2026
Bachelor Theses
ABDO, Maria-Theresa; BENEZECH, Antoine; BAKADOUR, Mohamed Nadir; BENICHOU-CHAFFANJON, Charles; BOIS, Alexandre; GROOTE, Hubert DE; LHAYANI, Samuel; MOREAU, Nicolas
Quelles régulations pour les stablecoins ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2026.
@bachelorthesis{ABDO2026,
title = {Quelles régulations pour les stablecoins ?},
author = {Maria-Theresa ABDO and Antoine BENEZECH and Mohamed Nadir BAKADOUR and Charles BENICHOU-CHAFFANJON and Alexandre BOIS and Hubert DE GROOTE and Samuel LHAYANI and Nicolas MOREAU},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo25/PC2-Stablecoins.pdf},
year = {2026},
date = {2026-03-01},
urldate = {2026-03-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Depuis le lancement du Bitcoin en 2009 et sa diffusion plus large à partir de 2011, le système financier international connaît une vague d’innovations de rupture fondées sur les
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
technologies de registres distribués, la blockchain et les smart contracts. Ces innovations ont donné naissance à une nouvelle classe d’actifs financiers — crypto-monnaies, jetons non fongibles (NFT), protocoles de finance décentralisée (DeFi) — qui remettent en question les architectures traditionnelles de la monnaie et de l’intermédiation financière.
Parmi ces nouveaux instruments, les stablecoins occupent une position singulière. Actifs numériques indexés sur un actif de référence — le plus souvent le dollar américain — ils constituent un pont fonctionnel entre l’écosystème crypto et la finance dite « historique ».
En cherchant à neutraliser la volatilité endémique des cryptoactifs traditionnels, les stablecoins aspirent à remplir les trois fonctions classiques de la monnaie : unité de compte,
réserve de valeur et moyen d’échange. La forte croissance de leur adoption au cours des cinq dernières années, tant dans les usages financiers que non financiers, témoigne de leur rôle désormais important sur les marchés.
Cette proximité d’usage avec les monnaies souveraines, combinée à l’ampleur croissante des volumes échangés, a conduit les États et les organisations internationales à élaborer des stratégies de régulation spécifiques. Pour eux, l’enjeu consiste à exploiter le potentiel d’innovation des stablecoins tout en les articulant avec les formes numériques émergentes des monnaies publiques, telles que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
Si les stablecoins apparaissent comme une réponse partielle aux insuffisances des cryptoactifs volatils, ils soulèvent néanmoins des interrogations majeures en matière de stabilité financière, de protection du consommateur, de lutte contre les activités illicites et de souveraineté monétaire. Toutefois, cette ambition place les stablecoins au cœur de controverses profondes.
Cet article vise à mettre en lumière ces controverses, qui traversent les débats réglementaires, en analysant les tensions entre acteurs publics et privés, ainsi que les luttes d’influence qui se cristallisent autour des choix de régulation.
Nous commencerons dans un premier temps par analyser les désaccords portants sur les risques économiques et sociaux des stablecoins au sein d’une économie donnée. Puis,
nous approfondirons les dynamiques géopolitiques et internationales du sujet, en portant en particulier attention aux chocs entre les réglementations américaines et européennes.
Finalement, nous examinerons les controverses portant sur l’ampleur nécessaire de la recomposition du système monétaire pour s’adapter à l’avènement des stablecoins.
Mais avant de rentrer dans le cœur de la controverse, nous avons jugé essentiel d’introduire plus en longueur le sujet, qui par sa technicité, n’est que peu compris dans le débat public. Aussi, nous commencerons cet article par une introduction visant à clarifier le fonctionnement du système monétaire actuel en pointant du doigt ses principales limites structurelles. Puis, nous expliquerons sommairement le fonctionnement des cryptoactifs et plus particulièrement des stablecoins, afin d’expliquer pourquoi ces derniers pourraient, selon leurs promoteurs, permettre de surmonter ces limites, offrant donc de nouvelles possibilités attractives de paiement.
2025
Bachelor Theses
Alexia, Allal; Jonas, Amar; Hanna, Kleinmann; Samuel, Ladroue; Ruotong, Mao; Audren, Nison; Fernando, Robles Rodriguez; Adam, Saoud
E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alexia2025,
title = {E-cigarette révolution anti-tabac ou nouvelle addiction ?},
author = {Allal Alexia and Amar Jonas and Kleinmann Hanna and Ladroue Samuel and Mao Ruotong and Nison Audren and Robles Rodriguez Fernando and Saoud Adam},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC5-E-CIGARETTE.pdf},
year = {2025},
date = {2025-04-01},
abstract = {La cigarette électronique, ou e-cigarette, est un dispositif électronique qui reproduit l'acte de fumer une cigarette classique en produisant une vapeur inhalable. Contrairement à la cigarette traditionnelle, la e-cigarette ne brûle pas de tabac, mais vaporise une solution appelée e-liquide, qui peut contenir ou non de la nicotine. Cette innovation, bien que perçue par certains comme un outil de sevrage tabagique et moins nocif, est au cœur d'une controverse sur ses effets à long terme sur la santé et son efficacité réelle dans l'arrêt du tabac. De plus, son attrait grandissant chez les jeunes alimente des inquiétudes sur le risque d'une "porte d'entrée" vers le tabagisme, en particulier en raison de la dépendance à la nicotine qu'elle peut entraîner. Ces débats opposent partisans de la réduction des risques et défenseurs d'une régulation stricte, soulignant les tensions entre prévention, innovation et protection des populations vulnérables.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Kharrouba, Eden; Vidal, Valentin; Moracchini, Léonard; Melhem, Abdallah; Li, Antoine; Gilliet, Antoine; Bonnet, Antoine; Ducat, Félicien
Le cuivre en agriculture biologique : Protection durable des plantes ou dégradation progressive des sols Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Kharrouba2025,
title = {Le cuivre en agriculture biologique : Protection durable des plantes ou dégradation progressive des sols},
author = {Eden Kharrouba and Valentin Vidal and Léonard Moracchini and Abdallah Melhem and Antoine Li and Antoine Gilliet and Antoine Bonnet and Félicien Ducat},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC8-Cuivre.pdf},
year = {2025},
date = {2025-04-01},
abstract = {Étant l’un des premiers pesticides utilisés par l’homme, le cuivre a fait son apparition sous la forme de bouillie bordelaise dès la fin du XIXème siècle. Extrêmement efficace, le cuivre est employé principalement pour traiter le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier et le mildiou de la pomme de terre, trois champignons qui causent d’importants dégâts pouvant aller jusqu’à la destruction des cultures, induisant de lourdes conséquences économiques.
Pour traiter ces maladies, l’agriculture biologique ne peut pas avoir recours à des pesticides de synthèse contrairement à l’agriculture conventionnelle ; elle dépend donc fortement du cuivre en cas de pression parasitaire importante, pendant les années humides et dans les régions côtières plus exposées comme près de Bordeaux.
Les doses de cuivre épandues par les agriculteurs dépendent fortement du type de culture, de la position géographique et de la météo des différentes années. Comme nous l’a expliqué un des spécialistes des biostimulants de l’INRA, le changement climatique a pour effet d’exacerber la pression parasitaire, comme l’illustrent les années 2023 et 2024 particulièrement difficiles du fait de leurs pluviométries élevées, augmentant mécaniquement les doses utilisées.
Cependant, le cuivre est considéré au niveau européen comme une substance soumise à substitution, notamment en raison de son impact sur les sols. Des études laissent en effet penser que le cuivre a des effets néfastes sur la biodiversité des sols, et encore davantage sur celle des eaux. Par ailleurs, cette substance ne peut a priori pas être dégradée et s’accumule dans le sol au fil du temps, exposant les organismes à des doses de plus en plus élevées ; les effets spécifiques à cette accumulation historique due aux fortes doses appliquées par le passé restent incertains et suscitent l’inquiétude de plusieurs experts interviewés dans cette enquête.
Mais le cuivre est-il vraiment écotoxique ? Comment affecte-il les milieux terrestres et aquatiques ? Et représente-il un danger pour la Santé humaine ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Pour traiter ces maladies, l’agriculture biologique ne peut pas avoir recours à des pesticides de synthèse contrairement à l’agriculture conventionnelle ; elle dépend donc fortement du cuivre en cas de pression parasitaire importante, pendant les années humides et dans les régions côtières plus exposées comme près de Bordeaux.
Les doses de cuivre épandues par les agriculteurs dépendent fortement du type de culture, de la position géographique et de la météo des différentes années. Comme nous l’a expliqué un des spécialistes des biostimulants de l’INRA, le changement climatique a pour effet d’exacerber la pression parasitaire, comme l’illustrent les années 2023 et 2024 particulièrement difficiles du fait de leurs pluviométries élevées, augmentant mécaniquement les doses utilisées.
Cependant, le cuivre est considéré au niveau européen comme une substance soumise à substitution, notamment en raison de son impact sur les sols. Des études laissent en effet penser que le cuivre a des effets néfastes sur la biodiversité des sols, et encore davantage sur celle des eaux. Par ailleurs, cette substance ne peut a priori pas être dégradée et s’accumule dans le sol au fil du temps, exposant les organismes à des doses de plus en plus élevées ; les effets spécifiques à cette accumulation historique due aux fortes doses appliquées par le passé restent incertains et suscitent l’inquiétude de plusieurs experts interviewés dans cette enquête.
Mais le cuivre est-il vraiment écotoxique ? Comment affecte-il les milieux terrestres et aquatiques ? Et représente-il un danger pour la Santé humaine ?
Dekhil, Sarra; du Réau, Blandine; Gallazzini, Jules; Gros-Dubois, Louise; Lamarque, Maxence; Matte, Nicolas; Stérin, Gaspard
Électrosensibilité : Une maladie sous le radar ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
BibTeX | Links:
@bachelorthesis{Dekhil2025,
title = {Électrosensibilité : Une maladie sous le radar ?},
author = {Sarra Dekhil and Blandine du Réau and Jules Gallazzini and Louise Gros-Dubois and Maxence Lamarque and Nicolas Matte and Gaspard Stérin},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC5-Electrosensibilit%C3%A9.pdf},
year = {2025},
date = {2025-03-17},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
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GRANOTIER, Marie; COJAN, Claire-Elisabeth; LEZAT, Antonin; STOLL, Martin; ZHEN, Océane; REYNAL, François; DUBREUIL, Théobald; BERNOT, Lilian
Taxer les riches, une mesure faisable efficace de justice sociale ? Bachelor Thesis
2025, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{GRANOTIER2025,
title = {Taxer les riches, une mesure faisable efficace de justice sociale ?},
author = {Marie GRANOTIER and Claire-Elisabeth COJAN and Antonin LEZAT and Martin STOLL and Océane ZHEN and François REYNAL and Théobald DUBREUIL and Lilian BERNOT},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC8-Taxer-les-riches.pdf},
year = {2025},
date = {2025-03-17},
urldate = {2025-03-17},
abstract = {Dans un contexte socio-économique déjà sous tension suite au contrecoup de la pandémie du Covid 19 et des conséquences de l’invasion Russe en Ukraine, l’annonce par l’INSEE en juin 2024 d’une dette publique de la France atteignant 110% du PIB à la fin du deuxième trimestre1 agit comme une bombe médiatique et politique.
C’est plus de 50 milliards d’euros qui séparent le réel de la prévision du gouvernement de Gabriel Attal. Cet écart inédit sous la Vème République2, force les politiques à imaginer des solutions pour le réduire. Parmi celles-ci, les partis de gauche, regroupés autour d’un programme commun lors des élections législatives du 7 juillet 2024, appellent de leurs vœux une imposition accrue des citoyens les plus riches au niveau français afin de lutter contre l’accroissement des inégalités et établir une forme de justice sociale3. Plus récemment, dans son discours de politique générale tenu le 1er octobre 2024, l’ancien premier ministre Michel Barnier (Les Républicains) demande une « contribution exceptionnelle » aux « Français les plus fortunés », sans que ses contours soient précisés4. Le 25 octobre dernier, l’Assemblée nationale vote un amendement au budget de l’Etat, à l’initiative des députés de la France Insoumise, dont le contenu permet la création d’un nouvel impôt à hauteur de 2% sur le patrimoine des Français dépassant le milliard d’euros. Le gouvernement s’y oppose, pointant le risque de « faire fuir » les investisseurs.
Si la prise de conscience de l’urgence économique semble faire consensus, la question des solutions à apporter divise les opinions politiques et économiques.
Pour certains, la clef serait de diminuer les dépenses, quand pour d’autres la solution serait d’augmenter la fiscalité, au risque d’aggraver le sentiment de « ras-le-bol » fiscal des français5. La taxation des plus riches, proposée par certains partis comme une réponse à la crise économique, cristallise les tensions autour de son efficacité, de sa justice et de ses conséquences potentielles pour l'économie nationale dans un contexte de compétition internationale. Cette solution peut se justifier par un accroissement des inégalités de richesse
et de participation, en pourcentage du revenu du capital et du travail, à l’impôt entre les ménages les plus aisés et les plus précaires. Mais ne compromet-elle pas les investissements des grandes fortunes dans l'Economie nationale et n‘incite-elle pas à l'évasion fiscale ? Notre analyse prendra appuie sur les textes du corpus que nous avons réunis, empruntant aux sciences humaines et sociales, aux sciences politiques et à l’économie. Elle se nourrira aussi d’entretiens réalisés auprès d’experts en sciences politiques et économiques, aussi bien
universitaires que membres de Think Tank et d’acteurs publics.
En quoi la complexité de la fiscalité française, avec ses multiples taxes et multiples acteurs, rend ce débat délicat ? Comment comprendre et évaluer le niveau de richesse des individus, et quels sont aujourd’hui les impôts auxquels ils font face ? Comment se définit la justice fiscale et justifie-t-elle la taxation des riches ?
Comment rendre cette taxation efficace ? Comment est-elle traitée dans l’espace médiatique ? Et en quoi les débats internationaux pourraient bien être historique ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
C’est plus de 50 milliards d’euros qui séparent le réel de la prévision du gouvernement de Gabriel Attal. Cet écart inédit sous la Vème République2, force les politiques à imaginer des solutions pour le réduire. Parmi celles-ci, les partis de gauche, regroupés autour d’un programme commun lors des élections législatives du 7 juillet 2024, appellent de leurs vœux une imposition accrue des citoyens les plus riches au niveau français afin de lutter contre l’accroissement des inégalités et établir une forme de justice sociale3. Plus récemment, dans son discours de politique générale tenu le 1er octobre 2024, l’ancien premier ministre Michel Barnier (Les Républicains) demande une « contribution exceptionnelle » aux « Français les plus fortunés », sans que ses contours soient précisés4. Le 25 octobre dernier, l’Assemblée nationale vote un amendement au budget de l’Etat, à l’initiative des députés de la France Insoumise, dont le contenu permet la création d’un nouvel impôt à hauteur de 2% sur le patrimoine des Français dépassant le milliard d’euros. Le gouvernement s’y oppose, pointant le risque de « faire fuir » les investisseurs.
Si la prise de conscience de l’urgence économique semble faire consensus, la question des solutions à apporter divise les opinions politiques et économiques.
Pour certains, la clef serait de diminuer les dépenses, quand pour d’autres la solution serait d’augmenter la fiscalité, au risque d’aggraver le sentiment de « ras-le-bol » fiscal des français5. La taxation des plus riches, proposée par certains partis comme une réponse à la crise économique, cristallise les tensions autour de son efficacité, de sa justice et de ses conséquences potentielles pour l'économie nationale dans un contexte de compétition internationale. Cette solution peut se justifier par un accroissement des inégalités de richesse
et de participation, en pourcentage du revenu du capital et du travail, à l’impôt entre les ménages les plus aisés et les plus précaires. Mais ne compromet-elle pas les investissements des grandes fortunes dans l'Economie nationale et n‘incite-elle pas à l'évasion fiscale ? Notre analyse prendra appuie sur les textes du corpus que nous avons réunis, empruntant aux sciences humaines et sociales, aux sciences politiques et à l’économie. Elle se nourrira aussi d’entretiens réalisés auprès d’experts en sciences politiques et économiques, aussi bien
universitaires que membres de Think Tank et d’acteurs publics.
