This requires moving beyond a restricted focus on performance to include aspects like scalability, simplicity, and explainability. This thesis examines the potential of attributed graph-based approaches to address both the technical challenges posed by AI methods, and the socio-technical questions that arise from their complex relationship with society. The first part of this thesis explores how graph-based methods can meet the require- ments for efficiency, scalability, and simplicity in learning techniques. Graphs, i.e. sets of nodes connected to each other through edges, enable the modelling of complex re- lational data and draw on contributions from fields ranging from computer science to social sciences, offering promising solutions to the limitations encountered in AI. First, through a software contribution, we show how the inherent sparsity of complex networks can be leveraged within model implementation to reduce the computational cost of cur- rent approaches. Then, by examining the capabilities of non-neural attributed graph approaches, this thesis shows that simple methods can outperform state-of-the-art neu- ral networks in capturing the structural complexity of real-world data, thereby providing scalable and generalisable solutions to graph-based machine learning tasks such as node classification and link prediction. Finally, we design an attributed pattern mining ap- proach to derive interesting and easily understandable insights from complex networks. Recognising the need for diverse analytical approaches to understand the complex entanglements among current AI techniques, what we aim to achieve with them, and how they transform our uses, the second part of this thesis shifts to an interdisciplinary exam- ination of AI as a socio-technical system. This part explores how AI can be re-envisioned not only as a tool but also as an object of study. By framing AI as an ecosystem shaped by diverse stakeholders and societal concerns, this thesis uses graph-based models to map the interactions and tensions within AI, particularly around explainability, ethics, and environmental impact. For this purpose, we conduct a user study to examine the po- v tential of attributed graph-based explanations to enhance users’ perception of AI-based recommendations, and reveal the complex link between users’ preference towards expla- nation design and the understanding gain these explanations allow. In a second analysis, we build a corpus of AI charters and manifestos for ethics, which we make publicly avail- able. Using this corpus, we quantitatively analyse the interactions among key actors forming the social world of AI ethics in order to understand their roles in influencing AI governance and regulation. Finally, we explore how AI-related scientists incorporate their environmental concerns into their research using attributed graph analysis. This study reveals that environmental concerns remain largely framed through a technical perspective, with little consideration of the ecological impacts of digitalisation, pointing to the need for a more balanced approach in future research on AI and the environment. Building directly on the work presented in this thesis, we conclude by opening path- ways for future research directions focused on simple and efficient graph-based approaches to learning on complex networks. In a broader context, we also discuss future research avenues that we consider essential, including research rooted in Science and Technology Studies, to assess how digital technologies might evolve as inclusive, responsible, and sustainable tools. },
note = {HAL Id: tel-04963643},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
2024
Journal Articles
Ollivier, Guillaume; Gasselin, Pierre; Batifol, Véronique
The framings of the coexistence of agrifood models: a computational analysis of French media Journal Article
In: Agriculture and Human Values, 2024.
@article{Ollivier2024,
title = {The framings of the coexistence of agrifood models: a computational analysis of French media},
author = {Guillaume Ollivier and Pierre Gasselin and Véronique Batifol},
url = {https://link.springer.com/article/10.1007/s10460-023-10531-6
https://rdcu.be/dAuZ4
},
doi = {10.1007/s10460-023-10531-6},
year = {2024},
date = {2024-02-07},
urldate = {2024-02-07},
journal = {Agriculture and Human Values},
abstract = {The confrontations of stakeholder visions about agriculture and food production has become a focal point in the public sphere, coinciding with a diversification of agrifood models. This study analyzes the debates stemming from the coexistence of these models, particularly during the initial term of neoliberal-centrist Emmanuel Macron’s presidency in France.
Employing collective monitoring from 2017 to 2021, a corpus of 958 online news and blog articles was compiled. Using a computational analysis, we reveal the framings and controversies emerging from this media discourse. The macro-structuring of discourse on model coexistence revolves around scientific, economic and political framings. Coexistence is a complex of debates based on specific frames associated with specific arenas and actor configurations: growth of organic agriculture, transformations of agrifood systems, sciences of production and impacts, livestock and meat diet controversies, agroecological innovations, CAP reform criticism, discourse of peasant agriculture and State-Profession co-gestion. Employing global sentiment analysis and focusing on salient controversies, namely EGAlim law, pesticide regulations, and agribashing, we show the shift from conciliation to a hardening of debates. Finally, we discuss the causes and consequences of this trend. The political will to support the transition of agriculture remains influenced by the co-gestion system, an inherited configuration of decision-makers instrumental in the agricultural modernization. As a consequence, significant agricultural challenges, particularly highlighted in the scientific macro-frame, persist unresolved. This lock-in of the agrifood system is based on defensive strategies that challenge the democratic debate about food and agricultural practices.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Employing collective monitoring from 2017 to 2021, a corpus of 958 online news and blog articles was compiled. Using a computational analysis, we reveal the framings and controversies emerging from this media discourse. The macro-structuring of discourse on model coexistence revolves around scientific, economic and political framings. Coexistence is a complex of debates based on specific frames associated with specific arenas and actor configurations: growth of organic agriculture, transformations of agrifood systems, sciences of production and impacts, livestock and meat diet controversies, agroecological innovations, CAP reform criticism, discourse of peasant agriculture and State-Profession co-gestion. Employing global sentiment analysis and focusing on salient controversies, namely EGAlim law, pesticide regulations, and agribashing, we show the shift from conciliation to a hardening of debates. Finally, we discuss the causes and consequences of this trend. The political will to support the transition of agriculture remains influenced by the co-gestion system, an inherited configuration of decision-makers instrumental in the agricultural modernization. As a consequence, significant agricultural challenges, particularly highlighted in the scientific macro-frame, persist unresolved. This lock-in of the agrifood system is based on defensive strategies that challenge the democratic debate about food and agricultural practices.