En quoi la complexité de la fiscalité française, avec ses multiples taxes et multiples acteurs, rend ce débat délicat ? Comment comprendre et évaluer le niveau de richesse des individus, et quels sont aujourd’hui les impôts auxquels ils font face ? Comment se définit la justice fiscale et justifie-t-elle la taxation des riches ?
Comment rendre cette taxation efficace ? Comment est-elle traitée dans l’espace médiatique ? Et en quoi les débats internationaux pourraient bien être historique ?
Delarue, Simon
Learning on graphs : from algorithms to socio-technical analyses on AI Bachelor Thesis
Telecom Paris, 2025, (HAL Id: tel-04963643).
@bachelorthesis{Delarue2025,
title = {Learning on graphs : from algorithms to socio-technical analyses on AI},
author = {Simon Delarue},
url = {https://theses.hal.science/tel-04963643v1/file/142478_DELARUE_2025_archivage.pdf
https://theses.hal.science/tel-04963643v1},
year = {2025},
date = {2025-02-24},
school = {Telecom Paris},
abstract = {Artificial Intelligence (AI) techniques and algorithms are now deeply embedded in our daily lives. While they offer promising possibilities, their expanding presence in high- stake decision-making domains such as healthcare, justice, and industry raises significant societal, ethical, environmental, and governance issues. Far from being neutral tools, AI models have transformed our practices by introducing or amplifying biases – such as those related to race or gender – and have led to broader consequences, reshaping debates on issues such as the environmental impact of digitalisation. To address the challenges posed by the rapid expansion of AI technologies, and as these issues begin to be considered within international regulations like the AI Act in Europe, it is essential for scientists and developers to incorporate these considerations into their approaches. This requires moving beyond a restricted focus on performance to include aspects like scalability, simplicity, and explainability. This thesis examines the potential of attributed graph-based approaches to address both the technical challenges posed by AI methods, and the socio-technical questions that arise from their complex relationship with society. The first part of this thesis explores how graph-based methods can meet the require- ments for efficiency, scalability, and simplicity in learning techniques. Graphs, i.e. sets of nodes connected to each other through edges, enable the modelling of complex re- lational data and draw on contributions from fields ranging from computer science to social sciences, offering promising solutions to the limitations encountered in AI. First, through a software contribution, we show how the inherent sparsity of complex networks can be leveraged within model implementation to reduce the computational cost of cur- rent approaches. Then, by examining the capabilities of non-neural attributed graph approaches, this thesis shows that simple methods can outperform state-of-the-art neu- ral networks in capturing the structural complexity of real-world data, thereby providing scalable and generalisable solutions to graph-based machine learning tasks such as node classification and link prediction. Finally, we design an attributed pattern mining ap- proach to derive interesting and easily understandable insights from complex networks. Recognising the need for diverse analytical approaches to understand the complex entanglements among current AI techniques, what we aim to achieve with them, and how they transform our uses, the second part of this thesis shifts to an interdisciplinary exam- ination of AI as a socio-technical system. This part explores how AI can be re-envisioned not only as a tool but also as an object of study. By framing AI as an ecosystem shaped by diverse stakeholders and societal concerns, this thesis uses graph-based models to map the interactions and tensions within AI, particularly around explainability, ethics, and environmental impact. For this purpose, we conduct a user study to examine the po- v tential of attributed graph-based explanations to enhance users’ perception of AI-based recommendations, and reveal the complex link between users’ preference towards expla- nation design and the understanding gain these explanations allow. In a second analysis, we build a corpus of AI charters and manifestos for ethics, which we make publicly avail- able. Using this corpus, we quantitatively analyse the interactions among key actors forming the social world of AI ethics in order to understand their roles in influencing AI governance and regulation. Finally, we explore how AI-related scientists incorporate their environmental concerns into their research using attributed graph analysis. This study reveals that environmental concerns remain largely framed through a technical perspective, with little consideration of the ecological impacts of digitalisation, pointing to the need for a more balanced approach in future research on AI and the environment. Building directly on the work presented in this thesis, we conclude by opening path- ways for future research directions focused on simple and efficient graph-based approaches to learning on complex networks. In a broader context, we also discuss future research avenues that we consider essential, including research rooted in Science and Technology Studies, to assess how digital technologies might evolve as inclusive, responsible, and sustainable tools. },
note = {HAL Id: tel-04963643},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
2024
Bachelor Theses
de la Salle, Universidad
Estudio informétrico sobre la producción científica en seguridad de la información digital en Web Of Science (2018 - 2023) Bachelor Thesis
Universidad de La Salle, Bogotá, Cundinamarca, 2024.
@bachelorthesis{delaSalle2024,
title = {Estudio informétrico sobre la producción científica en seguridad de la información digital en Web Of Science (2018 - 2023)},
author = {Universidad de la Salle},
url = {https://ciencia.lasalle.edu.co/items/f6c02c3b-2c62-42f1-b778-275ebef019d2/full
https://ciencia.lasalle.edu.co/server/api/core/bitstreams/66b9591f-c158-4371-a64f-a333bd93cb51/content
https://hdl.handle.net/20.500.14625/42119},
year = {2024},
date = {2024-12-01},
urldate = {2024-12-01},
address = {Bogotá, Cundinamarca},
school = {Universidad de La Salle},
abstract = {La presente investigación tiene como objetivo: Analizar la producción intelectual sobre seguridad de la información digital en la fuente de datos Web Of Science en el período 2018 – 2023. Su metodología es documental de tipo descriptivo, con un enfoque cuantitativo bajo el marco de la corriente del positivismo que para su estudio requiere de datos que sean medibles. La técnica consiste en un estudio métrico que a partir de una ecuación de búsqueda provee como instrumento una matriz de recolección de datos, mediante la cual se aplican diversas estrategias que permiten y facilitan el análisis de los resultados de la temática propuesta a través de su caracterización y la aplicación de indicadores bibliométricos. Los resultados ofrecen como tipo de documento con mayor presencia 54 artículos de investigación, las ciencias computacionales y ciencias de la información como áreas temáticas predominantes, Estados Unidos, China, Reino Unido y Brasil dentro de los países mayormente involucrados en la investigación, 16 principales instituciones aportantes, 15 autores relevantes, fuentes con cuartil Q2 y Q3 y algunas redes colaborativas de autores. Se concluye como temas pilares de la investigación la protección de datos, el cumplimiento de normativas, gobierno de la información, tecnologías emergentes entre las que se encuentran blockchain, Big Data e inteligencia artificial y gestión de la información sobre documentos electrónicos.
},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Alex, Guilhem; Ameen, Mohammad Hasan Al; Benjelloun, Omar; Canadas, Keoni; Delpy, Adrien; Failly, Gauthier De; Gueudet, Baptiste; Hucher, Lenny
Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alex2024,
title = {Fond d’investissement dans la nature : Peut-on avoir un impact bénéfique sur la biodiversité via une logique d’investissement tourné vers la nature ?},
author = {Guilhem Alex and Mohammad Hasan Al Ameen and Omar Benjelloun and Keoni Canadas and Adrien Delpy and Gauthier De Failly and Baptiste Gueudet and Lenny Hucher},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC3-Fonds-d-investissement-dans-la-nature.pdf},
year = {2024},
date = {2024-11-30},
abstract = {« La nature et ses contributions vitales aux populations, qui ensemble constituent la biodiversité et les fonctions et services écosystémiques, se détériorent dans le monde entier. » Cette déclaration introductive du Rapport de l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)1 souligne une crise sans précédent. La biodiversité, avec ses écosystèmes, ses espèces et ses services essentiels, est au cœur du bien-être humain. Pourtant, l’humanité fait face à une accélération de la perte de cette biodiversité. Par exemple, depuis 1970, les populations mondiales de vertébrés ont diminué de 60%, un déclin qui touche également les insectes, les plantes et les écosystèmes marins. Ainsi, la biodiversité mérite d’être définie précisément. Elle désigne ici non seulement les éléments tangibles tels que les forêts, les océans ou la faune, dans leur diversité génétique, des espèces mais aussi dans les interactions complexes qui forment les écosystèmes et génèrent des services naturels. Ces services sont qualifiés de “services écosystémiques” par le Millennium Ecosystem Assessment (2005)2 soulignant leur rôle crucial pour les sociétés humaines. L’IPBES identifie 18 services écosystémiques qui sont des contributions de la nature aux populations (Nature’s Contributions to People - ou NCP). Ces services écosystémiques sont répartis par l’IPBES en 3 catégories : les services d’approvisionnement (alimentation, énergie, matériaux…) ; les services de régulation (pollinisation, qualité de l’air, des sols, des eaux…) ; les apports immatériels (génétique, apprentissage et inspiration, identité…). Par exemple, 75% des cultures alimentaires mondiales, y compris des produits comme le café, le cacao, les amandes et les fruits, dépendent directement de la pollinisation animale. Cependant, cette définition élargie s’accompagne d’un paradoxe : bien que la nature soit un bien commun par excellence, non-excluable mais rival, elle est aujourd’hui confrontée à une exploitation qui ignore sa finitude. Ce phénomène rappelle la célèbre “Tragédie des communs” de Garrett Hardin (1968)3, où l’intérêt individuel conduit à la dégradation collective d’une ressource partagée. Ainsi, l'IPBES avertit que 1 million d'espèces sont menacées d'extinction d'ici les prochaines décennies, un chiffre alarmant qui montre l'urgence de la situation. Environ 75% de la surface terrestre a été modifiée de manière significative par l'activité humaine, et les zones humides, essentielles pour la régulation des eaux et la biodiversité, ont diminué de plus de 85%. Pour contrer cette dégradation, l'IPBES met en évidence un besoin urgent de financement pour préserver la biodiversité. Le rapport Financing Nature4 estime que pour éviter un effondrement écologique, il faut investir 4 à 5 trillions de dollars par an d’ici 2050 pour restaurer les écosystèmes mondiaux. Toutefois, le financement actuel est largement insuffisant. Selon le même rapport, le coût annuel de la perte de biodiversité et des services associés est estimé à environ 5,2 trillions de dollars, mais les financements alloués à la protection de la biodiversité se chiffrent actuellement à seulement 52 milliards de dollars par an. Ces chiffres révèlent un déficit majeur, appelant à une réorientation significative des flux financiers mondiaux. Ainsi, la monétarisation de la nature s’impose comme un concept clé. Ce processus consiste à attribuer une valeur économique aux services écosystémiques afin de rendre leur destruction ou leur préservation “comptabilisable” dans les logiques de marché. Il s’agit donc d’évaluer les services rendus par la nature et les risques de perte de ces services en termes financiers, afin de sensibiliser les décideurs économiques et politiques à l’importance de la biodiversité dans le développement humain. En attribuant une valeur monétaire à ces services, il devient possible de mesurer et de comparer l’impact des activités humaines et d'encourager les investissements dans la préservation des écosystèmes. Une consultante spécialisée dans la transformation des pratiques écologique d’un célèbre cabinet de conseil nous faisait alors remarquer qu’ “On fait en sorte d'avancer sur le sujet de la monétarisation parce qu’on sait que c'est un un argument de poids pour nos clients de brandir des chiffres monétaires et cela permet contribuer à convaincre nos clients d'avancer sur ce sujet biodiversité”. Sa conviction personnelle étant que “si on n’était pas là pour aller voir nos clients et leur dire les gars, là, si vous faites rien, ça va vous coûter de l'argent et donc il faut, vous allez sur la biodiversité, à priori, ils mettraient du temps avant de le faire et potentiellement, ça serait trop tard.” Un paradoxe qui vient d’une vision rationnelle à court ou moyen terme : “Les coûts liés au risque de l'effondrement de la biodiversité, ils vont arriver sur le long ou très long terme alors que les coûts de la transformation, ils ont besoin d'arriver maintenant.” Ainsi, il paraît nécessaire de monétariser les risques écosystémiques pour convaincre les décideurs et acteurs économiques. },
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Bessoud, Jeanne; Cotet, Elisa; Durand, Victor; Haddadin, Philippe; Hardouin, Jade; Landais, Joris; Michelet, Axel; Paolini, Arthur
L’impact environnemental des animaux domestiques est-il si problématique ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Bessoud2024,
title = {L’impact environnemental des animaux domestiques est-il si problématique ?},
author = {Jeanne Bessoud and Elisa Cotet and Victor Durand and Philippe Haddadin and Jade Hardouin and Joris Landais and Axel Michelet and Arthur Paolini},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo24/PC4-impact-animaux-domestiques.pdf},
year = {2024},
date = {2024-10-30},
urldate = {2024-12-01},
abstract = {Dans la 16e édition du baromètre GreenFlex-ADEME (Agence de la Transition écologique) de la consommation responsable, 76 % des Français estimait qu’il est nécessaire d’agir pour préserver l’environnement, avec plus de 80 % se disant ainsi inquiets des impacts sanitaires et environnementaux des différentes pollutions et du dérèglement climatique. Dans ce climat, une course à la réduction de notre impact carbone personnel s’est progressivement mise en place, avec des objectifs de limitation à 2 tonnes de CO₂ par an pour réussir à atteindre la neutralité carbone et à limiter le réchauffement de la planète. La question du poids des animaux de compagnie dans ce bilan semble légitime.
La comptabilité carbone émerge à partir de 1995 avec la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques puis le protocole de Kyoto. Plusieurs méthodes de comptabilité carbone vont alors voir le jour. C'est le cas du Greenhouse Gas Protocol3 en 2001 puis de la norme ISO 140644 en 2006. En France, le Bilan Carbone® fut créé en 2004 par Jean-Marc Jancovici et mis en place par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Dans cet outil, la question de l’impact environnemental de nos chats et chiens fut introduite. (Nosgestesclimat, 2024)
Si l’alimentation et la litière pour les chats, et l’alimentation seule pour les chiens ont été retenus par le Bilan Carbone, plusieurs impacts environnementaux ont pu être notés avec des interrogations portées sur les dégâts occasionnés par la biodiversité par les chats ou encore sur l’industrie du jouet et autres accessoires ou encore les conséquences sur l’alimentation des animaux. (Delalande 2022, Jancovici 2023)
En 2024, selon le baromètre Facco-Odoxa, 61% des Français possèderait des animaux de compagnie. Parmi ceux-ci, 55% aurait un chien et/ou un chat ; soit 30% de la population propriétaire d’un chien et 39% propriétaire d’un chat (Facco, 2024). Nous nous intéresserons donc particulièrement au cas des chats et chiens, puisqu’il représente la majorité des animaux domestiques français. Par ailleurs, nous nous focaliserons géographiquement sur la médiatisation du sujet au niveau de la France, du fait de sa plus forte densité de contenu médiatique comparée au reste du monde. D'un point de vue littérature scientifique, face à la diversité des sources mobilisées par les acteurs du débat, nous élargirons notre étude à l’échelle mondiale.
Si le premier débat sur l’impact environnemental des animaux domestiques émerge dès 2009 avec la publication du livre au titre quelque peu provocateur “Time to Eat the Dog ? The Real Guide to Sustainable Living” (Vale, 2009), avec la première mention de l’Environmental Paw Print (EPP), il devient réellement médiatique à la fin de 2023 avec les interventions de Jean-Marc Jancovici - ingénieur, enseignant et conférencier cofondateur du think-tank The Shift Project – puis celle de François Gemenne - politologue et membre du GIEC. De ces deux interventions, qui se veulent plutôt critiques vis-à-vis de l’impact environnemental des animaux de compagnie, s’ensuit une nuée de réponses et critiques, rovenant aussi bien de la communauté scientifique (majoritairement les vétérinaires), de la classe politique (Florian Philippot), d’associations (LPO, Action écologie) que du grand public. Le débat se centre alors sur la question de l’impact environnemental de l’alimentation des animaux de compagnie, de la perte de biodiversité occasionnée par les chats, voire le bienfondé même de posséder aujourd’hui un chat ou un chien. Nous allons nous demander en quelle mesure l'impact environnemental des chats et chiens est-il si problématique aujourd’hui en France.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
La comptabilité carbone émerge à partir de 1995 avec la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques puis le protocole de Kyoto. Plusieurs méthodes de comptabilité carbone vont alors voir le jour. C'est le cas du Greenhouse Gas Protocol3 en 2001 puis de la norme ISO 140644 en 2006. En France, le Bilan Carbone® fut créé en 2004 par Jean-Marc Jancovici et mis en place par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Dans cet outil, la question de l’impact environnemental de nos chats et chiens fut introduite. (Nosgestesclimat, 2024)
Si l’alimentation et la litière pour les chats, et l’alimentation seule pour les chiens ont été retenus par le Bilan Carbone, plusieurs impacts environnementaux ont pu être notés avec des interrogations portées sur les dégâts occasionnés par la biodiversité par les chats ou encore sur l’industrie du jouet et autres accessoires ou encore les conséquences sur l’alimentation des animaux. (Delalande 2022, Jancovici 2023)
En 2024, selon le baromètre Facco-Odoxa, 61% des Français possèderait des animaux de compagnie. Parmi ceux-ci, 55% aurait un chien et/ou un chat ; soit 30% de la population propriétaire d’un chien et 39% propriétaire d’un chat (Facco, 2024). Nous nous intéresserons donc particulièrement au cas des chats et chiens, puisqu’il représente la majorité des animaux domestiques français. Par ailleurs, nous nous focaliserons géographiquement sur la médiatisation du sujet au niveau de la France, du fait de sa plus forte densité de contenu médiatique comparée au reste du monde. D'un point de vue littérature scientifique, face à la diversité des sources mobilisées par les acteurs du débat, nous élargirons notre étude à l’échelle mondiale.
Si le premier débat sur l’impact environnemental des animaux domestiques émerge dès 2009 avec la publication du livre au titre quelque peu provocateur “Time to Eat the Dog ? The Real Guide to Sustainable Living” (Vale, 2009), avec la première mention de l’Environmental Paw Print (EPP), il devient réellement médiatique à la fin de 2023 avec les interventions de Jean-Marc Jancovici - ingénieur, enseignant et conférencier cofondateur du think-tank The Shift Project – puis celle de François Gemenne - politologue et membre du GIEC. De ces deux interventions, qui se veulent plutôt critiques vis-à-vis de l’impact environnemental des animaux de compagnie, s’ensuit une nuée de réponses et critiques, rovenant aussi bien de la communauté scientifique (majoritairement les vétérinaires), de la classe politique (Florian Philippot), d’associations (LPO, Action écologie) que du grand public. Le débat se centre alors sur la question de l’impact environnemental de l’alimentation des animaux de compagnie, de la perte de biodiversité occasionnée par les chats, voire le bienfondé même de posséder aujourd’hui un chat ou un chien. Nous allons nous demander en quelle mesure l'impact environnemental des chats et chiens est-il si problématique aujourd’hui en France.
dela Isla Aduna, Dayne Andrei; Cabero, Paulina Mikaela Valderama; Cristobal, Earl Dominic Palad; Go, Riley Jerard Dy; Luakian, Francine Clarisse C.
A bibliometric review on plant allantoin and nitrogen metabolism Bachelor Thesis
De La Salle University, College of Science, Manila, 2024.
@bachelorthesis{delaAduna2024,
title = {A bibliometric review on plant allantoin and nitrogen metabolism},
author = {Dayne Andrei dela Isla Aduna and Paulina Mikaela Valderama Cabero and Earl Dominic Palad Cristobal and Riley Jerard Dy Go and Francine Clarisse C. Luakian},
url = {https://animorepository.dlsu.edu.ph/etdb_bio/76/},
year = {2024},
date = {2024-08-31},
address = {Manila},
school = {De La Salle University, College of Science},
abstract = {This bibliometric review thoroughly examines studies conducted on allantoin in plants, with a primary focus on its influence on nitrogen metabolism. An in-depth comprehension of the role of allantoin in nitrogen metabolism in plants can offer clear insights into the existing knowledge within the scientific community regarding this topic. The bibliographic data from Scopus was analyzed and formatted by CorText Manager, which facilitated the identification of gaps and limitations within the existing scope of the field. In addition, the researchers systematically arranged and depicted patterns and connections, thereby obtaining more distinct perspectives on various subjects and relationships. The study of allantoin and nitrogen metabolism in plants is a comprehensive topic that involves the interconnection of various ideas and niches. This analysis enables researchers globally to navigate a path toward groundbreaking findings by enhancing the current body of literature and emphasizing significant gaps in knowledge.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Alimad, Julienne E.; Lacsamana, Rochelle Anne A.; Hachaso, Elijah Gniya P.; Moldes, Louise Tara Danielle H.; Montecillo, Julianne Marie L.
The roles of allantoin in the stress responses of animals: A bibliometric review Bachelor Thesis
De La Salle University, Manila, 2024, (Bachelor of Science in Biology major in Medical Biology).
@bachelorthesis{Alimad2024,
title = {The roles of allantoin in the stress responses of animals: A bibliometric review},
author = {Julienne E. Alimad and Rochelle Anne A. Lacsamana and Elijah Gniya P. Hachaso and Louise Tara Danielle H. Moldes and Julianne Marie L. Montecillo},
url = {https://animorepository.dlsu.edu.ph/etdb_bio/83},
year = {2024},
date = {2024-07-08},
address = {Manila},
school = {De La Salle University},
abstract = {Animals play a crucial role in maintaining biodiversity and ecosystem balance but face various stresses that require complex adaptations for survival. One adaptation involves the release of allantoin, a product of purine catabolism, which plays a significant role in mitigating stress. Despite the growing body of research on allantoin and its roles in animals under stress conditions, its biochemical properties remain relatively unexplored. With this, this paper aims to bridge existing gaps in knowledge in this field of research, assess research trends, and further investigate the role of allantoin in animals under stress conditions. This was done through a bibliometric analysis of relevant literature from 2013 to 2023 that were sourced from the Scopus database and analyzed using the CorText Manager. Several other tools were used in analyzing the relevant literature including term extraction, term-based and country-based network mapping, contingency matrix analysis, Sankey diagram visualization, and epic epoch analysis within the CorText Manager. It was found that the commonly used animal models in allantoin studies include Sprague Dawley and Wistar rats, with amino acids and enzymes playing crucial roles in the metabolic pathways leading to allantoin production. When it comes to identifying metabolites, on the other hand, techniques such as liquid chromatography and mass spectrometry are frequently employed. Notably, the analysis of terminology trends revealed the consistent use of terms like oxidative stress and uric acid in relevant literature. Ultimately, the relationships between commonly used terms in research have revealed consistent trends over time, offering valuable insights for future studies.},
note = {Bachelor of Science in Biology major in Medical Biology},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Beaulieu, Pierre; Chupin, Amandine; Fontaine, Inès; Goll, Benjamin; Fay, Remi La; de la Moureyre, Clément Vayron; Vehrlé, Pauline; Vogel, Chloé
Le plan de restauration de la nature de la Commission européenne Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Beaulieu2024,
title = {Le plan de restauration de la nature de la Commission européenne},
author = {Pierre Beaulieu and Amandine Chupin and Inès Fontaine and Benjamin Goll and Remi La Fay and Clément Vayron de la Moureyre and Pauline Vehrlé and Chloé Vogel},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC4-Restauration%20de%20la%20nature.pdf
},
year = {2024},
date = {2024-03-31},
urldate = {2024-03-31},
abstract = {Selon les différents groupes de scientifiques internationaux tels que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ou l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), les écosystèmes sains fournissent de la nourriture, de l’eau salubre ou encore des puits de carbone et assurent de ce fait la sécurité alimentaire ainsi qu’une protection contre les catastrophes naturelles, dont la fréquence et l’intensité augmente avec le changement climatique. Pour ces raisons, plusieurs accords de la communauté internationale ont successivement tenté d’enrayer une dégradation des écosystèmes à l’échelle planétaire comme les objectifs Aichi qui fixaient en 2010 un objectif de 15% de restauration d’écosystèmes dégradés pour 2020 ou bien les accords de Kunming-Montréal de 2022 qui fixent comme objectif la restauration de 30% des écosystèmes dégradés d’ici 2030.
Fort du constat d’une perte de biodiversité et d’une dégradation des écosystèmes qui ne ralentissent pas, la Commission européenne entend, avec le règlement de restauration de la nature, instaurer des objectifs en partie contraignants aux États membres.
Ce règlement est un texte phare du plan Biodiversité de l’Union Européenne qui s’inscrit lui-même dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Alors-même que la Commission s'assure en amont du processus législatif de proposer des textes de loi qui seront acceptés par les institutions parlementaires, ce règlement est passé in extremis en plénière au Parlement et seulement au prix d’amendements réduisant fortement l’ambition du texte.
Le dernier trilogue entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne mi-novembre a réduit une fois de plus les ambitions initiales.
Ce texte, soutenu par les partis et associations écologistes, a suscité de vives critiques de la part des partis conservateurs, menées par le PPE, parti de droite majoritaire au Parlement européen, alors qu’il était initialement favorable au texte lors du vote d’intention de juin 2022. Son histoire est résumée dans la Figure 1
Cependant, le texte étant revenu au Parlement en 2023, en fin de session parlementaire (2019-2024), il a été utilisé pour se démarquer des autres partis, notamment du centre, en vue des élections de juin 2024.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Fort du constat d’une perte de biodiversité et d’une dégradation des écosystèmes qui ne ralentissent pas, la Commission européenne entend, avec le règlement de restauration de la nature, instaurer des objectifs en partie contraignants aux États membres.
Ce règlement est un texte phare du plan Biodiversité de l’Union Européenne qui s’inscrit lui-même dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Alors-même que la Commission s'assure en amont du processus législatif de proposer des textes de loi qui seront acceptés par les institutions parlementaires, ce règlement est passé in extremis en plénière au Parlement et seulement au prix d’amendements réduisant fortement l’ambition du texte.
Le dernier trilogue entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne mi-novembre a réduit une fois de plus les ambitions initiales.
Ce texte, soutenu par les partis et associations écologistes, a suscité de vives critiques de la part des partis conservateurs, menées par le PPE, parti de droite majoritaire au Parlement européen, alors qu’il était initialement favorable au texte lors du vote d’intention de juin 2022. Son histoire est résumée dans la Figure 1
Cependant, le texte étant revenu au Parlement en 2023, en fin de session parlementaire (2019-2024), il a été utilisé pour se démarquer des autres partis, notamment du centre, en vue des élections de juin 2024.
Gara, Hassan Ben; Bourguelle, Laure; Buguet, Romain; Cao, Tianjiao; de La Marlier, Hugo; Jiang, Zeyu; Razafindrakotonjatovo, Rija Baritiana; Zhang, Laura
Nuisances sonores à Roissy : Les avions font-ils trop de bruit ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Gara2024,
title = {Nuisances sonores à Roissy : Les avions font-ils trop de bruit ?},
author = {Hassan Ben Gara and Laure Bourguelle and Romain Buguet and Tianjiao Cao and Hugo de La Marlier and Zeyu Jiang and Rija Baritiana Razafindrakotonjatovo and Laura Zhang},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1_Nuisances_sonores_a%C3%A9riennes.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {À Roissy, le ciel qui témoigne du dynamisme économique du secteur aérien devient le théâtre d'une lutte complexe entre les intérêts économiques des compagnies aériennes et la
qualité de vie des habitants de la région. Au cœur de cette situation se trouvent les nuisances sonores, vecteur majeur d'inconfort pour les riverains. Si leur impact sur la santé est incontestable, leur quantification demeure une tâche ardue. Les retombées sanitaires, bien que palpables, se présentent souvent sous des formes difficilement mesurables, soulignant ainsi la complexité d'une revendication des riverains. Cette problématique engendre un paysage où divers acteurs interviennent, chacun portant des intérêts parfois divergents, contribuant ainsi à une mosaïque de positions et de perspectives. Comment les interactions entre les acteurs impliqués dans la controverse suscitée par les nuisances sonores liées au trafic aérien à Roissy influencent-elles les décisions politiques et les initiatives pour concilier les intérêts économiques, la santé publique et la qualité de vie des riverains?
Cette étude vise à explorer ces différents aspects, à saisir la subtilité des enjeux, des moyens et des positions en présence. Ainsi, cet article se déploie en trois volets distincts :
tout d'abord, une confrontation des multiples points de vue et des intérêts en jeu, révélant une diversité contrastée d'acteurs impliqués. Ensuite, elle explorera la polarisation croissante du débat, examinant la dynamique de la controverse et les moyens employés pour défendre chaque position. Enfin, face à un compromis difficilement envisageable, elle
s'appuiera sur les démonstrations scientifiques de l’impact sanitaire, offrant ainsi une vision éclairante et autorisée de cette problématique multifactorielle.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
qualité de vie des habitants de la région. Au cœur de cette situation se trouvent les nuisances sonores, vecteur majeur d'inconfort pour les riverains. Si leur impact sur la santé est incontestable, leur quantification demeure une tâche ardue. Les retombées sanitaires, bien que palpables, se présentent souvent sous des formes difficilement mesurables, soulignant ainsi la complexité d'une revendication des riverains. Cette problématique engendre un paysage où divers acteurs interviennent, chacun portant des intérêts parfois divergents, contribuant ainsi à une mosaïque de positions et de perspectives. Comment les interactions entre les acteurs impliqués dans la controverse suscitée par les nuisances sonores liées au trafic aérien à Roissy influencent-elles les décisions politiques et les initiatives pour concilier les intérêts économiques, la santé publique et la qualité de vie des riverains?
Cette étude vise à explorer ces différents aspects, à saisir la subtilité des enjeux, des moyens et des positions en présence. Ainsi, cet article se déploie en trois volets distincts :
tout d'abord, une confrontation des multiples points de vue et des intérêts en jeu, révélant une diversité contrastée d'acteurs impliqués. Ensuite, elle explorera la polarisation croissante du débat, examinant la dynamique de la controverse et les moyens employés pour défendre chaque position. Enfin, face à un compromis difficilement envisageable, elle
s'appuiera sur les démonstrations scientifiques de l’impact sanitaire, offrant ainsi une vision éclairante et autorisée de cette problématique multifactorielle.
Alonso, Marius; Bonin, Paul; Caillierez, Thibaut; Contat, Paul; Fakri, Yassir; Vertongen, Marie Humblet; Jeandat, Caroline; Papin, Thibault
La pompe à chaleur est-elle écologique ? Comment se chauffer durablement ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alonso2024,
title = {La pompe à chaleur est-elle écologique ? Comment se chauffer durablement ?},
author = {Marius Alonso and Paul Bonin and Thibaut Caillierez and Paul Contat and Yassir Fakri and Marie Humblet Vertongen and Caroline Jeandat and Thibault Papin},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC8-PAC.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
abstract = {Dans le contexte actuel marqué par la nécessité de faire face à une transition énergétique et écologique, le gouvernement a émis l’idée, en mai 2023, d’une potentielle interdiction d’installation de nouvelles chaudières à gaz en 2026. Cette idée a suscité des débats dans les médias et à l’Assemblée Nationale. Depuis 2020 et pour faire face au changement climatique, la France a mis en place une Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) dans laquelle la pompe à chaleur (PAC) prend un rôle principal dans la décarbonation du chauffage. Avec cette annonce d’Elisabeth Borne, le gouvernement semble avoir fait de la PAC une de ses clés technologiques pour la transition écologique, en voulant faire reculer le développement des chaudières à gaz.