Bachelor Theses
Alex, Guilhem; Ameen, Mohammad Hasan Al; Benjelloun, Omar; Canadas, Keoni; Delpy, Adrien; Failly, Gauthier De; Gueudet, Baptiste; Hucher, Lenny
Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alex2024,
title = {Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ?},
author = {Guilhem Alex and Mohammad Hasan Al Ameen and Omar Benjelloun and Keoni Canadas and Adrien Delpy and Gauthier De Failly and Baptiste Gueudet and Lenny Hucher},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC3-Fonds-d-investissement-dans-la-nature.pdf},
year = {2024},
date = {2024-11-30},
abstract = {« La nature et ses contributions vitales aux populations, qui ensemble constituent la biodiversité et les fonctions et services écosystémiques, se détériorent dans le monde entier. » Cette déclaration introductive du Rapport de l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)1 souligne une crise sans précédent. La biodiversité, avec ses écosystèmes, ses espèces et ses services essentiels, est au cœur du bien-être humain. Pourtant, l’humanité fait face à une accélération de la perte de cette biodiversité. Par exemple, depuis 1970, les populations mondiales de vertébrés ont diminué de 60%, un déclin qui touche également les insectes, les plantes et les écosystèmes marins. Ainsi, la biodiversité mérite d’être définie précisément. Elle désigne ici non seulement les éléments tangibles tels que les forêts, les océans ou la faune, dans leur diversité génétique, des espèces mais aussi dans les interactions complexes qui forment les écosystèmes et génèrent des services naturels. Ces services sont qualifiés de “services écosystémiques” par le Millennium Ecosystem Assessment (2005)2 soulignant leur rôle crucial pour les sociétés humaines. L’IPBES identifie 18 services écosystémiques qui sont des contributions de la nature aux populations (Nature’s Contributions to People - ou NCP). Ces services écosystémiques sont répartis par l’IPBES en 3 catégories : les services d’approvisionnement (alimentation, énergie, matériaux…) ; les services de régulation (pollinisation, qualité de l’air, des sols, des eaux…) ; les apports immatériels (génétique, apprentissage et inspiration, identité…). Par exemple, 75% des cultures alimentaires mondiales, y compris des produits comme le café, le cacao, les amandes et les fruits, dépendent directement de la pollinisation animale. Cependant, cette définition élargie s’accompagne d’un paradoxe : bien que la nature soit un bien commun par excellence, non-excluable mais rival, elle est aujourd’hui confrontée à une exploitation qui ignore sa finitude. Ce phénomène rappelle la célèbre “Tragédie des communs” de Garrett Hardin (1968)3, où l’intérêt individuel conduit à la dégradation collective d’une ressource partagée. Ainsi, l'IPBES avertit que 1 million d'espèces sont menacées d'extinction d'ici les prochaines décennies, un chiffre alarmant qui montre l'urgence de la situation. Environ 75% de la surface terrestre a été modifiée de manière significative par l'activité humaine, et les zones humides, essentielles pour la régulation des eaux et la biodiversité, ont diminué de plus de 85%. Pour contrer cette dégradation, l'IPBES met en évidence un besoin urgent de financement pour préserver la biodiversité. Le rapport Financing Nature4 estime que pour éviter un effondrement écologique, il faut investir 4 à 5 trillions de dollars par an d’ici 2050 pour restaurer les écosystèmes mondiaux. Toutefois, le financement actuel est largement insuffisant. Selon le même rapport, le coût annuel de la perte de biodiversité et des services associés est estimé à environ 5,2 trillions de dollars, mais les financements alloués à la protection de la biodiversité se chiffrent actuellement à seulement 52 milliards de dollars par an. Ces chiffres révèlent un déficit majeur, appelant à une réorientation significative des flux financiers mondiaux. Ainsi, la monétarisation de la nature s’impose comme un concept clé. Ce processus consiste à attribuer une valeur économique aux services écosystémiques afin de rendre leur destruction ou leur préservation “comptabilisable” dans les logiques de marché. Il s’agit donc d’évaluer les services rendus par la nature et les risques de perte de ces services en termes financiers, afin de sensibiliser les décideurs économiques et politiques à l’importance de la biodiversité dans le développement humain. En attribuant une valeur monétaire à ces services, il devient possible de mesurer et de comparer l’impact des activités humaines et d'encourager les investissements dans la préservation des écosystèmes. Une consultante spécialisée dans la transformation des pratiques écologique d’un célèbre cabinet de conseil nous faisait alors remarquer qu’ “On fait en sorte d'avancer sur le sujet de la monétarisation parce qu’on sait que c'est un un argument de poids pour nos clients de brandir des chiffres monétaires et cela permet contribuer à convaincre nos clients d'avancer sur ce sujet biodiversité”. Sa conviction personnelle étant que “si on n’était pas là pour aller voir nos clients et leur dire les gars, là, si vous faites rien, ça va vous coûter de l'argent et donc il faut, vous allez sur la biodiversité, à priori, ils mettraient du temps avant de le faire et potentiellement, ça serait trop tard.” Un paradoxe qui vient d’une vision rationnelle à court ou moyen terme : “Les coûts liés au risque de l'effondrement de la biodiversité, ils vont arriver sur le long ou très long terme alors que les coûts de la transformation, ils ont besoin d'arriver maintenant.” Ainsi, il paraît nécessaire de monétariser les risques écosystémiques pour convaincre les décideurs et acteurs économiques. },
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Balkhi, Taha; Bessy, Hugo; Cotillard, Tristan; Lagasse, Guillaume; Millot, Thibaut; Caldas, Jean Piere Adrian Ramirez; Simon, Louis; Villeminot, Yann
Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Balkhi2024,
title = {Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ?},
author = {Taha Balkhi and Hugo Bessy and Tristan Cotillard and Guillaume Lagasse and Thibaut Millot and Jean Piere Adrian Ramirez Caldas and Louis Simon and Yann Villeminot},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC7-Dioxyde%20de%20Titane.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Dans l'ombre des coulisses réglementaires, une substance a longtemps teinté notre alimentation : le dioxyde de titane, ou TiO2, connu sous le code E171. Une couleur, un additif, un acteur silencieux dans l'industrie alimentaire. Pourtant, son utilisation suscite depuis 2015 des inquiétudes majeures en France, menant à une interdiction dans l’alimentation en janvier 2020 au sein de l'hexagone. Cette interdiction s’est étendue à l'ensemble de l'Union européenne début 2022. Ces interdictions reposent sur des suspicions portant sur la cancérogénicité et la génotoxicité de ce composé. En se référant au principe de précaution, les législateurs ont préféré suspendre la consommation de ce composé.
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.
Alleaume, Valentin; Cazali, Paul; Doireau, Pierre-Yves; Gstalter, Pierre-Louis; Laraison, Maxence; Lenglet, William; Leroy, Maxime; Perdrizet, Jérémy; Rebière, Alexandre
La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alleaume2024,
title = {La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ?},
author = {Valentin Alleaume and Paul Cazali and Pierre-Yves Doireau and Pierre-Louis Gstalter and Maxence Laraison and William Lenglet and Maxime Leroy and Jérémy Perdrizet and Alexandre Rebière},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC8-Fixation%20prix%20Elec.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Le 24 février 2022, la Russie lance une attaque éclair contre l’Ukraine. C’est le début d’un long conflit, toujours en cours à l’heure de l’écriture de ces lignes, qui a profondément déséquilibré la géopolitique mondiale. Les effets ne se font pas attendre pour le consommateur européen : le 17 novembre 2022, les chiffres de l’inflation en zone Euro sur douze mois glissants pour octobre sont publiés : 11.5%. C’est trois fois plus que l’année précédente. Le lien avec le conflit russo-ukrainien, même s’il n’explique que partiellement cette inflation, est facile à établir. Bien que les prix du gaz aient déjà commencé à augmenter en 2022, la guerre économique de l’Europe contre la Russie renforcera cette hausse. Or comme nous le détaillerons plus tard, le prix du gaz a un impact direct sur la facture d’électricité, même en France où le parc est principalement nucléaire. Ce dernier point a suscité l’incompréhension de certains consommateurs, entraînant une intensification médiatique des discussions sur les coûts de l’électricité dans la presse française.