Même si le gouvernement est revenu sur ses propositions en août 2023, elles ont soulevé une série de réactions qui remettent en cause le caractère écologique de l’alternative principale aux chaudières à gaz, la PAC. En effet, des enjeux de fonctionnement ont été évoqués. Comment fonctionne la PAC ? Quel est son bilan écologique et le réseau électrique français peut-il supporter l'implantation massive des PACs ?
Ensuite, des enjeux autour de la performance des PACs ont été soulevés. Une PAC peut-elle s’adapter à tout type de logement et tout type de climat ? Quelles sont les alternatives existantes ?
Puis, des enjeux autour de la production, de l’installation et du financement sont aussi apparus. Doit-on les produire en France ? Nos chauffagistes ont-ils le savoir-faire nécessaire pour installer ces nouveaux équipements ? Comment financer cette solution onéreuse ? Mais aussi, une PAC est-elle vraiment rentable économiquement et peut-on amortir son coût ?
Finalement, des enjeux un peu moins importants mais quand même évoqués reposent sur : quelles nuisances environnementales peut-on imputer aux PACs, et comment les recycler efficacement ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
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Même si le gouvernement est revenu sur ses propositions en août 2023, elles ont soulevé une série de réactions qui remettent en cause le caractère écologique de l’alternative principale aux chaudières à gaz, la PAC. En effet, des enjeux de fonctionnement ont été évoqués. Comment fonctionne la PAC ? Quel est son bilan écologique et le réseau électrique français peut-il supporter l'implantation massive des PACs ?
Ensuite, des enjeux autour de la performance des PACs ont été soulevés. Une PAC peut-elle s’adapter à tout type de logement et tout type de climat ? Quelles sont les alternatives existantes ?
Puis, des enjeux autour de la production, de l’installation et du financement sont aussi apparus. Doit-on les produire en France ? Nos chauffagistes ont-ils le savoir-faire nécessaire pour installer ces nouveaux équipements ? Comment financer cette solution onéreuse ? Mais aussi, une PAC est-elle vraiment rentable économiquement et peut-on amortir son coût ?
Finalement, des enjeux un peu moins importants mais quand même évoqués reposent sur : quelles nuisances environnementales peut-on imputer aux PACs, et comment les recycler efficacement ?
Balkhi, Taha; Bessy, Hugo; Cotillard, Tristan; Lagasse, Guillaume; Millot, Thibaut; Caldas, Jean Piere Adrian Ramirez; Simon, Louis; Villeminot, Yann
Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Balkhi2024,
title = {Le dioxyde de titane : Faut-il interdire le dioxyde de titane dans les médicaments ?},
author = {Taha Balkhi and Hugo Bessy and Tristan Cotillard and Guillaume Lagasse and Thibaut Millot and Jean Piere Adrian Ramirez Caldas and Louis Simon and Yann Villeminot},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC7-Dioxyde%20de%20Titane.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Dans l'ombre des coulisses réglementaires, une substance a longtemps teinté notre alimentation : le dioxyde de titane, ou TiO2, connu sous le code E171. Une couleur, un additif, un acteur silencieux dans l'industrie alimentaire. Pourtant, son utilisation suscite depuis 2015 des inquiétudes majeures en France, menant à une interdiction dans l’alimentation en janvier 2020 au sein de l'hexagone. Cette interdiction s’est étendue à l'ensemble de l'Union européenne début 2022. Ces interdictions reposent sur des suspicions portant sur la cancérogénicité et la génotoxicité de ce composé. En se référant au principe de précaution, les législateurs ont préféré suspendre la consommation de ce composé.
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Cependant, cette interdiction ne s’étend pas aux médicaments, dans lesquels le TiO2 est largement présent, ce qui ne manque pas d’étonner un certain nombre d’acteurs comme les
associations UFC-Que choisir ou 60 Millions de consommateurs.
Cette situation suscite des interrogations quant aux fondements du principe de précaution et à la façon dont les évaluations de risques sont menées dans des contextes divers.
Actuellement, le principe de précaution s’applique pour l’interdiction de l’E171 dans l’alimentation car son utilisation n’a qu’un objectif esthétique : aucun effet éventuel sur la santé des consommateurs n’est toléré pour les additifs alimentaires. Pour les médicaments, la question est plus complexe. Dans la mesure où la question de la toxicité du TiO2 pour l’homme n’a pas été scientifiquement élucidée, les instances européennes mènent des analyses sur les coûts, les bénéfices et les risques de l’emploi du TiO2 . Ces analyses semblent pencher en faveur du maintien de l'utilisation du TiO2, mais cette dynamique pourrait bien évoluer.
À court terme, d’ici avril 2024, de nouvelles évaluations par l’European Medical Agency (EMA) devraient statuer sur l’utilisation du TiO2 dans les médicaments, alimentant ainsi un
débat entre les industriels, qui défendent la nécessité de ce composé dans les médicaments, les associations de consommateurs, préoccupées par ses potentiels effets sur la santé des patients, et les acteurs publics impliqués dans la régulation. Ces organisations professionnelles et ces associations de consommateurs exercent des influences divergentes sur les décideurs politiques théoriquement conseillés par les agences indépendantes (European Food and Safety Authority (EFSA), EMA).
Les associations de consommateurs sont les premières à avoir exposé cette question sur la place publique : par l’intermédiaire de journaux comme UFC-Que Choisir ou 60 millions de
consommateurs, elles alertent le grand public sur les dangers potentiels du TiO2 et jouent un rôle crucial en vulgarisant les articles scientifiques. Ces questions sont reprises par les autres médias qui sensibilisent les consommateurs à la présence de dioxyde de titane dans divers produits, notamment les dentifrices, par exemple en mettant en avant les entreprises ayant volontairement retiré le TiO2 de leurs produits. La presse traditionnelle qu’elle soit régionale ou nationale commente également les grandes décisions politiques prises au niveau européen et national.
Alifano, Enzo; Allain, Pierre; Allaire, Arthur; Aurousseau, Tanguy; Cayatte, Emilie; Desproges, Thomas; Perreau, Anouk; Pichard, Quentin; Thaller, Maëlle
L’éducation positive et bienveillante Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{nokey,
title = {L’éducation positive et bienveillante},
author = {Enzo Alifano and Pierre Allain and Arthur Allaire and Tanguy Aurousseau and Emilie Cayatte and Thomas Desproges and Anouk Perreau and Quentin Pichard and Maëlle Thaller},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1-Education-positive_v2.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
abstract = {Septembre 2023, dans une aire de jeux pour enfants. Un parent veut quitter le parc mais l’enfant refuse et se roule sur le sol en criant. Le parent tente de maîtriser la crise, s’énerve, “arrête de faire ton bébé maintenant”. Il finit par soulever l’enfant, le met dans sa poussette et l’y attache de force. L’attention de Marie et Paul, assis non loin sur un banc pour surveiller eux aussi leurs enfants, est attirée par les pleurs de cet enfant. Ces derniers observent la scène et la commentent : Paul : T’as vu ça ? Dévaloriser son enfant comme ça et le mettre de force dans sa poussette, de nos jours c’est inacceptable quand même…
Marie : Moi je pense que je lui aurais mis une claque pour moins que ça…Il fait clairement un caprice ! Il faut bien que le parent établisse son autorité et qu’ils finissent par rentrer. Ils sont peut-être attendus ailleurs et ne peuvent pas s’éterniser ici.
Paul : Des violences pareilles, ça peut créer des traumatismes tu sais. D’ailleurs, n’y a-t-il pas une loi qui a été votée récemment pour interdire les fessées, et plus généralement les violences sur les enfants ?
Marie : Peut-être…Personnellement j’ai été éduquée comme ça, et je m’en porte très bien ! Il faut bien que l'enfant apprenne à obéir, sinon il devient un enfant roi et fait tout et n'importe quoi. Comment veux-tu qu'il devienne un adulte responsable ?
Paul : Non mais il faut faire preuve de bon sens ! Sans laisser l’enfant faire ce qu’il veut, si tu le considères comme un adulte et que tu lui expliques clairement les choses, il comprendra très bien. J’ai d’ailleurs écouté France Inter ce matin, et une pédiatre du nom de Catherine Gueguen expliquait justement que le cerveau des enfants n’est pas encore complètement formé, il faut donc prendre le temps de leur expliquer calmement.
Marie : C’est trop facile d’aller parler d’éducation sur un plateau télé et donner des conseils, moi aussi je peux le faire. Mais chaque enfant est différent, et c’est facile de culpabiliser les parents qui font de leur mieux.
Le soir venu, Marie se renseigne alors sur cette fameuse loi, et tombe rapidement sur le site de l’association « Stop VEO » (Violences Éducatives Ordinaires) anciennement présidée par Céline Quelen, militante pour les droits de l’enfant. Marie découvre également des acteurs fortement médiatisés, comme les psychothérapeutes Isabelle Filliozat et Caroline Goldman, qui se positionnent à l’heure actuelle comme des expertes ayant chacune leur vision propre de la parentalité et des méthodes éducatives, polarisant le débat public entre les pro-éducation positive, et ceux qui s’y opposent.
Comme Marie, la presse française s’intéresse à la notion « d’éducation positive » à partir des années 2007-2008.
Si la question des châtiments corporels et de l’interdiction des violences sur les enfants est présente dans la presse depuis longtemps et a abouti à la première loi « anti-fessée » de 2007, qui définit et sanctionne les violences physiques sur les enfants, le débat public se saisit en effet de la notion « d’éducation positive » seulement à partir des années 2013-2014. Cet intérêt se développe à partir de la pensée sur la psychologie positive venant des Etats Unis et se représente dans la presse dès 2007-2008 avec une forte augmentation des études scientifiques mondiales sur le sujet. L’intérêt pour l’« éducation positive » culmine vers 2019 en rejoignant la question d’une éducation non-violente, lors d'une seconde loi concernant les « violences éducatives ordinaires », qui élargit le spectre d’application de la loi de 2007 aux violences morales et psychologiques.
Ces discussions autour de l’éducation positive réunissent une diversité d'acteurs aux formations et aux objectifs variés. On retrouve parmi ces acteurs des professionnels de la santé comme des médecins ou des psychothérapeutes, des représentants des pouvoirs publics, des associations défendant les droits des enfants ainsi que des professionnels de l’enfance. Chacun apporte une vision de l’éducation en lien avec son expertise professionnelle, mais aussi personnelle, autour des quatre pôles suivants : l’aspect médical, législatif, parental et scolaire.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Marie : Moi je pense que je lui aurais mis une claque pour moins que ça…Il fait clairement un caprice ! Il faut bien que le parent établisse son autorité et qu’ils finissent par rentrer. Ils sont peut-être attendus ailleurs et ne peuvent pas s’éterniser ici.
Paul : Des violences pareilles, ça peut créer des traumatismes tu sais. D’ailleurs, n’y a-t-il pas une loi qui a été votée récemment pour interdire les fessées, et plus généralement les violences sur les enfants ?
Marie : Peut-être…Personnellement j’ai été éduquée comme ça, et je m’en porte très bien ! Il faut bien que l'enfant apprenne à obéir, sinon il devient un enfant roi et fait tout et n'importe quoi. Comment veux-tu qu'il devienne un adulte responsable ?
Paul : Non mais il faut faire preuve de bon sens ! Sans laisser l’enfant faire ce qu’il veut, si tu le considères comme un adulte et que tu lui expliques clairement les choses, il comprendra très bien. J’ai d’ailleurs écouté France Inter ce matin, et une pédiatre du nom de Catherine Gueguen expliquait justement que le cerveau des enfants n’est pas encore complètement formé, il faut donc prendre le temps de leur expliquer calmement.
Marie : C’est trop facile d’aller parler d’éducation sur un plateau télé et donner des conseils, moi aussi je peux le faire. Mais chaque enfant est différent, et c’est facile de culpabiliser les parents qui font de leur mieux.
Le soir venu, Marie se renseigne alors sur cette fameuse loi, et tombe rapidement sur le site de l’association « Stop VEO » (Violences Éducatives Ordinaires) anciennement présidée par Céline Quelen, militante pour les droits de l’enfant. Marie découvre également des acteurs fortement médiatisés, comme les psychothérapeutes Isabelle Filliozat et Caroline Goldman, qui se positionnent à l’heure actuelle comme des expertes ayant chacune leur vision propre de la parentalité et des méthodes éducatives, polarisant le débat public entre les pro-éducation positive, et ceux qui s’y opposent.
Comme Marie, la presse française s’intéresse à la notion « d’éducation positive » à partir des années 2007-2008.
Si la question des châtiments corporels et de l’interdiction des violences sur les enfants est présente dans la presse depuis longtemps et a abouti à la première loi « anti-fessée » de 2007, qui définit et sanctionne les violences physiques sur les enfants, le débat public se saisit en effet de la notion « d’éducation positive » seulement à partir des années 2013-2014. Cet intérêt se développe à partir de la pensée sur la psychologie positive venant des Etats Unis et se représente dans la presse dès 2007-2008 avec une forte augmentation des études scientifiques mondiales sur le sujet. L’intérêt pour l’« éducation positive » culmine vers 2019 en rejoignant la question d’une éducation non-violente, lors d'une seconde loi concernant les « violences éducatives ordinaires », qui élargit le spectre d’application de la loi de 2007 aux violences morales et psychologiques.
Ces discussions autour de l’éducation positive réunissent une diversité d'acteurs aux formations et aux objectifs variés. On retrouve parmi ces acteurs des professionnels de la santé comme des médecins ou des psychothérapeutes, des représentants des pouvoirs publics, des associations défendant les droits des enfants ainsi que des professionnels de l’enfance. Chacun apporte une vision de l’éducation en lien avec son expertise professionnelle, mais aussi personnelle, autour des quatre pôles suivants : l’aspect médical, législatif, parental et scolaire.
Alleaume, Valentin; Cazali, Paul; Doireau, Pierre-Yves; Gstalter, Pierre-Louis; Laraison, Maxence; Lenglet, William; Leroy, Maxime; Perdrizet, Jérémy; Rebière, Alexandre
La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Alleaume2024,
title = {La fixation du prix de l’électricité : Quels débats et perspectives autour de la tarification de l'électricité ?},
author = {Valentin Alleaume and Paul Cazali and Pierre-Yves Doireau and Pierre-Louis Gstalter and Maxence Laraison and William Lenglet and Maxime Leroy and Jérémy Perdrizet and Alexandre Rebière},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC8-Fixation%20prix%20Elec.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Le 24 février 2022, la Russie lance une attaque éclair contre l’Ukraine. C’est le début d’un long conflit, toujours en cours à l’heure de l’écriture de ces lignes, qui a profondément déséquilibré la géopolitique mondiale. Les effets ne se font pas attendre pour le consommateur européen : le 17 novembre 2022, les chiffres de l’inflation en zone Euro sur douze mois glissants pour octobre sont publiés : 11.5%. C’est trois fois plus que l’année précédente. Le lien avec le conflit russo-ukrainien, même s’il n’explique que partiellement cette inflation, est facile à établir. Bien que les prix du gaz aient déjà commencé à augmenter en 2022, la guerre économique de l’Europe contre la Russie renforcera cette hausse. Or comme nous le détaillerons plus tard, le prix du gaz a un impact direct sur la facture d’électricité, même en France où le parc est principalement nucléaire. Ce dernier point a suscité l’incompréhension de certains consommateurs, entraînant une intensification médiatique des discussions sur les coûts de l’électricité dans la presse française.
L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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L’invasion russe n’est pas la seule fautive : en 2022, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français était à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ; le stress hydrique a vidé les stocks des barrages. Pour répondre à la demande, il a fallu faire appel à d’autres moyens de production, plus chers, les centrales à gaz. Le prix du gaz a par moments été multiplié par 20. Il a ainsi fallu acheter une plus grande proportion de gaz, faisant monter le coût moyen total, d’autant plus que le prix du gaz seul augmentait ; cet effet ciseaux a impacté d’autres pays comme l’Allemagne, montrant la dépendance au gaz russe et posant des questions de souveraineté énergétique.
Les effets ne sont pas seulement géopolitiques, et pour comprendre la formation des prix de l’électricité, il conviendra de se plonger dans le marché européen, de ses origines à son fonctionnement actuel en passe d’être réformé. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la production d’électricité nécessite de forts investissements. Certains États, dont la France, font le choix de nationaliser cette tâche. Le monopole de production d’électricité qui incombe alors à EDF permettra des investissements massifs dans le nucléaire à partir des années 1970. La politique de libéralisation de l’Union Européenne remettra plus tard ce monopole d’État en cause ; en 1996, EDF perd ce statut particulier. Le prix de l’électricité est alors progressivement soumis à une logique de marché. Dans les années 2000, différents travaux et expérimentations invitent à organiser production et revente de l’électricité autour d’un marché en séparant la production du transport. Ce dernier reste un monopole naturel en France, géré par RTE. La construction européenne favorisant libéralisation de l’économie et interdépendance accrue des États membres, l’idée d’un marché commun s’impose. Ce dernier remplacera graduellement le monopole d’État français et ses tarifs réglementés, notamment avec la loi NOME de 2010.
Toutefois, l’intégration génèrera des tensions, les spécificités du mix énergétique français n’étant pas toujours alignées avec les logiques de marché européennes. Les consommateurs français sont habitués à un prix peu volatil, avec 70% d’électricité nucléaire et la régulation des tarifs par l’État. Comme énoncé précédemment, la forte hausse de 2022 est multi-factorielle : tensions géopolitiques avec la Russie, régulation, corrosion des réacteurs nucléaires, réserves des barrages réduites.
Bitard, Hugo; Tani, Tasnim Kazi; de Benaze, François Duhil; Marès, Emeric; Faurie, Raphaël; Rigaut, Gaétan; Hernot, Anatole; Wotawa, Cécile-Aurore
Ondes et Vaches : Illustration de la difficulté de partage du monde rural. Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Bitard2024,
title = {Ondes et Vaches : Illustration de la difficulté de partage du monde rural.},
author = {Hugo Bitard and Tasnim Kazi Tani and François Duhil de Benaze and Emeric Marès and Raphaël Faurie and Gaétan Rigaut and Anatole Hernot and Cécile-Aurore Wotawa},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC1-Ondes_et_Vaches.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {En France, en 2020, l'élevage bovin représente environ un quart de la production agricole et occupe plus de la moitié de la surface agricole métropolitaine. Cependant, au cours des dernières années, l’effectif du cheptel bovin n’a eu de cesse de diminuer, traduction de la crise que traversent actuellement les éleveurs et la filière agricole. À l’inverse, les investissements dans les secteurs des énergies renouvelables et des télécommunications, symboles du développement technologique moderne, augmentent inexorablement depuis les années 2010. Bien que ces deux pans de l’économie française semblent diamétralement opposés, il est toutefois possible que certaines tensions apparaissent à l’intersection de ces domaines. Depuis les années 90, avec le développement des lignes à haute tension et des antennes relais, plusieurs éleveurs annoncent constater des problèmes pathologiques chez leurs bêtes. Selon ces derniers, la racine de ces problèmes qui peuvent aller de l'altération de la qualité du lait à une surmortalité des animaux, se trouverait dans l’exposition du troupeau aux ondes électromagnétiques ou aux courants souterrains engendrés par les installations téléphoniques et électriques.
Soucieux d’éviter les répercussions financières induites par les baisses de rendement, les éleveurs cherchent à faire reconnaître la responsabilité des installateurs d’équipements.
Pour cela, certains se regroupent et créent des associations pour faire entendre leurs voix. Ces dernières, telles que l’Association Nationale Animaux sous Tension (ANAST), mènent des actions en justice afin d’obtenir gain de cause pour les éleveurs.
Face à des vétérinaires qui ne parviennent pas à soulager les bêtes ou à fournir des explications qui leur conviennent, les éleveurs se tournent alors vers la géobiologie. Cette discipline propose une étude des comportements animaux dans les relations avec leur milieu, et met en cause diverses infrastructures électriques dans l’explication des maux des bêtes. Les praticiens géobiologues, revendiquant une base scientifique, proposent alors des solutions allant des modifications des systèmes électriques à l’installation de structures ou “d’aiguilles d’acuponcture terrestre” en métal pour soulager les animaux.
Si la littérature scientifique a tendance à écarter l’expertise des géobiologues, une majorité d’éleveurs témoigne toutefois d'un retour à un comportement habituel de leurs bêtes à la suite des interventions.
Une analyse quantitative des articles de presse nationale permet de se rendre compte de la récente prise d’importance du sujet. En effet, la controverse gagne en notoriété autour de 2010, pour atteindre un point culminant en 2019-2021. Cela coïncide avec la médiatisation des éoliennes du parc des Quatre-Seigneurs à Nozay, qui a marqué un tournant décisif dans la prise au sérieux des acteurs impliqués dans la controverse.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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Soucieux d’éviter les répercussions financières induites par les baisses de rendement, les éleveurs cherchent à faire reconnaître la responsabilité des installateurs d’équipements.
Pour cela, certains se regroupent et créent des associations pour faire entendre leurs voix. Ces dernières, telles que l’Association Nationale Animaux sous Tension (ANAST), mènent des actions en justice afin d’obtenir gain de cause pour les éleveurs.
Face à des vétérinaires qui ne parviennent pas à soulager les bêtes ou à fournir des explications qui leur conviennent, les éleveurs se tournent alors vers la géobiologie. Cette discipline propose une étude des comportements animaux dans les relations avec leur milieu, et met en cause diverses infrastructures électriques dans l’explication des maux des bêtes. Les praticiens géobiologues, revendiquant une base scientifique, proposent alors des solutions allant des modifications des systèmes électriques à l’installation de structures ou “d’aiguilles d’acuponcture terrestre” en métal pour soulager les animaux.
Si la littérature scientifique a tendance à écarter l’expertise des géobiologues, une majorité d’éleveurs témoigne toutefois d'un retour à un comportement habituel de leurs bêtes à la suite des interventions.
Une analyse quantitative des articles de presse nationale permet de se rendre compte de la récente prise d’importance du sujet. En effet, la controverse gagne en notoriété autour de 2010, pour atteindre un point culminant en 2019-2021. Cela coïncide avec la médiatisation des éoliennes du parc des Quatre-Seigneurs à Nozay, qui a marqué un tournant décisif dans la prise au sérieux des acteurs impliqués dans la controverse.
Calderari, Lisa; do Nascimento, Ralf Cortes; Gentil, Thomas; Lesbre, Viviane; Ouaknine, Salomé; Rousseau, Antoine; Schmidt, Alice; Trameçon, Jérémy
L’interdiction de la pêche dans les aires marines protégées françaises : Aires marines protégées : acceptables et utiles ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Calderari2024,
title = {L’interdiction de la pêche dans les aires marines protégées françaises : Aires marines protégées : acceptables et utiles ?},
author = {Lisa Calderari and Ralf Cortes do Nascimento and Thomas Gentil and Viviane Lesbre and Salomé Ouaknine and Antoine Rousseau and Alice Schmidt and Jérémy Trameçon},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC4-peche_AMP.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-14},
urldate = {2024-03-14},
abstract = {Brest, le 30 mars 2023. Les bureaux de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) sont incendiés lors d’une manifestation organisée par un regroupement de marins-pêcheurs bretons, venus protester contre l’interdiction de la pratique de pêche au chalut de fond dans les aires marines protégées (AMP) des côtes bretonnes. Cet acte volontaire à la signification profonde met en lumière, au printemps 2023, la controverse qui se noue autour des AMP françaises et l’interdiction de la pêche dans ces espaces. Nous étudions dans le présent article la question de l’interdiction du chalutage de fond dans les aires marines protégées (AMP), interdiction ayant fait l’objet d’une communication par la Commission européenne (CE) le 21 février 2023 à l’intention des Etats membres, dans le cadre du Plan d’action de l’Union européenne “Océan-climat”. Le chalutage de fond constitue une technique de pêche au large utilisant un filet de forme conique, remorqué par un navire en surface. Le filet, maintenu ouvert par deux panneaux métalliques, est traîné sur le fond marin afin de capter des espèces vivant sur ou à proximité du fond marin (espèces benthiques). Tantôt décriée, tantôt défendue, cette technique de pêche veut aujourd’hui être totalement interdite des aires marines protégées par la CE, ces dernières constituant à part entière un outil de protection de l’environnement hautement controversé que nous allons décortiquer par la suite.
La France possède le deuxième espace maritime le plus étendu au monde, après les Etats-Unis. Ces espaces maritimes constituent une Zone Économique Exclusive (ZEE), d’une superficie de 10 191 900 kilomètres carrés. Une ZEE, établie dans une bande de 200 miles de large à partir de la ligne de base de la côte d’un Etat, est définie à l’échelle mondiale par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) de Montego Bay le 10 décembre 1982. En 2022, ce sont 157 États, dont ceux de l’Union Européenne, qui ont signé cette convention. La France est donc détentrice de zones marines dans lesquelles, d’après l’article 61 de la CNUDM, le gouvernement se doit de protéger et de préserver le milieu marin : “L'État côtier, compte tenu des données scientifiques les plus fiables dont il dispose, prend des mesures appropriées de conservation et de gestion pour éviter que le maintien des ressources biologiques de sa zone économique exclusive ne soit compromis par une surexploitation.”
Possédant ainsi, via sa ZEE, une présence juridique dans l’ensemble des océans (excepté l’océan arctique), la France peut être considérée aujourd’hui comme responsable du patrimoine marin de ces zones, donc de la préservation de la biodiversité marine, des habitats et des sols benthiques ainsi que des effectifs de populations d’espèces pêchées. Le magazine National Geographic écrit à ce propos : “Avec un domaine maritime d’environ 10,7 millions de km2 - le deuxième après les États-Unis -, la France est concernée au premier chef par l’avenir des océans.”
Les études scientifiques, notamment les rapports du GIEC, démontrent aujourd’hui depuis trois décennies la relation de cause à effets des activités anthropiques sur l’effondrement actuel de la biodiversité, y compris marine. Les activités de surpêche en milieu marin sont en effet considérées comme la première cause de l’érosion de la biodiversité océanique. La protection de cette dernière, de l’océan et de ses ressources constitue le 14ème objectif mondial pour le développement durable, défini par les Nations Unies depuis 2015. Il est rappelé dans ces objectifs la nécessité de développer des outils afin de protéger et préserver les espaces marins et les espèces qui les habitent.
En décembre 1963, le gouvernement français crée le Parc naturel du site de Port-Cros, en Mer Méditerranée, dans cet objectif de préservation du site qui dispose d’une partie à la fois terrestre et marine : l’espace maritime protégé dans le cadre de ce parc naturel constitue la première aire marine protégée (AMP) de France métropolitaine.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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La France possède le deuxième espace maritime le plus étendu au monde, après les Etats-Unis. Ces espaces maritimes constituent une Zone Économique Exclusive (ZEE), d’une superficie de 10 191 900 kilomètres carrés. Une ZEE, établie dans une bande de 200 miles de large à partir de la ligne de base de la côte d’un Etat, est définie à l’échelle mondiale par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) de Montego Bay le 10 décembre 1982. En 2022, ce sont 157 États, dont ceux de l’Union Européenne, qui ont signé cette convention. La France est donc détentrice de zones marines dans lesquelles, d’après l’article 61 de la CNUDM, le gouvernement se doit de protéger et de préserver le milieu marin : “L'État côtier, compte tenu des données scientifiques les plus fiables dont il dispose, prend des mesures appropriées de conservation et de gestion pour éviter que le maintien des ressources biologiques de sa zone économique exclusive ne soit compromis par une surexploitation.”
Possédant ainsi, via sa ZEE, une présence juridique dans l’ensemble des océans (excepté l’océan arctique), la France peut être considérée aujourd’hui comme responsable du patrimoine marin de ces zones, donc de la préservation de la biodiversité marine, des habitats et des sols benthiques ainsi que des effectifs de populations d’espèces pêchées. Le magazine National Geographic écrit à ce propos : “Avec un domaine maritime d’environ 10,7 millions de km2 - le deuxième après les États-Unis -, la France est concernée au premier chef par l’avenir des océans.”
Les études scientifiques, notamment les rapports du GIEC, démontrent aujourd’hui depuis trois décennies la relation de cause à effets des activités anthropiques sur l’effondrement actuel de la biodiversité, y compris marine. Les activités de surpêche en milieu marin sont en effet considérées comme la première cause de l’érosion de la biodiversité océanique. La protection de cette dernière, de l’océan et de ses ressources constitue le 14ème objectif mondial pour le développement durable, défini par les Nations Unies depuis 2015. Il est rappelé dans ces objectifs la nécessité de développer des outils afin de protéger et préserver les espaces marins et les espèces qui les habitent.
En décembre 1963, le gouvernement français crée le Parc naturel du site de Port-Cros, en Mer Méditerranée, dans cet objectif de préservation du site qui dispose d’une partie à la fois terrestre et marine : l’espace maritime protégé dans le cadre de ce parc naturel constitue la première aire marine protégée (AMP) de France métropolitaine.
Akkari, Sophian; Almecija, César; Bourson, Théo; Courtot, Victor; Karim, Iheb El; Freyther, Alexandre; Glorieux, Côme; Haller, Antoine; Serieys, Thomas
Le tunnel Lyon-Turin - Un méga-projet inutile ? Bachelor Thesis
2024, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Akkari2024,
title = {Le tunnel Lyon-Turin - Un méga-projet inutile ?},
author = {Sophian Akkari and César Almecija and Théo Bourson and Victor Courtot and Iheb El Karim and Alexandre Freyther and Côme Glorieux and Antoine Haller and Thomas Serieys},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo23/PC7-Le%20tunnel%20Lyon-Turin.pdf},
year = {2024},
date = {2024-03-01},
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abstract = {Le projet Lyon-Turin est un projet de ligne ferroviaire traversant les Alpes et reliant les métropoles de Lyon et Turin. Il vise à remplacer la ligne actuelle, inaugurée en 1871, dont les fortes pentes et les infrastructures vieillissantes limitent l’exploitation. En augmentant la capacité de transport par le rail entre la France et l’Italie, la nouvelle ligne remplirait un objectif double d’intégration européenne et de décarbonation du transport transalpin. Néanmoins, en raison du coût important du projet, de son impact environnemental et d’un bilan carbone jugé insuffisamment positif, différents mouvements se sont constitués pour mettre fin au projet.