L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.
2023
Bachelor Theses
Caillaud, Sylvain; Ferrière, Arsène; Moeneclaey, Léopold; Michel, Grégoire; Plessier, Aymeric; Redaud, Joseph; Rossignol, Victoire; Roux-Salembien, Maud
Betteraves et néonicotinoïdes : To bee or not to beet ? Bachelor Thesis
2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Caillaud2023,
title = {Betteraves et néonicotinoïdes : To bee or not to beet ?},
author = {Sylvain Caillaud and Arsène Ferrière and Léopold Moeneclaey and Grégoire Michel and Aymeric Plessier and Joseph Redaud and Victoire Rossignol and Maud Roux-Salembien},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC7Neonicotinoides.pdf},
year = {2023},
date = {2023-12-01},
urldate = {2023-12-01},
abstract = {En 2009, un groupe de scientifiques européens multidisciplinaire se réunit dans un contexte d'inquiétude croissante concernant le déclin rapide des populations d'insectes et
d'arthropodes à travers l'Europe depuis les années 1950. Leur objectif ? Envisager toutes les causes possibles de ce déclin particulièrement préoccupant. D’après leur conclusion, le
recours à des pesticides de nouvelle génération, les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits au milieu des années 1990, serait le principal facteur de la diminution des populations d’insectes et d’arthropodes. La validation de cette hypothèse est confiée à la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP), créée pour démontrer les risques que présentent ces produits pour la biodiversité.
La conclusion de leurs recherches est rendue en 2014 et invite à la régulation et à l’interdiction de l’usage des produits néonicotinoïdes. Leurs conclusions sont confirmées par des travaux de l’Union européenne, qui restreint l’utilisation des néonicotinoïdes sur les cultures attirant les abeilles à partir de 2013. En août 2016, la « loi pour la reconquête de la biodiversité » interdit « l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits […] à compter du 1er septembre 2018 ». Des alternatives à l’utilisation des néonicotinoïdes sont étudiées, et sont trouvées pour la grande majorité des cultures. La loi est effectivement mise en application, étendant à toutes les cultures l’interdiction d’utiliser des substances néonicotinoïdes fin 2018.
En 2020, la récolte de betteraves sucrières est catastrophique et les agriculteurs remettent en cause la pertinence de l’interdiction des traitements aux néonicotinoïdes dans leurs champs. Avant l’interdiction, ces traitements les protégeaient des insectes nuisibles et particulièrement du puceron vert Myzus persicae, qui transmet aux betteraves le virus de la jaunisse, lui-même responsable de pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 50%. La situation est inédite pour les producteurs de betteraves sucrières et met en danger les sucreries françaises dont la viabilité économique était déjà fragilisée depuis 2017 par la fin des quotas sucriers.
Face à cette situation, la réaction du gouvernement est prompte : une dérogation est accordée aux producteurs de betteraves afin qu’ils puissent utiliser les traitements néonicotinoïdes sur leurs cultures en 2021. D’après la ministre de l’Ecologie de l’époque, Barbara Pompili, « cette dérogation - temporaire et très encadrée - est la seule solution possible à court terme pour éviter l'effondrement de la filière sucrière en France ».
Ces mesures dérogatoires, renouvelables deux fois, sont rapidement sous le feu des critiques, et la controverse sur les risques associés à l’utilisation des néonicotinoïdes - qui s’était atténuée après l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018 - se relance en se focalisant sur le traitement des betteraves. La figure ci-dessous illustre l’importance que prend la problématique des betteraves dans le débat sur l’utilisation des produits néonicotinoïdes à partir de l’attribution de la dérogation.
La controverse sur l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes est d’autant plus complexe que c’est justement leur efficacité, plébiscitée par les agriculteurs, qui est dénoncée par ses détracteurs. Mais qu’entend-t-on exactement par insecticide néonicotinoïde ?
},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
d'arthropodes à travers l'Europe depuis les années 1950. Leur objectif ? Envisager toutes les causes possibles de ce déclin particulièrement préoccupant. D’après leur conclusion, le
recours à des pesticides de nouvelle génération, les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits au milieu des années 1990, serait le principal facteur de la diminution des populations d’insectes et d’arthropodes. La validation de cette hypothèse est confiée à la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP), créée pour démontrer les risques que présentent ces produits pour la biodiversité.
La conclusion de leurs recherches est rendue en 2014 et invite à la régulation et à l’interdiction de l’usage des produits néonicotinoïdes. Leurs conclusions sont confirmées par des travaux de l’Union européenne, qui restreint l’utilisation des néonicotinoïdes sur les cultures attirant les abeilles à partir de 2013. En août 2016, la « loi pour la reconquête de la biodiversité » interdit « l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits […] à compter du 1er septembre 2018 ». Des alternatives à l’utilisation des néonicotinoïdes sont étudiées, et sont trouvées pour la grande majorité des cultures. La loi est effectivement mise en application, étendant à toutes les cultures l’interdiction d’utiliser des substances néonicotinoïdes fin 2018.
En 2020, la récolte de betteraves sucrières est catastrophique et les agriculteurs remettent en cause la pertinence de l’interdiction des traitements aux néonicotinoïdes dans leurs champs. Avant l’interdiction, ces traitements les protégeaient des insectes nuisibles et particulièrement du puceron vert Myzus persicae, qui transmet aux betteraves le virus de la jaunisse, lui-même responsable de pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 50%. La situation est inédite pour les producteurs de betteraves sucrières et met en danger les sucreries françaises dont la viabilité économique était déjà fragilisée depuis 2017 par la fin des quotas sucriers.
Face à cette situation, la réaction du gouvernement est prompte : une dérogation est accordée aux producteurs de betteraves afin qu’ils puissent utiliser les traitements néonicotinoïdes sur leurs cultures en 2021. D’après la ministre de l’Ecologie de l’époque, Barbara Pompili, « cette dérogation - temporaire et très encadrée - est la seule solution possible à court terme pour éviter l'effondrement de la filière sucrière en France ».
Ces mesures dérogatoires, renouvelables deux fois, sont rapidement sous le feu des critiques, et la controverse sur les risques associés à l’utilisation des néonicotinoïdes - qui s’était atténuée après l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018 - se relance en se focalisant sur le traitement des betteraves. La figure ci-dessous illustre l’importance que prend la problématique des betteraves dans le débat sur l’utilisation des produits néonicotinoïdes à partir de l’attribution de la dérogation.
La controverse sur l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes est d’autant plus complexe que c’est justement leur efficacité, plébiscitée par les agriculteurs, qui est dénoncée par ses détracteurs. Mais qu’entend-t-on exactement par insecticide néonicotinoïde ?
Conferences
Abdo, Alexandre Hannud; Benbouzid, Bilel; Turnheim, Bruno; Raimbault, Benjamin; Barbier, Marc
SASHIMI and new frontiers in the study of socio-semantic networks with mixed-methods on the Cortext Platform Conference
Sunbelt 2023 Portland, OR, United States, 2023, (INSNA).
@conference{Abdo2023,
title = {SASHIMI and new frontiers in the study of socio-semantic networks with mixed-methods on the Cortext Platform},
author = { Alexandre Hannud Abdo and Bilel Benbouzid and Bruno Turnheim and Benjamin Raimbault and Marc Barbier},
url = {https://hal.science/hal-04488978/
https://solstag.gitlab.io/presentations/sunbelt2023/
},
year = {2023},
date = {2023-06-28},
address = {Portland, OR, United States},
organization = {Sunbelt 2023 },
abstract = {Since 2008, the Cortext Platform contributes expertise, infrastructure and computing power for the analysis of "socio-semantic networks", benefiting a global community engaged primarily in original research in the social sciences and humanities, but also assisting literature reviews in a host of others fields, as well as policy and business applications. In 2022, at least 60 peer-reviewed academic publications made direct use of our services, adding to a total of over 300. This presentation will focus on SASHIMI (Hannud Abdo, 2021), a network based, mixed-methods approach recently developed in addition to our earlier Network Mapping methods (Cointet 2012, Cointet 2017), available as both a suite of no-code methods in the free-to-use Cortext Manager cloud service, and a free-and-open-source software library. We will present SASHIMI through some examples of socio-semantic analyses: (a) from the field of Transition Studies, an inquiry into the variety of disciplinary manifestations throughout the social sciences of the "research problem of destabilisation of socio-technical systems", that seeks to inform current destabilisation/discontinuation/phase-out studies with a wider understanding of the problem. (b) from the field of Science and Technology Studies, an analysis of policy documents pertaining to the regulation of artificial intelligence, identifying the interplay between major actors associated with different themes, sectors and perspectives (solutionism, contestation, regulation) on the issue; (c) still in STS, an analysis of social media interactions concerning environmental controversies, focusing on the debate around pesticides in France. SASHIMI is based on domain-topic models, an application of network clustering that synthesizes document clustering (or clustering of any kind of hypernode) and topic modeling. It is also based on a suite of human interfaces — block maps, network maps, and hyperlinked tables — that afford interactive exploration and visualization of the different types of clusters, and their relationships, at discrete levels of granularity ranging from the entire corpus to the individual document, from the entire vocabulary to the individual word. The clustering aspect is based on modern community detection methods, namely the Nested Stochastic Block Model (Peixoto, 2015), while introducing a twist to allow further clustering of dimensions attributed to hypernodes (documents), such as people, time, venue or other categorical metadata, that did not participate in the initial clustering — excluded, for example, in order to produce "semantic" document clusters based exclusively on textual contents. To this particular procedure we give the name "chaining". In the context of the three aforementioned examples, we'll explain a set of concepts and practices, emerging from our usage, to productively co-construct meaning between the representations afforded by the models and interfaces, and the goals, inputs and choices of a researcher with field and experiential knowledge. Particularly, how to interpret the clusters and the specificity and commonality scores of inter-cluster relationships employed in the maps, how to build sequences of corpus delimitation and dimension chaining operations and interpret them, and finally how to construct coherent domain groups we call "constellations", and identify attribute flows in their cores and frontiers. },
note = {INSNA},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {conference}
}
2021
Journal Articles
Tancoigne, Elise
Régimes de sélection microbienne : le cas du microbe laitier (France, 1970-1999) Journal Article
In: Revue d’anthropologie des connaissances, vol. 15-3, 2021, ISSN: 1760-5393.
@article{nokey,
title = {Régimes de sélection microbienne : le cas du microbe laitier (France, 1970-1999)},
author = {Elise Tancoigne},
url = {https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_298D4DC1463F.P001/REF
https://journals.openedition.org/rac/25075},
issn = {1760-5393},
year = {2021},
date = {2021-09-01},
urldate = {2021-09-01},
journal = {Revue d’anthropologie des connaissances},
volume = {15-3},
school = {UNIL},
abstract = {La reconnaissance de la perte de biodiversité « sauvage » comme un problème public, c’est-à-dire un problème relevant du champ de l’action publique, relève d’une histoire décrite comme principalement internationale et scientifique (Mauz & Granjou, 2010).
Cette histoire met en scène des lanceurs d’alerte académiques actifs dans les années 1970 et 1980, qui parviennent à transformer ce problème initialement scientifique en un problème politique pris en charge dans des espaces de négociation internationaux. À contrario, la reconnaissance de la perte de biodiversité spécifiquement agricole est généralement décrite comme prenant naissance beaucoup plus tôt, au début du XXe siècle, en lien étroit non pas avec l’activité de scientifiques entrepreneurs mais avec des changements importants de régimes de sélection des espèces végétales et animales (Allaire et al., 2018 ; Bonneuil, 2019), qui définissent les modalités de gestion, d’accès et de transformation de ces ressources.
Ces récits ont tous pour point commun de s’intéresser à la mise en politique d’une partie seulement de la biodiversité, à savoir la biodiversité animale ou végétale. Ils laissent ainsi dans l’ombre la mise en politique de la biodiversité des microorganismes, qui représentent pourtant la biomasse la plus importante après les plantes (Bar-Onet al., 2018) et sont tout autant insérés que plantes ou animaux domestiques dans de multiples économies marchandes. Bactéries, levures et moisissures domestiques jouent en effet un rôle important dans toutes les sphères de la vie humaine, que ce soit dans la production d’aliments fermentés comme le pain, le vin ou le fromage, dans la production de composés pharmaceutiques et industriels ou encore dans la restauration des sols. Jusqu’à présent, ce sont principalement les régimes de régulation des microbes pathogènes qui ont été étudiés, par exemple à travers l’histoire de la microbiologie médicale (Löwy, 2015), l’analyse de dispositifs de contrôle des maladies infectieuses (Newsom Kerr, 2017) ou de réseaux de surveillance épidémiologique (Fortané, 2015).},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Cette histoire met en scène des lanceurs d’alerte académiques actifs dans les années 1970 et 1980, qui parviennent à transformer ce problème initialement scientifique en un problème politique pris en charge dans des espaces de négociation internationaux. À contrario, la reconnaissance de la perte de biodiversité spécifiquement agricole est généralement décrite comme prenant naissance beaucoup plus tôt, au début du XXe siècle, en lien étroit non pas avec l’activité de scientifiques entrepreneurs mais avec des changements importants de régimes de sélection des espèces végétales et animales (Allaire et al., 2018 ; Bonneuil, 2019), qui définissent les modalités de gestion, d’accès et de transformation de ces ressources.