Le projet s’organise autour d’un tunnel de base, dit du Mont d’Ambin ou du Mont Cenis, de 57,5 km de long qui permet le franchissement des Alpes en reliant Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, à Suse, en Italie. Situé à une altitude comprise entre 550 et 600 m, il limite la pente à 1,2 % contre 3,4 % sur la ligne actuelle, autorisant ainsi une capacité plus importante et une vitesse plus rapide que le tracé du XIXe siècle. Il constitue la section transfrontalière franco-italienne, actuellement en cours de réalisation et dont la mise en service est prévue en 2032. De chaque côté de cette section internationale, la France et l’Italie se sont engagées à réaliser des accès de même capacité que le tunnel. Alors que l’Italie a engagé la réalisation de la ligne entre Suse et Turin, la partie française demeure à l’état de projet. Si l’État a officiellement fait le choix du scénario “grand gabarit” parmi trois scénarios, le Conseil d’orientation des infrastructures a suggéré d’en reporter la réalisation et de privilégier l’amélioration du trajet Dijon-Modane, tandis que d’autres acteurs demandent l’abandon du projet.},
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Le projet s’organise autour d’un tunnel de base, dit du Mont d’Ambin ou du Mont Cenis, de 57,5 km de long qui permet le franchissement des Alpes en reliant Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, à Suse, en Italie. Situé à une altitude comprise entre 550 et 600 m, il limite la pente à 1,2 % contre 3,4 % sur la ligne actuelle, autorisant ainsi une capacité plus importante et une vitesse plus rapide que le tracé du XIXe siècle. Il constitue la section transfrontalière franco-italienne, actuellement en cours de réalisation et dont la mise en service est prévue en 2032. De chaque côté de cette section internationale, la France et l’Italie se sont engagées à réaliser des accès de même capacité que le tunnel. Alors que l’Italie a engagé la réalisation de la ligne entre Suse et Turin, la partie française demeure à l’état de projet. Si l’État a officiellement fait le choix du scénario “grand gabarit” parmi trois scénarios, le Conseil d’orientation des infrastructures a suggéré d’en reporter la réalisation et de privilégier l’amélioration du trajet Dijon-Modane, tandis que d’autres acteurs demandent l’abandon du projet.
2023
Bachelor Theses
Caillaud, Sylvain; Ferrière, Arsène; Moeneclaey, Léopold; Michel, Grégoire; Plessier, Aymeric; Redaud, Joseph; Rossignol, Victoire; Roux-Salembien, Maud
Betteraves et néonicotinoïdes : To bee or not to beet ? Bachelor Thesis
2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Caillaud2023,
title = {Betteraves et néonicotinoïdes : To bee or not to beet ?},
author = {Sylvain Caillaud and Arsène Ferrière and Léopold Moeneclaey and Grégoire Michel and Aymeric Plessier and Joseph Redaud and Victoire Rossignol and Maud Roux-Salembien},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC7Neonicotinoides.pdf},
year = {2023},
date = {2023-12-01},
urldate = {2023-12-01},
abstract = {En 2009, un groupe de scientifiques européens multidisciplinaire se réunit dans un contexte d'inquiétude croissante concernant le déclin rapide des populations d'insectes et
d'arthropodes à travers l'Europe depuis les années 1950. Leur objectif ? Envisager toutes les causes possibles de ce déclin particulièrement préoccupant. D’après leur conclusion, le
recours à des pesticides de nouvelle génération, les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits au milieu des années 1990, serait le principal facteur de la diminution des populations d’insectes et d’arthropodes. La validation de cette hypothèse est confiée à la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP), créée pour démontrer les risques que présentent ces produits pour la biodiversité.
La conclusion de leurs recherches est rendue en 2014 et invite à la régulation et à l’interdiction de l’usage des produits néonicotinoïdes. Leurs conclusions sont confirmées par des travaux de l’Union européenne, qui restreint l’utilisation des néonicotinoïdes sur les cultures attirant les abeilles à partir de 2013. En août 2016, la « loi pour la reconquête de la biodiversité » interdit « l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits […] à compter du 1er septembre 2018 ». Des alternatives à l’utilisation des néonicotinoïdes sont étudiées, et sont trouvées pour la grande majorité des cultures. La loi est effectivement mise en application, étendant à toutes les cultures l’interdiction d’utiliser des substances néonicotinoïdes fin 2018.
En 2020, la récolte de betteraves sucrières est catastrophique et les agriculteurs remettent en cause la pertinence de l’interdiction des traitements aux néonicotinoïdes dans leurs champs. Avant l’interdiction, ces traitements les protégeaient des insectes nuisibles et particulièrement du puceron vert Myzus persicae, qui transmet aux betteraves le virus de la jaunisse, lui-même responsable de pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 50%. La situation est inédite pour les producteurs de betteraves sucrières et met en danger les sucreries françaises dont la viabilité économique était déjà fragilisée depuis 2017 par la fin des quotas sucriers.
Face à cette situation, la réaction du gouvernement est prompte : une dérogation est accordée aux producteurs de betteraves afin qu’ils puissent utiliser les traitements néonicotinoïdes sur leurs cultures en 2021. D’après la ministre de l’Ecologie de l’époque, Barbara Pompili, « cette dérogation - temporaire et très encadrée - est la seule solution possible à court terme pour éviter l'effondrement de la filière sucrière en France ».
Ces mesures dérogatoires, renouvelables deux fois, sont rapidement sous le feu des critiques, et la controverse sur les risques associés à l’utilisation des néonicotinoïdes - qui s’était atténuée après l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018 - se relance en se focalisant sur le traitement des betteraves. La figure ci-dessous illustre l’importance que prend la problématique des betteraves dans le débat sur l’utilisation des produits néonicotinoïdes à partir de l’attribution de la dérogation.
La controverse sur l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes est d’autant plus complexe que c’est justement leur efficacité, plébiscitée par les agriculteurs, qui est dénoncée par ses détracteurs. Mais qu’entend-t-on exactement par insecticide néonicotinoïde ?
},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
d'arthropodes à travers l'Europe depuis les années 1950. Leur objectif ? Envisager toutes les causes possibles de ce déclin particulièrement préoccupant. D’après leur conclusion, le
recours à des pesticides de nouvelle génération, les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits au milieu des années 1990, serait le principal facteur de la diminution des populations d’insectes et d’arthropodes. La validation de cette hypothèse est confiée à la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP), créée pour démontrer les risques que présentent ces produits pour la biodiversité.
La conclusion de leurs recherches est rendue en 2014 et invite à la régulation et à l’interdiction de l’usage des produits néonicotinoïdes. Leurs conclusions sont confirmées par des travaux de l’Union européenne, qui restreint l’utilisation des néonicotinoïdes sur les cultures attirant les abeilles à partir de 2013. En août 2016, la « loi pour la reconquête de la biodiversité » interdit « l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits […] à compter du 1er septembre 2018 ». Des alternatives à l’utilisation des néonicotinoïdes sont étudiées, et sont trouvées pour la grande majorité des cultures. La loi est effectivement mise en application, étendant à toutes les cultures l’interdiction d’utiliser des substances néonicotinoïdes fin 2018.
En 2020, la récolte de betteraves sucrières est catastrophique et les agriculteurs remettent en cause la pertinence de l’interdiction des traitements aux néonicotinoïdes dans leurs champs. Avant l’interdiction, ces traitements les protégeaient des insectes nuisibles et particulièrement du puceron vert Myzus persicae, qui transmet aux betteraves le virus de la jaunisse, lui-même responsable de pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 50%. La situation est inédite pour les producteurs de betteraves sucrières et met en danger les sucreries françaises dont la viabilité économique était déjà fragilisée depuis 2017 par la fin des quotas sucriers.
Face à cette situation, la réaction du gouvernement est prompte : une dérogation est accordée aux producteurs de betteraves afin qu’ils puissent utiliser les traitements néonicotinoïdes sur leurs cultures en 2021. D’après la ministre de l’Ecologie de l’époque, Barbara Pompili, « cette dérogation - temporaire et très encadrée - est la seule solution possible à court terme pour éviter l'effondrement de la filière sucrière en France ».
Ces mesures dérogatoires, renouvelables deux fois, sont rapidement sous le feu des critiques, et la controverse sur les risques associés à l’utilisation des néonicotinoïdes - qui s’était atténuée après l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018 - se relance en se focalisant sur le traitement des betteraves. La figure ci-dessous illustre l’importance que prend la problématique des betteraves dans le débat sur l’utilisation des produits néonicotinoïdes à partir de l’attribution de la dérogation.
La controverse sur l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes est d’autant plus complexe que c’est justement leur efficacité, plébiscitée par les agriculteurs, qui est dénoncée par ses détracteurs. Mais qu’entend-t-on exactement par insecticide néonicotinoïde ?
Castillo, Pearl P.; Tinio, Robbie Engelo A.
Synthetic biological approaches in PET biodegradation and bioplastic conversion: Current advances and future perspectives Bachelor Thesis
De La Salle University, College of Science, Philippines, 2023.
@bachelorthesis{Castillo2023,
title = {Synthetic biological approaches in PET biodegradation and bioplastic conversion: Current advances and future perspectives},
author = {Pearl P. Castillo and Robbie Engelo A. Tinio},
url = {https://animorepository.dlsu.edu.ph/etdb_bio/55/},
year = {2023},
date = {2023-12-01},
address = {Philippines},
school = {De La Salle University, College of Science},
abstract = {The global accumulation of waste polyethylene terephthalate (PET) and its resistance to natural degradation gives rise to environmental and health concerns. Synthetic biology offers the potential to further develop microorganisms to achieve this; thus, biodegradation is seen as an ecologically feasible alternative. Hence, there is a need to examine the current progress of this field and how it relates to PET biodegradation along with trends that future research may lean into. We conducted a systematic literature review via Scopus WebSearch, ResearchGate, and Google Scholar, indicating that research on synthetic biology relating to PET biodegradation took off in 2008. A bibliometric analysis was utilized to supplement the study using the Scopus database with a predetermined criteria and journal articles dated January 2008 to November 2023, yielding 429 journal articles, converted into RIS format then processed in Cortext Manager. We found major interest leaned into four clusters: E. coli, microbial consortia, synthetic biology, and P. putida. Current literature emphasizes the metabolic engineering of hydrolase enzymes, like bis-(2-hydroxyethyl) terephthalate (BHET) mono-(2-hydroxyethyl) terephthalate (MHET), that breakdown PET polymers into ethylene glycol (EG) & terephthalic acid (TPA) monomers, with E. coli and P. putida able to further metabolize these derivatives into polyhydroxyalkanoates (PHAs). The data linkages showed that studies trended towards collecting these microorganisms into artificial microbial consortia to increase degradation output. We realized the potential to upcycle PET waste by utilizing these enzymes and microbial consortia to process PET into PHA, a material utilized in pharmaceutics and the emerging tissue engineering field.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Chaniolleau, Matthieu; Clodion, Sandra; Horsin, Julien; Id-Benaddi, Anisse; Marangon, Laure; Maroni, Flore; Nothhelfer, Colombe; Ouazan--Reboul, Rémi
Les sondages électoraux : Un danger pour la démocratie ? Bachelor Thesis
2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Chaniolleau2023,
title = {Les sondages électoraux : Un danger pour la démocratie ?},
author = {Matthieu Chaniolleau and Sandra Clodion and Julien Horsin and Anisse Id-Benaddi and Laure Marangon and Flore Maroni and Colombe Nothhelfer and Rémi Ouazan--Reboul},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC8SondagesDangerDemocratie.pdf},
year = {2023},
date = {2023-03-29},
abstract = {S'il y a bien un sujet qui ressurgit très régulièrement sur le devant de la scène médiatique française, et en particulier en période d'élection présidentielle, c'est celui des sondages
électoraux. De plus en plus nombreux - leur nombre a augmenté de 400% depuis le début des années 1980 - les sondages d'intention de vote font l'objet de nombreuses polémiques.
Pour mieux comprendre les vifs débats ayant trait aux sondages électoraux, il convient de revenir en premier lieu sur l'histoire de leur apparition en France. Les toutes premières enquêtes d’opinion sont apparues aux Etats-Unis au début du XIXème siècle sous la forme de votes de paille, des simulations de joutes électorales faites par les journaux avant chaque élection importante. Ces premières enquêtes d'intention de vote étaient surtout un outil promotionnel pour les journaux en question et n'avaient pas vocation à dépeindre la réalité de l'opinion publique. En effet, des bulletins à remplir étaient adressés en grand nombre aux lecteurs du journal, sans aucun souci de représentativité de la population interrogée. L'élection présidentielle américaine de 1936 marque un tournant : le traditionnel vote de paille organisé par le journal Literary Digest se trompe sur l'issue du vote. Dans le même temps, le tout juste fondé American Institute of Public Opinion - plus connu sous le nom institut Gallup, d'après le patronyme de son fondateur - prédit l’élection de Roosevelt en réalisant une enquête sur la base d'un échantillon représentatif. Aux yeux du grand public, les votes de paille perdent alors toute crédibilité et cette nouvelle technique de mesure de l'opinion est plébiscitée. C'est deux ans plus tard, en 1938, que le terme « sondage » et la méthode associée font leur apparition en France, lorsque Jean Stoetzel, agrégé de philosophie, découvre les travaux de M. Gallup à l'occasion d'une visite dans une université américaine. Il importe ces méthodes en France et fonde le tout premier institut de sondage français : l'Institut français d'opinion publique (IFOP). Il faudra toutefois attendre 1965, année de la première élection présidentielle au suffrage universel direct, pour que les sondages soient appliqués au cas électoral en France.
Mais depuis lors, les sondages d'intention de vote font très régulièrement l’objet de débats, notamment concernant leur capacité à prédire avec précision les résultats d'une élection. Il faut dire que l'échec d'Édouard Balladur lors du scrutin de 1995, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2002 ou plus récemment l'écrasante victoire de François Fillon aux primaires de la droite en 2016 sont autant d’événements que les sondages ont échoué à pronostiquer. Ces questionnements, que l'on pourrait croire cantonnés au seul milieu des experts staticiens, impliquent en fait des typologies d'acteurs beaucoup plus larges, tels que des politologues ou des journalistes, comme le montre une analyse quantitative que nous avons réalisé à l'aide de Cortext.
Cette analyse montre aussi qu’au-delà des discussions autour de leur fiabilité, l'impact réel ou supposé des sondages électoraux sur l'exercice démocratique provoque également des
questionnements : leur influence sur les votes des électeurs, sur les décisions des partis politiques ou encore leur omniprésence au sein de la sphère médiatique en période
électorale font ainsi l'objet de débats. On se souviendra notamment de l'expression choc employée par l'académicien Maurice Druon, qui titrait dans Le Monde en 1972 à propos des
sondages : « Une pollution de la démocratie ».
Ces différentes polémiques entourant les sondages ont mené les pouvoirs publics à se préoccuper de leur encadrement dès les années 1970. Mais cet encadrement lui-même est
l'objet de discussions et de désaccords…
Afin d'analyser l'histoire de cette controverse et son articulation entre les différents acteurs impliqués, cet article s'articulera ainsi autour des points de débats suivants :
- Les sondages électoraux sont-ils fiables ?
- Quelle est leur influence sur les électeurs ?
- Quelle influence ont-ils sur le jeu politique ?
- Quel encadrement des sondages serait approprié ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
électoraux. De plus en plus nombreux - leur nombre a augmenté de 400% depuis le début des années 1980 - les sondages d'intention de vote font l'objet de nombreuses polémiques.