Ces récits ont tous pour point commun de s’intéresser à la mise en politique d’une partie seulement de la biodiversité, à savoir la biodiversité animale ou végétale. Ils laissent ainsi dans l’ombre la mise en politique de la biodiversité des microorganismes, qui représentent pourtant la biomasse la plus importante après les plantes (Bar-Onet al., 2018) et sont tout autant insérés que plantes ou animaux domestiques dans de multiples économies marchandes. Bactéries, levures et moisissures domestiques jouent en effet un rôle important dans toutes les sphères de la vie humaine, que ce soit dans la production d’aliments fermentés comme le pain, le vin ou le fromage, dans la production de composés pharmaceutiques et industriels ou encore dans la restauration des sols. Jusqu’à présent, ce sont principalement les régimes de régulation des microbes pathogènes qui ont été étudiés, par exemple à travers l’histoire de la microbiologie médicale (Löwy, 2015), l’analyse de dispositifs de contrôle des maladies infectieuses (Newsom Kerr, 2017) ou de réseaux de surveillance épidémiologique (Fortané, 2015).
McIlwaine, Neil; Foley, Aoife M.; Morrow, D. John; Kez, Dlzar Al; Zhang, Chongyu; Lu, Xi; Best, Robert J.
A state-of-the-art techno-economic review of distributed and embedded energy storage for energy systems Journal Article
In: Energy, vol. 229, pp. 120461, 2021, ISSN: 0360-5442.
@article{McIlwaine2021,
title = {A state-of-the-art techno-economic review of distributed and embedded energy storage for energy systems},
author = {Neil McIlwaine and Aoife M. Foley and D. John Morrow and Dlzar Al Kez and Chongyu Zhang and Xi Lu and Robert J. Best},
url = {https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360544221007106},
doi = {https://doi.org/10.1016/j.energy.2021.120461},
issn = {0360-5442},
year = {2021},
date = {2021-08-15},
urldate = {2021-08-15},
journal = {Energy},
volume = {229},
pages = {120461},
abstract = {Renewable energy is projected to play an important role in reducing greenhouse gas emissions and in realising the climate change goals. Large scale development of variable renewable energy, which is regarded as non-dispatchable, requires additional power system quality services such as voltage regulation, frequency regulation and inertial response. Energy storage provides an important means to supply these services but there are many uncertainties in terms of technology, market readiness, economics, and regulatory requirements. The aim of this study is to undertake a global state-of-the-art review of the techno-economic and regulatory status of energy storage and power quality services at the distribution level. The review will establish the global trends in electricity markets that have seen high levels of renewable energy penetration. The results of the investigation indicate that further research is required to qualify, quantify, and value the installation of mass energy storage particularly at the distribution level.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Conferences
Benbouzid, Bilel; Villard, Lionel; Larédo, Philippe; Adie, Euan
Tentative Governance of Artificial Intelligence Regulation. Representing governance as a virtual network of documents. Conference
Eu-SPRI Annual Conference Oslo, 2021.
@conference{Benbouzid2021,
title = {Tentative Governance of Artificial Intelligence Regulation. Representing governance as a virtual network of documents.},
author = {Bilel Benbouzid and Lionel Villard and Philippe Larédo and Euan Adie},
url = {https://www.euspri2021.no/wp-content/uploads/2021/06/Session-8.3.pdf},
year = {2021},
date = {2021-06-09},
address = {Oslo},
organization = {Eu-SPRI Annual Conference},
abstract = {The paper wishes to test our ability to use quantitative methods to track emerging arrangements in the governance of artificial intelligence regulation. We position the paper in the conceptual approach proposed by Kuhlmann Stegmaier and Konrad (2018).},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {conference}
}
PhD Theses
Poletti, Chiara
Global freedoms and viral harms: The controversy around governance of speech and social media. PhD Thesis
Cardiff University, 2021.
@phdthesis{Poletti2021,
title = {Global freedoms and viral harms: The controversy around governance of speech and social media.},
author = {Chiara Poletti},
url = {https://orca.cardiff.ac.uk/id/eprint/145885},
year = {2021},
date = {2021-12-03},
school = {Cardiff University},
abstract = {In the study I address the controversy surrounding the governance of speech and social media communications. In less than 15 years, the regulation of content on social media platforms has increasingly taken over public discussions all over the globe. Social media’s charming narrative of ‘liberation technology’ and space of free speech, has progressively switched into the frightening character of ‘threat to democracy’ and space of hate speech and fake information. Whichever idea one might be leaning on, the diffusion and entanglement of social media platforms with every aspect of our society has made content regulation on social media a global public issue.
Scholars have stressed how governance of speech has been in the hand of a plurality of actors, in a plurality of settings. In the lack of a single decision-making process, governance initiatives emerge as a reaction to public shocks. In this study, I investigate how public shocks have contributed to regulation initiatives. Using theoretical concepts from Actor-Network Theory (ANT) and critical data studies and the methodological tools from controversy mapping, I have analysed narratives about free speech, technology and governance models on websites and in the UK press from 2015 until 2018. The analysis reveals public bodies have increasingly assigned public policy responsibilities to social media and their technology (algorithms and A.I.). However, they miss considerations about the social implication of this type of governance of speech, which reinforces the structure of organisation of platform economy and algorithmic management of social life. With this study, I hope to contribute to the empirical study of governance of speech as well as presenting a normative reflection on the type of governance. I also include a meta-reflection on the role of researchers, and in particular on how this methodology and theory can expose the
paradoxes hidden in the black boxes of technology.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Scholars have stressed how governance of speech has been in the hand of a plurality of actors, in a plurality of settings. In the lack of a single decision-making process, governance initiatives emerge as a reaction to public shocks. In this study, I investigate how public shocks have contributed to regulation initiatives. Using theoretical concepts from Actor-Network Theory (ANT) and critical data studies and the methodological tools from controversy mapping, I have analysed narratives about free speech, technology and governance models on websites and in the UK press from 2015 until 2018. The analysis reveals public bodies have increasingly assigned public policy responsibilities to social media and their technology (algorithms and A.I.). However, they miss considerations about the social implication of this type of governance of speech, which reinforces the structure of organisation of platform economy and algorithmic management of social life. With this study, I hope to contribute to the empirical study of governance of speech as well as presenting a normative reflection on the type of governance. I also include a meta-reflection on the role of researchers, and in particular on how this methodology and theory can expose the
paradoxes hidden in the black boxes of technology.
Raimbault, Benjamin
A l’ombre des biotechnologies : reformuler la production de savoirs par la bio-ingénierie en France et aux Etats-Unis PhD Thesis
2021, (HAL Id: tel-03149755).
@phdthesis{Raimbault2021b,
title = {A l’ombre des biotechnologies : reformuler la production de savoirs par la bio-ingénierie en France et aux Etats-Unis},
author = {Benjamin Raimbault},
url = {https://theses.hal.science/tel-03149755/file/59130_RAIMBAULT_2018_archivage.pdf
https://theses.hal.science/tel-03149755v1},
year = {2021},
date = {2021-02-23},
abstract = {Qu’est-ce que la bio-ingénierie ? Assimilée à l’essor des nouvelles manières de manipuler et contrôler le vivant par la modification du génome depuis les années 70-80, la bio-ingénierie est fréquemment identifiée et restreinte aux biotechnologies à ADN. Ingénieriser le vivant est alors synonyme du développement des plantes génétiquement modifiées et des transformations de l’industrie pharmaceutique qui témoignent de l’apparition d’un nouvel agencement entre science, industrie et politique. Au milieu des années 2000, une communauté d’ingénieurs se rassemble autour du terme de « biologie synthétique » avec pour ambition de faire advenir la « vraie » bio-ingénierie. Davantage qu’un nouveau domaine scientifique, cette communauté naissante revendique une véritable utopie technique de modification du vivant sur le modèle de l’électronique et de l’informatique en rupture avec les biotechnologies à ADN et leurs régulations. Cette utopie est néanmoins marginalisée et la biologie synthétique se range alors comme un domaine scientifique stabilisée.La thèse enquête à partir de l’émergence de la biologie synthétique pour interroger les pratiques et les régulations de la bio-ingénierie depuis le milieu des années 80. Suivre la bio-ingénierie permet alors de mettre à jour un régime de production de savoir à l’ombre des biotechnologies à ADN et des récits dominants sur la manière dont le savoir contemporain est produit. L’expression « à l’ombre » renvoie alors aux régulations délaissées, aux applications peu révolutionnaires, aux acteurs puissants et discrets, aux secteurs économiques peu enquêtés, aux programmes peu étudiés pour rendre compte de ce que l’on appelle les biotechnologies et de la production de savoirs contemporaine. },
note = {HAL Id: tel-03149755},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {phdthesis}
}
Technical Reports
Demortain, David
La couverture médiatique du problème de la 5G en France - Une analyse quantitative Technical Report
2021, (ANSES - n° 2017-CRD-11).
@techreport{Demortain2021b,
title = {La couverture médiatique du problème de la 5G en France - Une analyse quantitative},
author = {David Demortain},
url = {https://www.anses.fr/fr/content/la-couverture-m%C3%A9diatique-du-probl%C3%A8me-de-la-5g-en-france-une-analyse-quantitative
https://www.anses.fr/fr/system/files/LISIS2021-Demortain-2021-La-couverture-mediatique-du-pb-5G.pdf},
year = {2021},
date = {2021-04-19},
urldate = {2021-04-19},
abstract = {Cette note d’analyse porte sur la couverture médiatique de la controverse de la 5G en France en 2019 et 2020. La 5G est l’objet de ce qu’on peut appeler une controverse sociotechnique, c’est-à-dire une situation de désaccord public, engageant des acteurs hétérogènes – associations, groupes d’intérêts, médias, diverses institutions, experts... — sur les qualités d’une technologie et sa régulation. Une controverse implique des expressions et prises de position publiques multiples, publiques, à travers des médias professionnels hors ligne et en ligne, ou les réseaux sociaux. Il est possible de collecter les traces de ces expressions, pour en produire une analyse à plus grande échelle, apte à cartographier l’espace des positions, et leur évolution dans le temps. C’est ce qui est engagé ici.},
note = {ANSES - n° 2017-CRD-11},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {techreport}
}
Snapp, Sieglinde; Kebede, Yodit; Wollenberg, Lini; Dittmer, Kyle M.; Brickman, Sarah; Egler, Cecelia; Shelton, Sadie
Agroecology & climate change rapid evidence review: Performance of agroecological approaches in low- and middle- income countries. Technical Report
CGIAR 2021.
@techreport{SNAPP2021,
title = {Agroecology & climate change rapid evidence review: Performance of agroecological approaches in low- and middle- income countries. },
author = {Sieglinde Snapp and Yodit Kebede and Lini Wollenberg and Kyle M. Dittmer and Sarah Brickman and Cecelia Egler and Sadie Shelton},
editor = {Wageningen, the Netherlands: CGIAR Research Program on Climate Change, Agriculture and Food Security (CCAFS)},
url = {https://cgspace.cgiar.org/bitstream/handle/10568/113487/CCAFS%20FCDO%20AE%20Review%202021.pdf?sequence=5},
year = {2021},
date = {2021-04-01},
urldate = {2021-04-01},
institution = {CGIAR},
abstract = {The agroecological approach with the strongest body of evidence for impacts on climate change adaptation was farm diversification (strong evidence and high agreement ). This included positive impacts of diversification on pollination, pest control, nutrient cycling, water regulation and soil fertility. The agroecological approach with the strongest body of evidence for impacts on climate change mitigation was tropical agroforestry, which had associated sequestration of carbon in biomass and soil. In general, agroecology impacts on climate change mitigation were primarily substantial carbon sequestration benefits (medium evidence, high agreement). There was also evidence – primarily from the Global North – that mitigation of nitrous oxide (N2O) is often associated with organic farming and ecological management of nutrients (medium evidence, medium agreement). However, a large data gap was found for agricultural greenhouse gas emissions, with almost no evidence from the Global South. There were also evidence gaps for agroecology approaches involving livestock integration, landscape-scale redesign and for multi-scalar analysis.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {techreport}
}
2018
Journal Articles
Poletti, Chiara; Michieli, Marco
Smart cities, social media platforms and security: online content regulation as a site of controversy and conflict Journal Article
In: City, Territory and Architecture, vol. 5, no. 20, 2018.
@article{Poletti2018,
title = {Smart cities, social media platforms and security: online content regulation as a site of controversy and conflict},
author = {Chiara Poletti and Marco Michieli},
url = {https://doi.org/10.1186/s40410-018-0096-2},
doi = {10.1186/s40410-018-0096-2},
year = {2018},
date = {2018-11-13},
urldate = {2018-11-13},
journal = {City, Territory and Architecture},
volume = {5},
number = {20},
abstract = {Smart, technologically managed city-regions are one of the main characteristics of the contemporary world. Since the attack to the Charlie Hebdo offices, city-regions and social media digital technologies have increasingly been changing the definition of ‘territory of security’ and ‘security governance’. What are the characteristics of the security architecture created by the interaction of smart city-regions and digital technologies? Drawing from Actor-Network theory and Science and Technology Studies, we provide an empirical account of the shape of this new territory, by presenting a study of the controversy concerning security and social media in UK, the role of cities in this changed security space, and how social sciences can help better understand and respond to the opportunities and threats of smart cities.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
O’Halloran, Sharyn; Chen, Karen; Biswas, Rudra M Guha; Kim, Hoon; Liu, Pu; Zhang, YouFei; Zhou, YunPeng
Delegating Regulation: European Union and Financial Markets Journal Article
In: Annales des Mines - Réalités industrielles, vol. 2018, no. 4, pp. 91-111 , 2018.