Pour mieux comprendre les vifs débats ayant trait aux sondages électoraux, il convient de revenir en premier lieu sur l'histoire de leur apparition en France. Les toutes premières enquêtes d’opinion sont apparues aux Etats-Unis au début du XIXème siècle sous la forme de votes de paille, des simulations de joutes électorales faites par les journaux avant chaque élection importante. Ces premières enquêtes d'intention de vote étaient surtout un outil promotionnel pour les journaux en question et n'avaient pas vocation à dépeindre la réalité de l'opinion publique. En effet, des bulletins à remplir étaient adressés en grand nombre aux lecteurs du journal, sans aucun souci de représentativité de la population interrogée. L'élection présidentielle américaine de 1936 marque un tournant : le traditionnel vote de paille organisé par le journal Literary Digest se trompe sur l'issue du vote. Dans le même temps, le tout juste fondé American Institute of Public Opinion - plus connu sous le nom institut Gallup, d'après le patronyme de son fondateur - prédit l’élection de Roosevelt en réalisant une enquête sur la base d'un échantillon représentatif. Aux yeux du grand public, les votes de paille perdent alors toute crédibilité et cette nouvelle technique de mesure de l'opinion est plébiscitée. C'est deux ans plus tard, en 1938, que le terme « sondage » et la méthode associée font leur apparition en France, lorsque Jean Stoetzel, agrégé de philosophie, découvre les travaux de M. Gallup à l'occasion d'une visite dans une université américaine. Il importe ces méthodes en France et fonde le tout premier institut de sondage français : l'Institut français d'opinion publique (IFOP). Il faudra toutefois attendre 1965, année de la première élection présidentielle au suffrage universel direct, pour que les sondages soient appliqués au cas électoral en France.
Mais depuis lors, les sondages d'intention de vote font très régulièrement l’objet de débats, notamment concernant leur capacité à prédire avec précision les résultats d'une élection. Il faut dire que l'échec d'Édouard Balladur lors du scrutin de 1995, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2002 ou plus récemment l'écrasante victoire de François Fillon aux primaires de la droite en 2016 sont autant d’événements que les sondages ont échoué à pronostiquer. Ces questionnements, que l'on pourrait croire cantonnés au seul milieu des experts staticiens, impliquent en fait des typologies d'acteurs beaucoup plus larges, tels que des politologues ou des journalistes, comme le montre une analyse quantitative que nous avons réalisé à l'aide de Cortext.
Cette analyse montre aussi qu’au-delà des discussions autour de leur fiabilité, l'impact réel ou supposé des sondages électoraux sur l'exercice démocratique provoque également des
questionnements : leur influence sur les votes des électeurs, sur les décisions des partis politiques ou encore leur omniprésence au sein de la sphère médiatique en période
électorale font ainsi l'objet de débats. On se souviendra notamment de l'expression choc employée par l'académicien Maurice Druon, qui titrait dans Le Monde en 1972 à propos des
sondages : « Une pollution de la démocratie ».
Ces différentes polémiques entourant les sondages ont mené les pouvoirs publics à se préoccuper de leur encadrement dès les années 1970. Mais cet encadrement lui-même est
l'objet de discussions et de désaccords…
Afin d'analyser l'histoire de cette controverse et son articulation entre les différents acteurs impliqués, cet article s'articulera ainsi autour des points de débats suivants :
- Les sondages électoraux sont-ils fiables ?
- Quelle est leur influence sur les électeurs ?
- Quelle influence ont-ils sur le jeu politique ?
- Quel encadrement des sondages serait approprié ?
Berton, Irène; de Pradier d’Agrain, France; Décorps, Eva; Klopocki, Camille; Mondon, Arnaud; Moulinas, Adrien; Quilleriet, Marie-Clémentine; Valette, Benjamin; Wienhold, Arthur
Étude de controverse autour de l’aménagement et de l’usage de la TEP de Ménilmontant, Paris 11e Bachelor Thesis
2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Berton2023,
title = {Étude de controverse autour de l’aménagement et de l’usage de la TEP de Ménilmontant, Paris 11e},
author = {Irène Berton and France de Pradier d’Agrain and Eva Décorps and Camille Klopocki and Arnaud Mondon and Adrien Moulinas and Marie-Clémentine Quilleriet and Benjamin Valette and Arthur Wienhold},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC5Friches.pdf},
year = {2023},
date = {2023-03-29},
urldate = {2023-03-29},
abstract = {Des habitants en colère face à des pelleteuses, postés devant les grilles d'un ancien terrain de sport désaffecté, le Terrain d'Education Physique ou TEP : voilà le tableau que l'on observe au 49 boulevard de Ménilmontant, Paris, en un froid matin de mars 2019. Après quelques heures, les engins, mobilisés dans le cadre d’un plan de construction de logements sociaux porté par la municipalité, font demi-tour. Cette scène est l’un des principaux jalons d’un conflit d’usage existant depuis 2012, concernant un terrain de plusieurs hectares dans le 11ᵉ arrondissement. Cet affrontement de longue durée a soulevé, et soulève encore, de nombreux enjeux autour de l’usage du foncier, et cristallise des rapports de force en plein cœur de la capitale.
Suite aux grands flux démographiques des campagnes vers les villes du XXᵉ siècle et à la métropolisation croissante du territoire français depuis, les problématiques liées à l’usage, à l'utilisation et à la densification des grandes villes ont continuellement pris de l’ampleur, s’imposant aujourd’hui plus que jamais dans l’actualité. La ville de Paris, avec ses 2,1 millions d’habitants intra-muros, en est le parfait exemple. La capitale est en effet l’une des métropoles les plus denses au monde avec 24 000 habitants par km² en moyenne, rendant de nombreux sujets de plus en plus prégnants : présence d’espaces verts, accès au logement, artificialisation des sols, santé et pollution en sont quelques exemples. Le 11ᵉ arrondissement illustre particulièrement bien ces problématiques. C’est déjà l’arrondissement le plus densément peuplé de la capitale avec ses 40 000 habitants par km², comptant par la même occasion peu de terrains constructibles. Il offre également peu d’espaces verts par habitant, 0,68 m² contre 7,2 m² en moyenne à Paris. Ces différents éléments ont ainsi mis en tension l’aménagement urbain dans le 11ᵉ. Nous nous intéressons dans ce travail à la Terre d'Écologie Populaire (TEP) de Ménilmontant. Cette parcelle de foncier a été au cœur de ces questions, lors de confrontations entre les habitants du quartier, associations, élus et acteurs privés, après le vote d’un plan de reconversion de la friche au début des années 2010. De nombreux points de débat, enjeux et acteurs, gravitent autour de ce terrain. Ils se questionnent, s’opposent sur son devenir et plus généralement autour du rôle d'intérêt général de cet espace.
Avant que ces conflits n’éclatent, le terrain a rempli des rôles bien différents : successivement jardin de la basilique voisine puis terrain de marbrière accolé au cimetière, cet espace est devenu en 1940 un Terrain d’Éducation Physique, le TEP. C’était un lieu public étant donné qu’à l’époque le jardin avait été cédé à la municipalité suite à la réquisition des églises par l'État. Les habitants du quartier pouvaient alors jouer au football sur les terrains de sport, et le TEP fut également investi par des associations avec par exemple la création en 2009 du jardin associatif Les Jeunes Pouces. En 2012, la Mairie de Paris, sous mandature socialiste jugea le terrain sous-exploité. Suite à un appel à projet que remporta le bailleur social Paris Habitat, fut élaboré un projet immobilier composé de 85 logements sociaux, d’une déchetterie et de terrains de sports sur ce foncier. Paris Habitat fit dans ce cadre appel à la société d’architectes Vincent Lavergne Architecture Urbanisme (VLAU). Rapidement, à partir de 2012, les habitants se mobilisèrent contre ce projet visant à "bétonniser" leur stade, à “entasser” les HLM dans ce quartier déjà riche en logements sociaux, et à détruire ce lieu de respiration du quartier. Malgré cela, le terrain fut détruit en 2016 et le jardin associatif en 2017.
Les mobilisations de riverains continuèrent à grandir, portées par plusieurs associations. En 2019, elles bloquèrent les engins de chantier et créèrent la “Terre d’Écologie Populaire”, la TEP. En mai 2020, le projet d’urbanisation fut finalement abandonné et la situation est aujourd’hui un statu quo : rien d’officiel n’est acté pour le destin de ce terrain, que continue de s’approprier et d’aménager le collectif citoyen de la TEP qui souhaite créer un lieu de vie et d’expérimentation.
Ce projet avorté incarne donc, à première vue, l’affrontement entre les intérêts des habitants du quartier et la politique de bétonisation de la ville de Paris. Pourtant, les enjeux sont plus vastes, et il n’est pas possible de détacher ce sujet du contexte politique : suite aux élections municipales de 2014 et de 2020, le poids du parti Europe Ecologie les Verts (EELV) a augmenté au sein de la coalition Parti Socialiste (PS) - EELV - Parti Communiste (PC) élue à la Mairie de Paris, coalition à majorité socialiste. Or, les positions politiques du PS et du parti EELV au sujet de l’aménagement de cette parcelle sont divergentes - les premiers soutenant le projet d’aménagement de 2012, les seconds le remettant en cause. L’intérêt réel du projet immobilier fait aussi débat chez les acteurs du projet. Pour ses défenseurs, c’est un moyen d’instaurer à la fois de la mixité sociale ainsi qu’un programme écologique avec la déchetterie, et sportif avec les différents stades. Pour ses détracteurs, c’est un projet mal conçu qui ferait disparaître selon eux l’un des rares îlots de verdure de Paris.
Les différents groupes évoqués prétendent agir au nom de l’intérêt général et chercher à rendre la ville plus vivable, que ce soient les habitants, les associations, les acteurs privés ou encore les hommes et femmes politiques. Cependant, les thématiques mobilisées et le périmètre de l’argumentation varient radicalement selon les acteurs. C'est autour de la construction du concept d'intérêt général que nous choisissons d'orienter notre étude de cette controverse, puisque c'est sur cette notion que les acteurs s'affrontent.
Dans un premier temps, nous étudierons le pan social du débat, particulièrement virulent, notamment autour de la question de la présence des logements sociaux qui est une question d’actualité brûlante, et qui va de concert avec les questions de densification urbaine, de présence d’espaces verts et de santé en ville. Nous analyserons ensuite la dimension écologique de la controverse, avec, entre autres, la question de l’usage du béton ayant de potentielles conséquences néfastes comme la création d'îlots de chaleur. Enfin, dans une dernière partie, nous tenterons d’appréhender les controverses autour de la TEP de Ménilmontant en examinant le contexte à la fois politique et administratif du projet et de ses suites, sur de plus grandes échelles temporelles et spatiales.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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Suite aux grands flux démographiques des campagnes vers les villes du XXᵉ siècle et à la métropolisation croissante du territoire français depuis, les problématiques liées à l’usage, à l'utilisation et à la densification des grandes villes ont continuellement pris de l’ampleur, s’imposant aujourd’hui plus que jamais dans l’actualité. La ville de Paris, avec ses 2,1 millions d’habitants intra-muros, en est le parfait exemple. La capitale est en effet l’une des métropoles les plus denses au monde avec 24 000 habitants par km² en moyenne, rendant de nombreux sujets de plus en plus prégnants : présence d’espaces verts, accès au logement, artificialisation des sols, santé et pollution en sont quelques exemples. Le 11ᵉ arrondissement illustre particulièrement bien ces problématiques. C’est déjà l’arrondissement le plus densément peuplé de la capitale avec ses 40 000 habitants par km², comptant par la même occasion peu de terrains constructibles. Il offre également peu d’espaces verts par habitant, 0,68 m² contre 7,2 m² en moyenne à Paris. Ces différents éléments ont ainsi mis en tension l’aménagement urbain dans le 11ᵉ. Nous nous intéressons dans ce travail à la Terre d'Écologie Populaire (TEP) de Ménilmontant. Cette parcelle de foncier a été au cœur de ces questions, lors de confrontations entre les habitants du quartier, associations, élus et acteurs privés, après le vote d’un plan de reconversion de la friche au début des années 2010. De nombreux points de débat, enjeux et acteurs, gravitent autour de ce terrain. Ils se questionnent, s’opposent sur son devenir et plus généralement autour du rôle d'intérêt général de cet espace.
Avant que ces conflits n’éclatent, le terrain a rempli des rôles bien différents : successivement jardin de la basilique voisine puis terrain de marbrière accolé au cimetière, cet espace est devenu en 1940 un Terrain d’Éducation Physique, le TEP. C’était un lieu public étant donné qu’à l’époque le jardin avait été cédé à la municipalité suite à la réquisition des églises par l'État. Les habitants du quartier pouvaient alors jouer au football sur les terrains de sport, et le TEP fut également investi par des associations avec par exemple la création en 2009 du jardin associatif Les Jeunes Pouces. En 2012, la Mairie de Paris, sous mandature socialiste jugea le terrain sous-exploité. Suite à un appel à projet que remporta le bailleur social Paris Habitat, fut élaboré un projet immobilier composé de 85 logements sociaux, d’une déchetterie et de terrains de sports sur ce foncier. Paris Habitat fit dans ce cadre appel à la société d’architectes Vincent Lavergne Architecture Urbanisme (VLAU). Rapidement, à partir de 2012, les habitants se mobilisèrent contre ce projet visant à "bétonniser" leur stade, à “entasser” les HLM dans ce quartier déjà riche en logements sociaux, et à détruire ce lieu de respiration du quartier. Malgré cela, le terrain fut détruit en 2016 et le jardin associatif en 2017.
Les mobilisations de riverains continuèrent à grandir, portées par plusieurs associations. En 2019, elles bloquèrent les engins de chantier et créèrent la “Terre d’Écologie Populaire”, la TEP. En mai 2020, le projet d’urbanisation fut finalement abandonné et la situation est aujourd’hui un statu quo : rien d’officiel n’est acté pour le destin de ce terrain, que continue de s’approprier et d’aménager le collectif citoyen de la TEP qui souhaite créer un lieu de vie et d’expérimentation.
Ce projet avorté incarne donc, à première vue, l’affrontement entre les intérêts des habitants du quartier et la politique de bétonisation de la ville de Paris. Pourtant, les enjeux sont plus vastes, et il n’est pas possible de détacher ce sujet du contexte politique : suite aux élections municipales de 2014 et de 2020, le poids du parti Europe Ecologie les Verts (EELV) a augmenté au sein de la coalition Parti Socialiste (PS) - EELV - Parti Communiste (PC) élue à la Mairie de Paris, coalition à majorité socialiste. Or, les positions politiques du PS et du parti EELV au sujet de l’aménagement de cette parcelle sont divergentes - les premiers soutenant le projet d’aménagement de 2012, les seconds le remettant en cause. L’intérêt réel du projet immobilier fait aussi débat chez les acteurs du projet. Pour ses défenseurs, c’est un moyen d’instaurer à la fois de la mixité sociale ainsi qu’un programme écologique avec la déchetterie, et sportif avec les différents stades. Pour ses détracteurs, c’est un projet mal conçu qui ferait disparaître selon eux l’un des rares îlots de verdure de Paris.
Les différents groupes évoqués prétendent agir au nom de l’intérêt général et chercher à rendre la ville plus vivable, que ce soient les habitants, les associations, les acteurs privés ou encore les hommes et femmes politiques. Cependant, les thématiques mobilisées et le périmètre de l’argumentation varient radicalement selon les acteurs. C'est autour de la construction du concept d'intérêt général que nous choisissons d'orienter notre étude de cette controverse, puisque c'est sur cette notion que les acteurs s'affrontent.
Dans un premier temps, nous étudierons le pan social du débat, particulièrement virulent, notamment autour de la question de la présence des logements sociaux qui est une question d’actualité brûlante, et qui va de concert avec les questions de densification urbaine, de présence d’espaces verts et de santé en ville. Nous analyserons ensuite la dimension écologique de la controverse, avec, entre autres, la question de l’usage du béton ayant de potentielles conséquences néfastes comme la création d'îlots de chaleur. Enfin, dans une dernière partie, nous tenterons d’appréhender les controverses autour de la TEP de Ménilmontant en examinant le contexte à la fois politique et administratif du projet et de ses suites, sur de plus grandes échelles temporelles et spatiales.