@article{O’Halloran2018,
title = {Delegating Regulation: European Union and Financial Markets},
author = {Sharyn O’Halloran and Karen Chen and Rudra M Guha Biswas and Hoon Kim and Pu Liu and YouFei Zhang and YunPeng Zhou},
url = {https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles-2018-4-page-91.htm},
doi = {10.3917/rindu1.184.0091},
year = {2018},
date = {2018-11-01},
urldate = {2018-11-01},
journal = {Annales des Mines - Réalités industrielles},
volume = {2018},
number = {4},
pages = {91-111 },
abstract = {This paper analyzes the design of financial regulatory structure in the European Union. We develop a two-pronged approach to track changes in decision-making authority in EU financial market regulations and directives enacted from 1964 to the present. Traditional observational data collection methods manually code laws to identify the amount of discretionary authority delegated to regulatory bodies that oversee segments of financial markets. The lack of robustness and scalability of this approach, however, may limit the generalizability of observational studies. To remedy these potential shortcomings, we match observational methods with data science techniques, in particular natural language processing, to visualize complex patterns in the text of laws and temporal movements. The combination of both observational and computational approaches provides more detailed insights of the various elements of financial regulatory structure and the temporal allocation of decision-making authority among the European Commission, regulatory agencies and the Members States. Our analysis indicates that both the scope and location of decision-making authority shifted over time, moving from Member States to EU regulatory agencies. The amount of discretionary authority delegated to EU agencies to implement regulations, on the other hand, has remained largely unchanged.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
2017
Journal Articles
Prost, Magali; Prost, Lorène; Cerf, Marianne
Les échanges virtuels entre agriculteurs : un soutien à leurs transitions professionnelles ? Journal Article
In: Raisons éducatives, no. 1, pp. 129-154, 2017.
@article{prost2017echanges,
title = {Les échanges virtuels entre agriculteurs : un soutien à leurs transitions professionnelles ?},
author = {Magali Prost and Lorène Prost and Marianne Cerf},
url = {https://www.cairn.info/revue-raisons-educatives-2017-1-page-129.htm},
doi = {10.3917/raised.021.0129},
year = {2017},
date = {2017-01-01},
urldate = {2017-01-01},
journal = {Raisons éducatives},
number = {1},
pages = {129-154},
publisher = {Université de Genève},
abstract = {Depuis la fin du XXe siècle, le modèle français de production agricole est remis en question : construit pour augmenter la productivité par hectare et par travailleur, il est maintenant reconnu en partie responsable de la dégradation de l’environnement et de la santé des travailleurs agricoles (Meynard, Dedieu, & Bos, 2012 ; Millenium Ecosystem Assessment, 2005). Dans ce contexte, il existe une volonté de promouvoir une agriculture qui permette une production agricole économiquement viable, socialement équitable, et ne nuisant ni à l’environnement ni à la santé. Aller vers une telle agriculture implique de profonds changements, notamment une reconfiguration des situations de travail et des conditions d’exercice des métiers des acteurs du monde agricole, et en particulier des agriculteurs (e.g. Coquil, 2014). En effet, si les agriculteurs ont toujours été confrontés à un environnement de travail ouvert et dynamique (Cerf & Sagory, 2004), la révolution agricole qui a suivi la Seconde Guerre mondiale a cherché à atténuer cette spécificité. L’usage de pesticides, d’engrais chimiques, de l’irrigation, l’amélioration des variétés et leur adaptation à ces produits a permis un contrôle des facteurs de production et l’obtention de rendements stables et élevés. Revenir aujourd’hui à une forme d’agriculture qui favorise des régulations naturelles, dite agroécologique, réexpose les agriculteurs à de l’incertitude, du non-contrôlable, des phénomènes complexes sur lesquels ils ne disposent pas forcément de connaissances stabilisées. Qui plus est, si des connaissances scientifiques existent pour aborder ces questions, elles sont souvent très partielles, et parfois font l’objet de controverses au sein du monde scientifique. Il ne s’agit donc pas, ou pas seulement, de favoriser la transmission de ces connaissances scientifiques. Par ailleurs, même s’il existe des agriculteurs qui ont déjà mis en place une pratique agroécologique, il ne s’agit pas non plus uniquement de transmettre leur expertise à d’autres. Pourquoi ? Parce que tout dépend du projet de vie et de travail de l’agriculteur, des moyens de production dont il dispose, des conditions pédoclimatiques de son exploitation, des possibilités de commercialisation, etc. Pour réussir sa transition professionnelle, chaque agriculteur doit donc revoir en profondeur son activité pour combiner de façon renouvelée son projet, ses moyens de production, ses débouchés, ses modes d’action.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
2014
Technical Reports
Tancoigne, Elise; Barbier, Marc; Cointet, Jean-Philippe; Richard, Guy
Les services écosystémiques dans la littérature scientifique : démarche d'exploration et résultats d'analyse : Rapport d'étude pour la phase d'exploration du métaprogramme EcoServ. Technical Report
2014, (hal-01157253 , version 1).