Roux, Alexis; Doliget, Michèle; Escribe, Florent; Belamri, Pierre; Blazejczak, Louis; Séailles, Romain; Durand, Matthieu
Drones : surveillance et sécurité - Le drone au service de l’Etat ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Roux2023,
title = {Drones : surveillance et sécurité - Le drone au service de l’Etat ?},
author = {Alexis Roux and Michèle Doliget and Florent Escribe and Pierre Belamri and Louis Blazejczak and Romain Séailles and Matthieu Durand},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC1Drones.pdf},
year = {2023},
date = {2023-01-01},
urldate = {2023-01-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Pour comprendre la controverse autour de l’usage des drones pour la surveillance, il est important d’analyser le juste équilibre à trouver entre sécurité et surveillance d’une part et libertés fondamentales des citoyens d’une autre. Dans quelle mesure l’État peut-il se munir de drones à la pointe de la technologie sans empiéter sur les libertés individuelles de chaque citoyen ?
Cette controverse inhérente au Droit, dépend intrinsèquement de l’État considéré, les États pouvant avoir des rapports variés concernant la surveillance des citoyens. Ici nous analyserons tout particulièrement la situation au sein de la France. Néanmoins, pour prendre du recul, nous comparerons en tant qu’ouverture le point de vue d’autres États au regard de celui de la France.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Cette controverse inhérente au Droit, dépend intrinsèquement de l’État considéré, les États pouvant avoir des rapports variés concernant la surveillance des citoyens. Ici nous analyserons tout particulièrement la situation au sein de la France. Néanmoins, pour prendre du recul, nous comparerons en tant qu’ouverture le point de vue d’autres États au regard de celui de la France.
Etienne, Alexandra; Roché, Audrey; Castelnau, Benjamin; Sinopoli--Pal, Bérénice; Neytard, Clément; Silva, Joao Goria; Ye, Juncen; Samaha, Pierre; Saunier, Pierre-François
Un déclin de la fertilité masculine ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Etienne2023,
title = {Un déclin de la fertilité masculine ?},
author = {Alexandra Etienne and Audrey Roché and Benjamin Castelnau and Bérénice Sinopoli--Pal and Clément Neytard and Joao Goria Silva and Juncen Ye and Pierre Samaha and Pierre-François Saunier},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC3FertiliteMasculine.pdf},
year = {2023},
date = {2023-01-01},
urldate = {2023-01-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Le 15 novembre 2022, un travail de méta-analyse sur le déclin de la qualité du sperme réalisé par les épidémiologistes S. Swan et H. Levine est relayée dans le quotidien Le Monde. Rapidement le sujet est amené sur le devant de la scène médiatique, particulièrement sur les réseaux sociaux où des comptes d’informations comme celui de Hugo Travers, suivi par 2.3 millions de personnes, partagent l’information et soulèvent un problème inquiétant: "Le déclin de la fertilité masculine est mondial et s’accélère" (Foucart, 2022)
Cependant la question de la fertilité masculine n’a pas toujours reçu autant d’écho : il s’agit d’une question relativement récente dans le débat médiatique, mais aussi dans le monde scientifique et médical.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Cependant la question de la fertilité masculine n’a pas toujours reçu autant d’écho : il s’agit d’une question relativement récente dans le débat médiatique, mais aussi dans le monde scientifique et médical.
ALLOIS, Clara; COSTA, Elise; DESROCHES, Clément; DHALLUIN, Paul; HENNION, Louis; LETELLIER, Evan; RAMOS, Guillaume; ZHANG, Yinuo
La Capture et le Stockage / Utilisation du CO2 : s’agit-il d’une solution déterminante pour lutter contre le réchauffement climatique ? Bachelor Thesis
Mines Paris PSL Research University, 2023, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{ALLOIS2023,
title = {La Capture et le Stockage / Utilisation du CO2 : s’agit-il d’une solution déterminante pour lutter contre le réchauffement climatique ?},
author = {Clara ALLOIS and Elise COSTA and Clément DESROCHES and Paul DHALLUIN and Louis HENNION and Evan LETELLIER and Guillaume RAMOS and Yinuo ZHANG},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo22/PC6Captage%20et%20stockage%20du%20CO2.pdf},
year = {2023},
date = {2023-01-01},
urldate = {2023-01-01},
school = {Mines Paris PSL Research University},
abstract = {Début 2021, Elon Musk a promis de récompenser à hauteur de 100 millions de dollars la meilleure technologie de captage du carbone. Imaginée par la fondation Xprize, cette initiative vise à stimuler l’industrie et à inciter au développement de technologies de rupture, pour capter et stocker le CO21. Un an après, le groupe III du GIEC publie son dernier volet, étudiant les scénarios de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour limiter le changement climatique en exhibant des moyens d’action. Parmi ceux-ci est évoqué le CSC (Capture et Stockage du Carbone, CCS en anglais pour Carbon Capture and Storage). «Le CSC est une option pour réduire les émissions provenant de sources d'énergie et d'industries fossiles à grande échelle, à condition que le stockage géologique soit disponible.»2 lit-on. Le stockage de carbone, présenté comme une solution majeure dans la lutte contre le changement climatique, est en fait une technologie issue de l'industrie des hydrocarbures.
Celle-ci a émergé dans les années 70 aux Etats Unis, portée par les développements de la technologie de l’Enhanced Oil Recovery (EOR) qui vise à déloger les 40 à 60% d’hydrocarbures restants dans les réservoirs déjà utilisés en injectant du CO2 dans les puits. Les acteurs industriels historiques ayant développé cette technologie sont donc à l’origine des entreprises pétrolières comme la compagnie norvégienne Equinor. C’est à partir de la publication du rapport spécial du GIEC de 20183 sur le réchauffement climatique qu’émerge une deuxième vague de projets avec un objectif de réduction des quantités de CO2 dans l’atmosphère. En effet, du côté industriel, ce rapport a été un rebond pour le CSC et de nouveaux projets ont été alors développés comme celui de Northern Lights en Norvège par TotalÉnergies. Néanmoins, il est également montré dans le 6ème rapport du GIEC qu'à l'heure actuelle les taux de déploiement du CSC dans le monde sont bien inférieurs à ceux correspondants aux scénarios modélisés limitant le réchauffement de la planète à 1,5°C ou 2°C.”4 Aujourd’hui, au niveau français, c’est TotalÉnergies qui favorise le plus le développement du secteur avec le projet Northern Lights en Norvège.
Le CSC peut-il être considéré comme une solution déterminante pour limiter le changement climatique ?},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
keywords = {},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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Celle-ci a émergé dans les années 70 aux Etats Unis, portée par les développements de la technologie de l’Enhanced Oil Recovery (EOR) qui vise à déloger les 40 à 60% d’hydrocarbures restants dans les réservoirs déjà utilisés en injectant du CO2 dans les puits. Les acteurs industriels historiques ayant développé cette technologie sont donc à l’origine des entreprises pétrolières comme la compagnie norvégienne Equinor. C’est à partir de la publication du rapport spécial du GIEC de 20183 sur le réchauffement climatique qu’émerge une deuxième vague de projets avec un objectif de réduction des quantités de CO2 dans l’atmosphère. En effet, du côté industriel, ce rapport a été un rebond pour le CSC et de nouveaux projets ont été alors développés comme celui de Northern Lights en Norvège par TotalÉnergies. Néanmoins, il est également montré dans le 6ème rapport du GIEC qu'à l'heure actuelle les taux de déploiement du CSC dans le monde sont bien inférieurs à ceux correspondants aux scénarios modélisés limitant le réchauffement de la planète à 1,5°C ou 2°C.”4 Aujourd’hui, au niveau français, c’est TotalÉnergies qui favorise le plus le développement du secteur avec le projet Northern Lights en Norvège.
Le CSC peut-il être considéré comme une solution déterminante pour limiter le changement climatique ?
2021
Bachelor Theses
Ambert, Margaux; Iparraguirre, Camille; Nowak, Natacha; Villain, Chloé
Faut-il des quotas en faveur des femmes ? Bachelor Thesis
2021.
@bachelorthesis{Ambert2021,
title = {Faut-il des quotas en faveur des femmes ?},
author = {Margaux Ambert and Camille Iparraguirre and Natacha Nowak and Chloé Villain},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo13/promo13_G25/www.controverses-minesparistech-7.fr/_groupe25/index.html},
year = {2021},
date = {2021-08-01},
urldate = {2021-08-01},
abstract = {La cartographie des controverses fut crée par le sociologue français Bruno Latour, professeur et directeur scientifique à Sciences-Po Paris.
Depuis les années 2000, cette discipline enseignée à l’Ecole Normale Supérieure des Mines de Paris, à Sciences-Po Paris, mais aussi au MIT (Boston), à la Manchester University, ainsi qu’à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
De manière générale, dans l’étude d’une controverse, la cartographie permet de traduire l’observation d’un paysage complexe dans une représentation capable de rendre sa complexité facilement lisible par toute personne. En effet, une controverse est une situation, un paysage complexe dans lequel se trouvent une multitude d’acteurs en présence poursuivant des intérêts contradictoires et facent à une pluralité d’enjeux. La cartographie permet de se construire un avis sur un objet de notre société auquel nous sommes plus ou moins directement concernés.
Concernant notre controverse sur les quotas en faveur des femmes, vous trouverez dans la rubrique Acteurs quelques schéma de quantification ainsi qu’une frise chronologique. Ici, nous rajouterons seulement quelques liens vers Cortext pour que les personnes intéressées puissent visualiser d’autres données de nos recherches.
(Le site web suivant est un exercice réalisé par des élèves de première année de l’école des mines dans le cadre du cours de Description des controverses. Ces sites sont le résultat de travail d’étudiants et sont mis en ligne pour des raisons pédagogiques et didactiques.)},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {bachelorthesis}
}
Depuis les années 2000, cette discipline enseignée à l’Ecole Normale Supérieure des Mines de Paris, à Sciences-Po Paris, mais aussi au MIT (Boston), à la Manchester University, ainsi qu’à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
De manière générale, dans l’étude d’une controverse, la cartographie permet de traduire l’observation d’un paysage complexe dans une représentation capable de rendre sa complexité facilement lisible par toute personne. En effet, une controverse est une situation, un paysage complexe dans lequel se trouvent une multitude d’acteurs en présence poursuivant des intérêts contradictoires et facent à une pluralité d’enjeux. La cartographie permet de se construire un avis sur un objet de notre société auquel nous sommes plus ou moins directement concernés.
Concernant notre controverse sur les quotas en faveur des femmes, vous trouverez dans la rubrique Acteurs quelques schéma de quantification ainsi qu’une frise chronologique. Ici, nous rajouterons seulement quelques liens vers Cortext pour que les personnes intéressées puissent visualiser d’autres données de nos recherches.
(Le site web suivant est un exercice réalisé par des élèves de première année de l’école des mines dans le cadre du cours de Description des controverses. Ces sites sont le résultat de travail d’étudiants et sont mis en ligne pour des raisons pédagogiques et didactiques.)
2014
Bachelor Theses
Wu, Aurelie
Les politiques publiques sont-elles adaptées à l'obésité en France ? Bachelor Thesis
2014, (Description de controverses - Mines Paris PSL Research University).
@bachelorthesis{Wu2014,
title = { Les politiques publiques sont-elles adaptées à l'obésité en France ?},
author = {Aurelie Wu},
url = {https://controverses.minesparis.psl.eu/public/promo13/promo13_G15/www.controverses-minesparistech-3.fr/_groupe15/index181e.html?page_id=66},
year = {2014},
date = {2014-05-04},
abstract = {Des différences d’un point de vue génétique peuvent se traduire par des problèmes hormonaux, comme par exemple pour la leptine. Chez près de 5% des obèses, la leptine, hormone responsable de la sensation de satiété, est inefficace ou inexistante, comme le soulignent F.Rohner-Jeanrenaud, I.Cusin, et B.Jeanrenaud dans « L’obésité, un problème neurohormonal ». De même, le rôle des perturbateurs endocriniens est occulté par le PNNS, et le fait qu’ils rendent inégaux les individus devant cette maladie.
La présence de certains gènes peut également influencer directement la prédisposition d’un individu à devenir obèse. Des études publiées dans l’article, « L’obésité dans les gènes » de la revue « Pour la Science », n°421, par David Meyre et Philippe Froguel, ont montré que la présence du gène FTO augmenterait de 30% le risque de devenir obèse, et de 70% pour deux gènes présents.
Le facteur héréditaire doit aussi être pris en compte. On remarque en effet que chez les jumeaux, l’héritabilité (degré d’influence de la génétique sur l’apparition de caractéristiques physiques) de l’indice de masse corporelle et du tour de taille est d’environ 75 %, comme indiqué dans l’article du Figaro publié par Damien Mascret, « Comment notre environnement favorise l’obésité », le 29/03/2013.
Certaines populations et ethnies ont également une plus grande prédisposition à l’obésité.
Ainsi, selon Patrick Tounian, l’influence de facteurs extérieurs comme la nutrition seraient négligeables devant le facteur génétique. Les personnes concernées nécessiteraient un suivi personnalisé, et ne peuvent se satisfaire d’un programme aussi standardisé.
Le PNNS se focalise surtout sur un bilan énergie dépensée/ énergie absorbée, et ne traite pas ces différents facteurs. Les termes « génétique » et « hérédité » sont absents du PNNS 2011-2015.},
note = {Description de controverses - Mines Paris PSL Research University},
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tppubtype = {bachelorthesis}
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La présence de certains gènes peut également influencer directement la prédisposition d’un individu à devenir obèse. Des études publiées dans l’article, « L’obésité dans les gènes » de la revue « Pour la Science », n°421, par David Meyre et Philippe Froguel, ont montré que la présence du gène FTO augmenterait de 30% le risque de devenir obèse, et de 70% pour deux gènes présents.
Le facteur héréditaire doit aussi être pris en compte. On remarque en effet que chez les jumeaux, l’héritabilité (degré d’influence de la génétique sur l’apparition de caractéristiques physiques) de l’indice de masse corporelle et du tour de taille est d’environ 75 %, comme indiqué dans l’article du Figaro publié par Damien Mascret, « Comment notre environnement favorise l’obésité », le 29/03/2013.
Certaines populations et ethnies ont également une plus grande prédisposition à l’obésité.
Ainsi, selon Patrick Tounian, l’influence de facteurs extérieurs comme la nutrition seraient négligeables devant le facteur génétique. Les personnes concernées nécessiteraient un suivi personnalisé, et ne peuvent se satisfaire d’un programme aussi standardisé.
Le PNNS se focalise surtout sur un bilan énergie dépensée/ énergie absorbée, et ne traite pas ces différents facteurs. Les termes « génétique » et « hérédité » sont absents du PNNS 2011-2015.
LIST OF SCIENTIFIC WORKS THAT HAVE USED CORTEXT MANAGER
(Sources: Google Scholar, HAL, Scopus, WOS and search engines)
We are grateful that you have found CorTexT Manager useful. Over the years, you have been more than 1050 authors to trust CorTexT for your publicly accessible analyzes. This represents a little less than 10% of CorTexT Manager user’s community. So, thank you!
We seek to understand how the scientific production that used CorText Manager has evolved and to characterise it. You will find here our analysis of this scientific production.
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| What types of documents? |
| 254 journal articles |
| 46 Ph.D. thesis |
| 44 conference (not in proceedings) |
| 43 conference proceedings |
| 32 online articles |
| 31 reports |
| 29 bachelorthesis |
| 26 book chapters |
| 22 masters thesis |
| 14 book |
| 13 workshop |
| 5 miscellaneous |
| 4 proceedings |
| 3 presentation |
| 2 workingpaper |
| 1 manual |
| 1 unpublished |