@techreport{Tancoigne2014b,
title = {Les services écosystémiques dans la littérature scientifique : démarche d'exploration et résultats d'analyse : Rapport d'étude pour la phase d'exploration du métaprogramme EcoServ. },
author = {Elise Tancoigne and Marc Barbier and Jean-Philippe Cointet and Guy Richard},
url = {https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01157253/},
year = {2014},
date = {2014-01-01},
urldate = {2014-01-01},
pages = {69},
abstract = {En 2005, le Millenium Ecosystem Assessment (MEA) a permis de reconnaître l’importance des écosystèmes pour le bien-être humain, ainsi que la diminution d’un certain nombre de services fournis à l’homme par ces mêmes écosystèmes au cours des dernières décennies. L’agriculture est considérée comme responsable de la diminution d’un certain nombre de services, ainsi que de la biodiversité, au profit du seul service d’approvisionnement en nourriture (Carpenter et al., 2009). Elle se trouve donc aujourd’hui plus que jamais confrontée à deux impératifs qui mettent en avant sa multifonctionnalité : garantir la fourniture de biens de consommation (nourriture, bois, eau potable...) et de bénéfices sociaux (e.g. emploi) tout en préservant la capacité des écosystèmes à fournir d’autres services (purification de l’eau, régulation du climat, etc.). EcoServ est un méta-programme de recherche en construction à l’Inra afin qu’y soit développée une recherche inter-disciplinaire sur les services fournis par les écosystèmes continentaux dépendants des activités agricoles et forestières. La présente analyse a été engagée dans le cadre de sa construction, afin de connaître la place des systèmes agricoles dans la littérature sur les services écosystémiques. Ce travail de scientométrie a été guidé par quatre questions principales : quelles sont les disciplines scientifiques impliquées dans cette recherche ? Quels sont les services écosystémiques abordés dans la littérature ? Quels sont les écosystèmes étudiés ? Quelle est la place de l’Inra dans ce paysage ? Le corpus est issu de la base de données bibliographique Web of Science. Il a été construit de manière large afin d’inclure les différents synonymes de la notion de « service écosystémique ». Différentes analyses lexicales ont ensuite été réalisées pour la période postérieure au MEA (2006-2012) à l’aide de la plateforme CorTexT manager de l’Ifris et de R (R Core Team, 2012) : extractions lexicales, catégorisations de termes, calculs de fréquences, cartes de cooccurences. Les termes les plus fréquemment utilisés dans les articles de la période 1975- 2012 sont ecosystem service (39 % des documents indexés), puis ecosystem function (29 %), ecological function (14 %) et environmental service (9 %). Le terme ecosystem function dominera jusqu’en 2007 où il sera supplanté par celui de ecosystem service qui connait une progression exponentielle suite à la publication du MEA (Millenium Ecosystem Assessment, 2003, 2005). Ce concept est particulièrement mobilisé par l’écologie et la biologie de la conservation, d’où il tire son origine. Les trois références les plus citées de ce corpus se situent en écologie (Costanza et al., 1997; Daily, 1997; Hooper et al., 2005). Les sciences agronomiques utilisent plutôt le terme de « services environnementaux », qui met l’accent sur les services rendus par l’homme à l’environnement. La place de l’Institut dans ce corpus étant très faible (1.5 %) malgré les résultats importants obtenus au cours de l’enquête réalisée début 2013 auprès des départements, il est très probable qu’un grand nombre de services soient étudiés à l’Inra sans que les chercheurs se réclament de cette notion. Le service le plus étudié est celui de production agricole. La majorité des services sont étudiés de manière isolée. Lorsqu’ils sont étudiés conjointement, les services concernés sont majoritairement des services qui agissent en synergie. Les services antagonistes sont très peu étudiés conjointement. Par conséquent, lorsque la notion de trade-off apparait dans la littérature, elle est surtout abordée de manière théorique et programmatique. En outre, elle peut concerner différents niveaux et différents objets : il peut s’agir de faire des compromis entre acteurs, ou bien entre désirs et réalité, ou bien encore entre Environnement et Humanité. Si les écosystèmes forestiers et agricoles sont parmi les écosystèmes les plus étudiés, ils le sont principalement dans leur dimension bio-physique, et très peu dans leur dimension sociale. L’idée d’étudier un socio-écosystème dans son ensemble n’est pas encore mise en oeuvre. Les problématiques de gestion des ressources naturelles sont abordées principalement par des méthodologies de l’économie classique : consentement à payer, évaluations contingentes, etc. Elles sont également très liées à un argumentaire en faveur du développement social. Tout ceci amène à penser qu’une grande partie de la littérature sur la gestion des services écosystémiques est avant tout d’ordre programmatique. Cette étude met également en évidence la limite du cadre conceptuel du MEA, limite qui a déjà été pointée à de nombreuses reprises dans la littérature. Ses catégories de service sont en effet de portée limitée pour repérer les services dans la littérature et elles ne permettent pas de détecter les dysservices (entendus ici comme des dysfonctionnements des écosystèmes), qui représentent pourtant une part importante de cette littérature. Cette étude possède également des limites importantes dans la mesure où sa source de données est loin d’être exhaustive et où son travail de catégorisation n’a pas permis de lever certaines ambiguïtés thématiques. Il est en effet souvent difficile de déterminer à partir de la liste de termes s’il s’agit d’un service rendu par les écosystèmes ou d’un service rendu par l’homme (ex. : forest protection). Pour conclure, ces résultats montrent que ce concept a peu été saisi par les sciences agronomiques, quand bien même de nombreuses études traitent des milieux agricoles ; qu’il est beaucoup abordé de manière programmatique et sans considérer le socio-écosystème dans son ensemble. Un grand nombre de travaux effectués à l’échelle du paysage incluent les agro-écosystèmes mais ne sont pas réalisés par les sciences agronomiques. Celles-ci ont intérêt à se placer sur ces « approches paysage » qui gagnent une place de plus en plus importante. Le développement d’une recherche intégrée sur la gestion des écosystèmes anthropisés prend donc tout son sens dans ce contexte, et un travail de sensibilisation important sera à réaliser à l’Inra pour familiariser les chercheurs avec la notion de « service écosystémique ». },
note = {hal-01157253 , version 1},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {techreport}
}
2011
Books
Demortain, David
Scientists and the Regulation of Risk: Standardising Control Book
Edward Elgar Publishing, Incorporated, 2011, ISBN: 9781849809443.
@book{Demortain2011,
title = {Scientists and the Regulation of Risk: Standardising Control},
author = {David Demortain},
url = {https://books.google.fr/books?id=yzHDiMfTtuwC},
isbn = {9781849809443},
year = {2011},
date = {2011-10-01},
urldate = {2011-10-01},
publisher = {Edward Elgar Publishing, Incorporated},
abstract = {Risks are increasingly regulated by international standards, and scientists play a key role in standardisation. This fascinating book exposes the action of "invisible colleges" of scientists –loose groups of prominent scientific experts who combine practical experience of risk and control with advisory responsibility – in the formulation of international standards. Drawing upon the domains of medicines, "novel foods" and food hygiene, the author investigates new regulatory concepts emerging from invisible colleges, highlighting how they shape consensus and pave the way for international standards. He explores the relationship between science and regulation from theoretic and historic perspectives, and illustrates how scientific experts integrate regulatory actors in commonly agreed modes of control and structures of regulatory responsibilities. Sociological and political implications are also discussed. Using innovative methodologies and an extensive insight into food and pharmaceutical regulation, this book will provide a much-needed reference tool for scholars and students in a range of fields encompassing science and technology studies, public policy, risk and environmental regulation, and transnational governance.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {book}
}
LIST OF SCIENTIFIC WORKS THAT HAVE USED CORTEXT MANAGER
(Sources: Google Scholar, HAL, Scopus, WOS and search engines)
We are grateful that you have found CorTexT Manager useful. Over the years, you have been more than 1050 authors to trust CorTexT for your publicly accessible analyzes. This represents a little less than 10% of CorTexT Manager user’s community. So, thank you!
We seek to understand how the scientific production that used CorText Manager has evolved and to characterise it. You will find here our analysis of this scientific production.
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